Heu quoi de neuf docteur ?
Doctor House, Mes séries préférées 23/24

Il y a des fois des médecins dont on adore se voir compter les histoires mais dont pour tout l'or du monde on éviterait d'en être le patient. House en fait partie. Aussi génial qu'insupportable il est l'antihéros par excellence.
Série américaine créée par David Shore, Dr House (House, M.D. puis House), elle fut diffusée dès le 16 novembre 2004 sur le réseau FOX. La diffusion française, elle va démarrer sur TF6 à partir du 1er mars 2006 et depuis février 2007 sur TF1. En Belgique, depuis le 6 août 2006 RTL-TVI s'est chargé de la diffusion. Elle est au Québec sur TVA depuis le 4 avril 2007 et en Suisse depuis le 16 août 2007 sur la TSR (depuis les deux derniers épisodes de la saison 2).
Cette série met en scène le docteur Gregory House (Hugh Laurie), diagnosticien émérite, passionné par les maladies rares. Arrogant, cynique et associal il souffre aussi d'une claudication et d'un utilisation éfrénée de vicodine.
Dès le départ le personnage de House est clairement inspiré de Sherlock Holmes. Les scénaristes ne s'en cachent pas, ils le revendiquent même. Les noms (House et Wilson), l'addiction (Holmes à la cocaïne, House à la vicodine), les jeunes gens qui aident house ressemblant étrangement à l'équipe de House, la facilité à déduire la vie des gens d'un détail, le lieu où habite House, tout y est. Les scénaristes semblent d'ailleurs prendre plaisir à faire baigner leur série dans une culture moderne, faite de telles références et d'autres beaucoup plus récentes.
House n'est pas un médecin comme les autres nous l'avons dit. Car, ce qui le fascine n'est pas la petite grippe que peut avoir tout un chacun mais les cas inexpliqués, les bizarreries,... Là, il peut exploiter à fond toute son ingéniosité et son talent.
Et ne comptez pas sur lui pour s'attacher seulement à ce que le patient voudra bien lui dire car c'est clair « Tout le monde ment. » Pour protéger ses proches, pour cacher une infidélité, pour éviter un scandale mais tout le monde ment.
Bizarremment la mécanique de chaque épisode dans les trois premières saisons est toujours la même. Un formula show. Mais ça marche. House toujours proche ou dans la vérité utilise des techniques peu ordinaires et même peu recommandables pour découvrir ce qu'a son patient. Le rapport qu'il entretient avec ses collaborateurs ou chefs est alors l'occasion de réflexions sur l'éthique, la volonté de soigner à tout prix, la morale,... Et puis finalement sur une déduction finale à partir de quelque chose de banal permet à House de comprendre l'ensemble du problème.
Le jeu d'acteur est aussi essentiel. Hugh Laurie incarne un House alliant à l'ironie et au cynisme à l'anglaise, la rudesse d'un homme qui n'a rien à perdre et ne cherche rien à gagner.
Les personnages autour de House même clairement secondaires sont forts à propos et bien incarnés. Son équipe tout d'abord. Eric Foreman (Omar Epps), Allison Cameron (Jennifer Morrison) et Robert Chase (Jesse Spencer) sont à la fois des auxiliaires lambda reflétant la réflexion que l'on peut avoir sur les cas et des personnes à part entière, capables d'empathie ou d'antiphatie. Lisa Cuddy (Lisa Edelstein) est l'une des rares à tenir tête à House. Mais comme tout les autres elle finit par céder devant les solutions proposées par House. Enfin James Wilson (Robert Sean Leonard) son ami reste fidèle malgré les difficultés et les coups bas qu'il peut lui faire.
Vous me direz ce programme peut devenir lassant à la longue, surtout quand on sait que House c'est déjà cinq saisons dont la dernière en préparation. Sauf que les scénaristes ont sû faire évoluer les situations, les personnages afin de changer un peu la donne. L'ex femme de House Stacy Warner (Sela Ward) ou encore Michael Tritter (David Morse) en flic retors et carnassier qui ne lâchera pas House durant toute la saison 3. Les personnages secondaires bouleversent peu à peu les certitudes de House et son univers qui va même jusqu'à risquer de perdre son équipe à la fin de la saison 3.
Sans vouloir l'avouer bien sûr House s'humanise aussi peu à peu et semble montrer certaines faiblesses.
Mais antihéros ou pas, House reste le héros et comme Conan Doyle c'est fait incendié le jour où il a tué Holmes, les scénaristes ne bouleversent pas les principes. Espérons juste qu'ils ne tueront pas la poule aux oeufs d'or et arrêtent l'histoire quand ce sera fini, même sur un coup de théâtre shakespearien.
Cet article fait partie de mes deux derniers dans la collection mes séries préférées. Avec Heroes qui est publié aussi ce mois-ci il cloture une longue histoire que je vous ait compté. Mais mon travail lui ne se termine pas encore. En effet dès le mois prochain commencera une série sur les séries françaises avec en premier lieu Caméra Café.
Merci à vous tous.
Hio-Tin-Vho
La plume plus forte que l'épée
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