Hocus Pocus, des artistes musicaux tout simplement
L'interview de 20Syl
Lors du concert de Rennes du Mercredi 21 Novembre. Votre serviteur a pu rencontrer 20Syl producteur et MC du groupe de Hip-Hop nantais Hocus Pocus. Je suivais depuis un moment ce groupe et je pensais qu'il était intéressant et agréable d'en faire découvrir l'univers.
Allez vous y plonger ?
Tout à débuté il y a une dizaine d'années dans la région Nantaise. À l'époque je skatais. Il existait alors des connexions entre ce milieu et Le bastion, un collectif de Hip-hop de la région ouest. Il avait été fondé au début des années 90. À l'époque ces gens là étaient un peu nos modèles. Car dans le skate nous commencions à écouter du Hip-hop : Les Sages Poètes de la rue, IAM, NTM. Nous avions aussi découvert du Rap américain comme le Wu Tang Clan, Mopp Deep. Alors que justement Le bastion était en pleine effervescence, avec des groupes comme Dimension Ouest Cartel, Soul Choc. C'est aussi à cette époque que fut créé le festival Energ’ Hip-Hop. Et nous nous voulions être les nouveaux Soul Choc. Le but n'était pas de percer nationalement mais de faire partie de ce collectif de vivre l'aventure à leur côté.
Alors que de leur côté ils nous regardaient comme les petits mecs qui ne venaient pas forcément des quartiers, qui n'étaient pas trop crédibles et qui faisaient ça plus comme un hobby qu'autre chose. C'est plus tard quand ils ont vraiment vu que c'était notre passion, que l'on travaillait dur sur des samples, des productions que des gens comme Prince d'Arabie de Soul Choc sont venu vers nous.
C'est donc l'influence de personnes que l'on pouvait côtoyer dans la région qui nous a donné envie de faire partie de ce mouvement.
Petit tour d'horizon du groupe ?
La particularité d'Hocus Pocus c'est que nous sommes un groupe Hip-hop live avec des instruments sur scène. Cela donne un mélange de Rap, de Soul, de Funk, de Jazz. C'est ce qui fait notre identité.
Le groupe est composé de un DJ (Greem) et d'un MC (20Syl). C'est par la suite que les musiciens nous ont rejoint.
Nous avons sorti beaucoup de maxis, et deux albums nationaux, 73 touches en 2005 et aujourd'hui Place 54 qui est sorti en octobre.
Nous sommes donc de nouveau en pleine tournée pour la présentation de ce nouvel album.
Dans le morceau Voyage Immobile vous décrivez une grande partie de vos influences en général.
Aujourd'hui avec l'évolution du groupe par l'arrivée de musiciens nous nous sommes encore plus ouvert à la Soul, au Jazz, à la Funk. Dans ce morceau je parle justement de Billie Holiday, de Miles Davis, de Louis Amstrong. Car en fait se sont les premières choses que nous avons été sampler dès le début. La couleur du son me plaisait, la sonorité, la chaleur. Mes parents avaient des disques de classique et quelques disques de Jazz comme Billie Holiday ou Louis Amstrong. Je préférais aller chercher dans cette discothèque là car le classique semblait trop Rap français à mon goût je ne retrouvais pas la pâte du Rap américain dans le grain. L'arrivée des vrais musiciens a donc été le bonheur car on a pu créer nos propres samples.
Ainsi dans nos influences ça va aller dans le Rap américain chez des producteurs comme Pete Rock, Jay-D, Primo et des groupes A Tribe Called Quest, De la Soul, Jungle Brothers. Et puis plus tard Slum Village ou des groupes plus underground, People under the Stairs, Jurrassic 5. Tout ces groupes qui y sont cette couleur de son, ce son chaud, les beats un peu crado.
Plus loin encore les samples originaux les Herbie Hancock et Miles Davis.
Jay-D semble avoir une grande importance dans votre travail. Il est ainsi cité dans deux chansons
Je l'ai découvert super tard. Au départ j'étais à fond DJ Premier et Pete Rock. Je cherchais tout les maxis, tout les titres qui pouvaient sortir. DJ Premier était vraiment mon idole en tant que producteur. C'est en fait au travers de l'album de Slum Village et Like Water For Chocolate de Common, que je me suis dit que ces sons là était véritablement révolutionnaire. Il a vraiment amené un son et au niveau rythmique il avait un groove, le drunken beat, qui tire vers l'arrière. Et puis ce fut une tragédie dans le milieu du Hip-hop sa disparition car il allait amené des tas de choses. Car à chaque fois qu'il sortait un CD, tout les groupes le suivaient et faisaient ensuite la même chose. Un précurseur. Dans la scène Jazzy dont nous faisons partie c'est une référence qui est très souvent citée dans les morceaux.
