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n°368 - 15 mai 2008
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« A l'ombre du volcan » Francine Therrien


Francine Therrien, est née à Montréal au Québec, et vient de publier un roman, « A l'ombre du volcan », dont voici un court résumé : Un accident de train en Italie provoque la rencontre d'un homme et d'une femme de caractères, de milieux et d'origines complètement différents. Le seul point qu'ils ont en commun, celui d'avoir perdu récemment un être cher dans des circonstances tragiques, les éloigne en fait plus qu'il ne les unit. Ils se plaisent, mais tout les sépare.

Frédérique Aufrère : Bonjour Francine, merci d'avoir accepté cette entrevue pour Mille Poètes à l'occasion de la sortie de votre livre « A l'ombre du volcan ». Pourquoi ce titre est-ce avec une idée précise ?

Francine Therrien : Bonjour Frédérique. J'ai choisi ce titre parce qu'il colle parfaitement à l'histoire. Il est à la fois bien réel puisque dans la première moitié du livre l'intrigue se déroule en Italie à deux pas du Vésuve, et à la fois métaphorique parce que chacun de mes personnages principaux porte en lui ses propres douleurs, son propre volcan intérieur.

F. Aufrère : Dans le livre Océane cache un secret à Alex, sa grossesse, est-ce une problématique de dire que l'on attend un enfant venu sans être désirer ?

F. Therrien : Je ne crois pas. C'est arrivé à plusieurs femmes d'avoir une grossesse non désirée, non planifiée, et même à des couples très unis mais pour qui le moment était tout simplement mal choisi. Après c'est à chacun de se poser les bonnes questions, de prendre les bonnes décisions. Personnellement, je crois que la venue d'un enfant est une bénédiction mais je ne jugerai jamais la personne qui choisira de ne pas poursuivre sa grossesse.

F. Aufrère : Océane voyage beaucoup est-ce pour fuir des évènements douloureux ?

F. Therrien : Effectivement. Après la mort de son frère, elle était furieuse contre ses parents qu'elle rend responsables. Elle a donc décidé de changer d'air. Puis, petit à petit elle s'est laissée prendre au jeu et a décidé de poursuivre l'aventure.

F. Aufrère : D'où vient votre inspiration ? On se rend compte que vous avez beaucoup de plaisir avec vos proches, est–ce grâce à eux ?

F. Therrien : J'attache une grande importance aux liens familiaux. D'ailleurs, à la fin de mon livre je remercie ma famille d'être là pour moi. Ma fille est mon plus précieux trésor et notre relation est formidable. Vous comprendrez que les difficultés que vit Océane, mon personnage principal, avec ses parents ne sont nullement inspirées de ma vie personnelle. Mais je vis sur la même planète que vous et je sais que ça n'est malheureusement pas toujours le cas.

F. Aufrère : Lorsque vous étiez jeune, votre rêve était-il de devenir écrivain?

F. Therrien : Oui. J'écris depuis longtemps, quoique mes premières tentatives n'aient jamais dépassées 3 ou 4 chapitres. Adolescente, je me lassais vite de l'histoire que j'avais imaginée et m'empressais d'en commencer une autre à mes yeux plus excitante. Puis, j'ai laissé tomber ce rêve durant quelques années pour le reprendre après la naissance de ma fille à qui j'écrivais des historiettes pour accompagner ses dessins. J'ai aussi toujours tenu un Journal de bord, en voyage, dans lequel je relatais mes découvertes et mes états d'âme. Mais, je n'ai vraiment terminé une histoire que des années plus tard sur l'insistance de ma fille, devenue à son tour adolescente, à qui j'avais révélé mon secret. Je lui ai écrit un roman jeunesse (13-16 ans) dont j'ai d'ailleurs fait d'elle l'héroïne.

F. Aufrère : Préférez-vous écrire pour les jeunes, les ados les adultes?

Therrien F : Tiens, sans le savoir, j'ai devancé votre question. Comme je vous le disais j'ai écrit pour un peu tous les âges. Des historiettes à ma fille, un roman jeunesse lorsqu'elle est devenue adolescente et celui-ci qui s'adresse aux adultes. Chaque groupe demande qu'on se place au même niveau, qu'on ait le même regard sur le monde. Ma préférence va pour l'écriture aux adultes.

F. Aufrère : Est-ce qu'écrire pour vous est une sorte d'exutoire ? Quelles sont les démarches ayant influencées votre choix sur ce sujet ?

Therrien F : Un exutoire certainement. Lorsque j'ai commencé ce roman, par exemple, je débutais un nouvel emploi, avec tout ce que ça comporte de stress et d'adaptation, mais lorsque je me mettais à l'écriture j'oubliais tout. Pour répondre à la seconde partie de la question, je vous avouerai que j'ai commencé cette histoire avec l'idée première de faire un recueil de nouvelles. Mais je me suis vite rendue compte que c'est beaucoup plus difficile qu'il n'y parait. Il faut entrer rapidement dans le vif du sujet, être concis, éviter les longueurs et, surtout, terminer par un punch inattendu. Voyant mon histoire s'allonger à la même vitesse que grandissait mon intérêt pour mes personnages, j'ai décidé d'en faire un roman.

