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Les
dossiers de L'Écho |
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Mais comment protéger sa musique contre d'éventuels détournements ?
Comme on la protège actuellement, en Europe en tout cas. Le droit d'auteur
est un droit incessible, et la paternalité sur une oeuvre également.
Normalement, les droits de copies et de redistribution sont réservés,
mais l'auteur peut en faire la cession pour un usage particulier - privé,
public, ou autre à définir. Si on parle de musique libre, il est difficile
de la détourner : le détournement de la musique est un principe de la
musique libre. Attention, détourner la volonté de l'auteur, en ne respectant
pas les termes de distribution de l'oeuvre originale, contester ou contrefaire
sa paternité est un type de conflit qui se règle devant le tribunal,
musique libre ou pas. En outre, toute reprise d'une musique libre doit
être libre également, par simple reconnaissance envers l'oeuvre originale.
Ce devoir est plus une question d'honneteté intellectuelle que de droit,
car, dans les faits, si je veux m'inspirer grandement de musiques récentes,
je le peux. Il faut juste que je ne fasse pas quelque chose d'exactement
ressemblant.
Comment
être sûr qu'un autre artiste ne reprendra pas le morceau ou un rythme
à son compte pour en faire ses choux gras ?
Aucun
moyen d'en être sûr, mais, au fond : c'est le but, et si ca se fait,
tant mieux. S'il y a violation de la paternité, c'est un autre problème.
Le MP3 favorise-t-il l'émergence d'une telle
musique ?
Oui.
Ce sont les mêmes raisons pour lesquelles la musique commence à foisonner
sur Internet : - le taux de compression devient intéressant, pour une
qualité plus qu'acceptable, - la taille d'une musique standard de 3
minutes atteint en moyenne les 2 Mo, ce qui devient acceptable pour
un fichier à télécharger, - le format de ce fichier n'est pas propriétaire,
- les compresseurs et les lecteurs sont disponibles librement ET gratuitement,
- l'arrivée de ce format converge avec une, et profite à une, forte
médiatisation d'Internet. Les prochains formats seront probablement
plus intéressants encore.
L'internet,
grâce à ce format, permet-il de découvrir plus de nouveaux artistes
que les circuits traditionnels ?
Certainement, et pour les mêmes raisons. En outre, Internet permet réellement
à un artiste d'être indépendant dans la diffusion de son travail. Personne
pour dire "coco, c'est pas vendable, ton truc", alors qu'un public existe
certainement. De plus, l'investissement pécunier n'est pas excessivement
élevé - voire gratuit - pour se faire une place sur Internet. En bref,
l'autoproduction, pour la musique en tout cas, devient une réalité.
Aux artistes d'arriver alors à capter ce public; les moyens les plus
sûrs, après le référencement, restent le bouche-à-oreille, l'abonnement
à un anneau ou la participation à un site fédérateur 
Propos recueillis par PeM
Merci à Romain d'Alverny
APERIO - Musique libre
http://aperio.free.fr/
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