20Syl, te considères tu désormais comme une référence dans la production Hip-hop française ?
Je ne pense pas amener véritablement quelque chose de neuf en matière de production. Par contre dans l'univers musical en général, par le mélange avec d'un côté les musiciens, d'une production Hip-hop avec des beat fats et de l'autre côté avec des textes qui vont relever plus d'un délire de chanson française que de Rap français pur et dur.
Et puis il y a le Live qui apporte énormément et qui forge notre identité.
Quel est votre rapport face aux autres courants du Hip-hop tel le Gangstarap, l'egotrip ?
Notre objectif n'est pas de mettre les bons d'un côté les mauvais de l'autre. On ne juge pas ces styles. Moi j'écoute tout ce qui passe en ce moment. Cela va de La Rumeur à TTC, en passant par La Caution, La Fouine, Booba. J'essaie de me tenir au courant. Même si je n'aime pas forcément tout. Il y a quelques années le moindre Lunatic par exemple qui sortait j'étais comme un gosse. Désormais quelqu'un comme Booba j'écoutes plus parce que je sais qu'il a une histoire, que quelque part il joue un personnage et qu'il le fait plutôt bien et qu'enfin il a des phrases qui percutent.
La Rumeur je respecte leur délire très politique, très engagé car eux le font très bien. Moi je ne serais pas capable de traiter les thèmes avec autant de profondeur que eux peuvent le faire. Le seul reproche que je pourrais leur faire c'est que s'ils voulaient mettre en valeur ces morceaux politiques qu'ils aillent traiter autre chose et qu'alors par le contraste leurs morceaux prennent plus de valeur.
Avec des gens comme la Caution nous avons partagé plusieurs scènes ensemble et j'ai une estime pour leur travail car ils ont un autre univers qu'ils développent à fond.
Je trouve positif pour le Hip-hop qu'il y ait toutes ses branches, que tout cela se diversifie.
Nous, nous sommes dans un univers plus musical. Mais d'autres vont chercher d'autres influences d'autres possibilités et cela ne peut être que constructif pour le Hip-hop en général.
Actuellement tu écoutes quoi en Rap français ?
La dernière chose en Rap français qui ma littéralement mis une baffe c'est Yann Kez. C'est un producteur de la Roche-Sur-Yon sur le label de Mohar. Il amène vraiment un son que je n'avais pas entendu avant. Il a sorti qu'un petit 45 tours pour l'instant mais il devrait avoir d'autres productions qui devraient venir.
D'autres choses qui m'ont impressionné c'est Séisme et Tech5. C'est un MC parisien qui prépare aussi un album et qui est sur l'album de Mohar le producteur. Il y a aussi Enz un ami à nous qui est un très bon rappeur que j'écoute régulièrement. Khondo qui reste un classique pour nous. MC de La Cliqua qui fait désormais son chemin en solo.
J'écoute aussi du IAM, période École du Micro d'argent, l'album d'Akhenaton Métèque et Mat.
Quel autre type de projet as-tu en route en dehors de l'album d'Hocus Pocus ?
J'ai composé pour un rappeur parisien Arken, avec qui j'avais déjà fait des productions. Un rappeur italien Game One, qui serait le nouveau Come On italien, m'a demandé de faire une production sur son album. Et sinon un producteur japonais Shingo Suzuki a fait appel à moi en tant que rappeur avec un MC Japonais et Greem pour les scratches. On espère d'ailleurs l'éditer de notre côté en France sur un Maxi. En tout cas on va essayer de le mettre sur la version japonaise de Place 54.
Avec le groupe de DJ que je forme avec Greem, Atom, et Pfel C2C (Coup 2 Cross) on prépare un album. En fait ce serait plus un concept. On ne peut pas encore clairement le définir mais on aimerait que cela tourne autour de l'audiovisuel avec un côté animation autour de cela. On cherche encore et toujours une certaine originalité de ce côté là.
Tu viens de parler du Japon. Vous avez une relation très particulière avec ce pays. Vous pouvez nous en dire plus ?
