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n°371 - 15 aout 2008
Rubrique Edition Télévision animée par Mireille

Cold Case, charme et ambiance

Mes séries préférées, 22/24


Il y a des séries comme cela ou quoi qu'on fasse, quoi qu'on dise on arrive pas à décrire totalement pourquoi c'est si bien, pourquoi elle fait montre d'une qualité indéniable. Cold Case en fait partie. Et je n'exagére pas de dire qu'il s'agit d'un des chefs d'oeuvres de la télévision.

Un chef d'oeuvre ?

 

Ceux qui ont pu lire mes chroniques régulièrement s'étonneront qu'un tel qualificatif alors que généralement, je fais montre d'un certain pragmatisme. Les critique diront que je ne me mouilles pas.

 

Et oui mais la qualité est là que voulez vous on se laisse débordé avec plaisir.

 

Alors oui Cold Case comme le Prisonnier en son temps et dans son style prouve que oui à la télévision on peut trouver de bon programmes quand on se donne le temps de chercher.

 

Créée par Meredith Stiehm Cold Case : affaires classées de son nom français ou Victime du passé de son titre québécois est diffusée sur CBS depuis le 28 Septembre 2003. En France elle commence à être diffusée sur Canal+ le 5 septembre 2004 et sur France 2 le 4 septembre 2005. En Suisse, la série est diffusée depuis 28 août 2005 sur TSR1, au Québec, elle est diffusée sur Séries+ et en Belgique, elle est diffusée sur RTL-TVI.

 

Chargée de rouvrir d’anciens dossiers classés sans suite, Lilly Rush, seule femme inspectrice de la Police criminelle de Philadelphie, enquête sur des meurtres jamais élucidés, commis il y a plusieurs années, voire plusieurs dizaines d’années.

 

Cold Case c'est d'abord l'ambiance. Servie par une musique toujours issue des standards de l'année (ou de l'époque pour les plus anciennes affaires), traversée des flash back nous montre le visage de l'Amérique dans ce quelle a de plus complexe et véridique à la fois.

 

D'autant plus que les scénaristes et le producteur (Jerry Bruckheimer excusez du peu) ne font pas l'erreur de nous envoyer sur les plages de Miami, les quartiers de Los Angeles ou de New York mais à Philadelphie. Philadelphie l'industrieuse, durement touchée par la fin de son âge d'or, plongée fréquemment dans le mauvais temps.

 

L'héroïne principale est à l'image de cette ville, Lilly Rush (Kathryn Morris) paraît au départ rude, presque agressive voir même pour certains, dans les tout premiers épisodes, antipathique. Elle s'avère en fait très empathique avec les gens, quasiment une Erin Brocovich de ces vieux dossiers que tout le monde a oublié. Elle est le genre de flic qui travaille pour les victimes quelles qu'elles soient. Un comportement que l'on peut critiquer, mais qui fait tout le sel de cette série.

 

D'abord moquée par ses collègues, Nick Vera (Jeremy Ratchford), Will Jeffries (Thom Barry) et un peu laisser à l'abandon par son chef John Stillman (John Finn), ils la rejoindront finalement dans cette découverte de personnages et de leurs travers et par eux de la jeune histoire de ce pays.

 

D'ailleurs surtout oubliez le titre français ou québécois. Le mot Cold Case en lui même se suffit. Ces dossiers sont mit au frais. Car pour les crimes aux États-Unis il n'y a pas de prescription même si les fantômes du passé sont parfois douloureux.

 

Au surplus les saisons ont aidé cette série à se bonifier. Comme Docteur House, elle a gagné une couleur et une photo bien meilleure, elle a pris un rythme fait d'accélérations et de ralentissements. Et surtout le personnage de Scott Valens (Danny Pino) qui d'abord narquois à l'égard de Lilly Rush s'avèra son plus fidèle allié.

 

Ces personnages secondaires bénéficieront d'ailleurs chacun de storylines personnelles bien vues. Juste de quelques épisodes pour mieux les connaître mais pas trop pour dévier de l'intérêt principal, l'enquête.

 

D'ailleurs l'unique reproche que l'on pourrait faire est le léger étalage des problèmes sentimentaux de la belle Lilly Rush.

 

Mais cette série arrive en plus à obtenir le miracle d'intégrer correctement un nouveau personnage. Après l'entrée et la sortie aussi rapide de Josie Sutton (Sarah Brown), qui cela dit en passant n'avait pas sa place, trop attendue comme futur petite amie de Scott Valens. Tracie Thoms joue une Kat Miller bien plus intéressante. Jeune mère de famille. Elle offre une palette de réactions bien différentes et n'entre, merci bien, pas toujours en conflit avec Lilly Rush.

 

Le miracle semble accompli mais nous ne saurions trop conseiller aux scénaristes d'éviter la saison de trop où le charme s'estomperait bien vite.

 

Nous nous allons chercher à éviter cela. C'est pourquoi le mois prochain ce n'est pas une mais deux chroniques que vous aurez. L'une sur une série qui ne cesse d'être bonne Docteur House et une sur une série dont on ne fait plus si c'est une excellente série, Heroes.

 

Merci à vous et au mois prochain.



Hio-Tin-Vho
La plume plus forte que l'épée



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