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Réaction sur le français
Philippe de LONGEVIALLE

Les seules batailles perdues d'avance sont celles que l'on ne livre pas a t'on coutume de dire. Si on ne livre pas la bataille de la francophonie, on la perdra à coup sûr. Mais nous sommes suffisamment nombreux à vouloir la mener, pour la remporter fut-ce au prix de quelques efforts ou sacrifices. Le combat du Québec est aussi le notre. Le dernier concours de l'Eurovision a montré combien l'anglais continuait de gagner en Europe. Les roumains, les portugais ou les suisses chantaient autrefois, parfois, en Français. Aujourd'hui, tous sont passés à l'anglais. Et les deux seules nations francophones (France et Belgique) d'Europe ont terminé à la 23ème et 24ème place sur 24 du concours, faute de se donner les moyens de chansons françaises de qualité, comme nous savons pourtant si bien le faire. Que le vainqueur, le Danemark, ait chanté en anglais, nous montre l'ampleur de la tâche à accomplir.

Mais le français en a vu d'autres. Il doit avoir confiance en sa richesse et en son pouvoir d'attraction, pour peu que nous n'ayons nous-même pas honte d'y être vicéralement attaché.

Le français...
René Laporte

Chers amis,

Je voudrais m'entretenir avec vous, aujourd'hui, d'un sujet qui me tient à coeur et qui me fait réfléchir à ce que nous sommes et ce à quoi nous aspirons ressembler. Tout individu, tout peuple possède une culture, un héritage transmis par ses prédécesseurs. Le lien qui permet une telle communication, c'est la langue, écrite ou parlée. C'est grâce à elle que nous développons notre propre identité.

Sans vouloir prétendre que nous devrions nous exprimer dans un langage dénué
d'expressions régionales, sans aucune faute ou erreur de syntaxe, je ne comprends pas bien ceux qui, à grands cris, défendent la langue lors de débats politiques et qui, en d'autres lieux, se satisfont d'une langue française délavée, sans saveur et sans couleur. Que ce soit dans les " shows ", à la télévision (combien de fois ai-je entendu l'annonceur dire "C't'après midi", même à la télévision d'État), et même dans les livres d'école primaire que la commission scolaire dit choisir avec grand soin, on retrouve des textes fades qui ne pousseront aucun élève à aimer notre langue. Pourtant, le Québec regorge d'auteurs talentueux, sans compter tous les écrivains francophones du globe. Nous devons inculquer à nos enfants le goût de lire et pour y arriver, quoi de mieux que de lire soi-même. Lire, c'est la liberté.

Si nos écoles préfèrent apprendre à lire et à écrire à nos enfants en ayant recours à des
textes insipides et dépourvus d'intelligence, c'est à nous, les adultes, de montrer la voie. La langue française, ô combien nuancée et douce à l'oreille, est aussi merveilleuse que difficile à maîtriser en raison des nombreuses subtilités qui y foisonnent. La langue de l'amour et l'amour de la langue, quel duo délicieux! Nous pouvons facilement nous tromper en l'écrivant ou en la parlant, mais je crois que le vrai combat que nous devrions livrer, c'est avant tout d'utiliser le français au mieux de nos connaissances, et ce, sans compromis. Laissons la loi 101 aux politiciens et travaillons sur nous-mêmes pour léguer à nos proches, une langue française respectueuse de notre tradition.

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