F. Aufrère : Vos personnages sont-ils absolument toujours imaginaires ?

Therrien F : Imaginaires toujours. Mais pour ce qui a trait à leurs caractères, leurs comportements, je m'inspire des gens qui m'entourent. Pour le deuil, par exemple, comme j'ai eu la douleur de perdre ma mère alors que j'avais 18 ans, et ma sœur seulement 16, je sais, par expérience, qu'il y a plusieurs façons de vivre un deuil. Notre monde éclate. Certains ont besoin d'en parler, d'autres préfèrent ne pas le faire. Je crois qu'il n'y a pas qu'une seule bonne façon de vivre un deuil, chacun y allant à son propre rythme, sauf si une personne s'enferme à un point tel dans sa souffrance qu'elle n'en voit plus la fin.

F. Aufrère : Est-ce qu'éditer un livre à toujours fait partie de vos projets ?

Therrien F : Absolument. Le plaisir est d'abord dans l'écriture. Voir notre histoire se développer sous nos yeux, évoluer, changer de direction, parfois à notre grand étonnement, est un sentiment extraordinarire. Mais savoir que notre histoire sera lue par des personnes, de parfaits inconnus, qui s'attacheront à nos personnages est un sentiment unique. C'est comme si tout à coup nos personnages se mettaient à vivre. C'est la récompense ultime.

F. Aufrère : Diriez-vous qu'écrire un livre ce n'est pas sorcier ?

Therrien F : Au contraire. Écrire est un grand plaisir autant qu'une souffrance. Ça ne coule pas toujours de source. Mettre des idées en mots n'est pas chose facile. Il faut bien doser, bien structurer, et surtout que l'histoire se tienne. Et on a tous vécu le syndrome de la page blanche.

F. Aufrère : La lecture faisait-elle partie de vos passe-temps ? Quels sont vos genres de lectures ?

Therrien F : D'aussi loin que je remonte, j'ai toujours lu. J'aime que mes lectures me transportent dans des endroits inconnus, me fassent rêver, voyager, découvrir des lieux et des gens. J'aime un peu tous les genres: Biographies, saga historiques, romans d'amour, d'aventures, suspense policiers. La poésie demeure pour moi un grand mystère. Jamais je ne serais capable d'écrire de si belles choses. Et j'admire ceux qui en ont le talent.

F. Aufrère : Selon vous en tant qu'auteur qu'est-ce qui doit primer : divertir ou informer ?

Therrien F : Les deux, si l'histoire s'y prête. Mais je privilégie le divertissement. J'aime qu'un livre me fasse rêver d'horizons lointains, me fasse vivre des aventures que je ne pourrais probablement pas vivre dans la vie réelle. Lorsqu'on lit, on n'est jamais seul.

Aufrère..F : Avez-vous fait des rencontres littéraires importantes ?

Therrien F : Plusieurs. Pour n'en citer que quelques-unes: Victor Hugo, Émile Zola, Martin Gray, Gabrielle Roy, Michel Tremblay, Antonine Maillet, Félix Leclerc, Diana Gabaldon, Jean Auel.

F. Aufrère : C'est votre premier livre, vous êtes certainement beaucoup plus réceptive aux critiques que les auteurs ayant déjà une notoriété, la redoutez-vous ?

Therrien F : Bien sûr. On voudrait que tout le monde aime ce que l'on fait, que tout le monde nous trouve intéressant. Mais la réalité est toute autre. Il faut vivre avec.

Aufrère..F : Je vous remercie et pour conclure cette entrevue, avez-vous déjà d'autres projets en tête ? Cette expérience vous a-t-elle donné le goût pour d'autres livres ?

Therrien F : Absolument. Mais je vais d'abord profiter pleinement de la publication de celui-ci. Merci de m'avoir permis de me présenter, Frédérique, vos questions étaient très intéressantes.

______________________

Francine Therrien : « A l'ombre du volcan »
Editions Mille Poètes

Site Internet:
http://www.mille-poetes.com

Email: info@mille-poetes.com



L'auteur
Mille Poètes LLC
Mille Poètes LLC

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1 commentaire :
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Critique du roman - Par fleurdelys21 le 01 juin à 05:29

J'ai pris beaucoup de plaisir à lire « A l'ombre du volcan » qui a été écrit par une amie. L'histoire est belle et émouvante. C'est bien documenté et très bien raconté. La langue est fluide et imagée. Les scènes de sensualité sont aussi très réussies. Pas une fois je ne me suis ennuyée. C'est un ouvrage dans lequel on plonge doucement et dont on ressort enchantée.

FleurDeLys21
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