À la base ce n'était pas calculé. Nous avions quelques relations là-bas, de personnes qui nous supportaient. Notamment un producteur japonais Nujabes, qui a un magasin à Tokyo. Il est là-bas une bible du son avec des tas de disques Soul, Funk ou Hip-hop. Il avait aimé notre premier maxi et du coup il en avait acheté pour les vendre dans son magasin. Et à chaque il ne cessait de nous en commander. Il a fait ensuite la même chose avec notre album 73 Touches. Ce qui a fait que nous nous sommes mis en relation avec un label local P.Vine. C'est un label qui fait toutes les éditions locales des productions américaines, Soul, Funk,... Ils ont sorti notre album au Japon avec leur propre édition. Limite leur travail était plus propre que la nôtre. On a y vendu à peu près 5000 disques.
Nous sommes aller faire des concerts sur l'île. Principalement lors d'un festival, le Asagiri Jam Festival, en face du mont Fuji, le matin à onze du matin. Et pourtant malgré l'heure c'était plein de monde.
Le nouvel album sera réédité là-bas.
Je pense que si l'on fonctionne là-bas c'est aussi par le côté musical. Car un concert d'Hocus Pocus même si tu ne comprends pas les paroles cela peut fonctionner car il y a une énergie qui se transmet. D'autant que la scène Hip-hop Jazzy marche très bien là-bas.
Vous apportez quelque chose de nouveau sur la scène Hip-hop qui est très largement reconnu, pourquoi ce choix particulier ?
Nous, ce que nous faisons c'est ce qu'il nous manquait en tant qu'amateurs de Rap.
Moi personnellement j'achetais beaucoup de maxis de Rap français et à un moment donné je n'ai plus trouvé ce qui me plaisait. Je voulais vraiment faire passer du Rap français. C'est pour cela que l'on a fait notre route et au fil du temps nous avons rencontré des personnes qui se trouvaient être dans la même démarche.
Je pense que nous sommes une minorité mais cette scène existe. Nous avons la chance d'être sur le devant alors autant aider à faire suivre tout ce mouvement.
Dans le Hip-hop la street crédibilité est extrêmement recherchée. Vous ne venez pas forcément des quartiers alors est-ce que ce fut une gène dans votre travail ?
Cela ne nous a jamais gêné. Car le public qui nous écoute ce n'est pas le genre de préoccupation qu'il peut avoir. À nos concerts tu peux voir autant des gens qui viennent des quartiers, que des étudiants, des riches, des pauvres,... Il y a un public très mixte. Ce sont véritablement des gens qui ne se prennent pas la tête sur les étiquettes. Ils ne disent pas si tu ne viens pas des quartiers tu ne fait pas de Rap. Ce que l'on fait c'est de la musique. Si on tombe amoureux d'un style musical on a le droit de le développer, d'y apporter sa sauce, même si on n’est pas originaire de là où le style est né.
De plus en plus le grand public vous découvre par l'ouverture de nouvelles portes au niveau des médias. Qu'est-ce que cela vous apporte ?
Par le biais du côté musical et positif du groupe cela nous a en effet ouvert de nouvelles portes. Mais il faut le reconnaître la signature en licence avec Universal a apporté sur ce plan là car en indépendant on galérait. Même si en elle même la musique n'a pas changé, les contacts qu'ils ont apportés nous ont permis de se faire ainsi mieux connaître.
Résultat en ce moment nous faisons un peu le grand écart. Le même soir nous participions à Planète Rap et puis deux heures plus tard on enregistrait des Mots de Minuit sur France 2. C'est assez drôle et enrichissant de jongler entre deux publics complètement différents. Pour l'instant cela fonctionne bien. Et puis de toute manière on joue les mêmes morceaux dans l'un ou l'autre des médias.
Vous donnez une grande place au côté DJ du groupe avec le morceau réalisé par C2C, Move On.
Greem, le DJ se revendique avant tout comme musicien. Il est pas là en tant que DJ a placé des scratches qui n'ont rien à voir avec le reste, à se mettre au-dessus des autres. Même parfois on ne l'entend pas du tout. Chaque instrument qu'il place va faire partie d'un arrangement et seul lui pourra le faire. Du fait par exemple que nous n'avons pas de cuivres sur scène c’est lui qui va balancer des sections cuivre. On se sert de cet instrument qui est un instrument illimité car sa matière première c'est le vinyl et toutes les banques de sons que l'on peut avoir. Cela amène véritablement une dynamique.
De nouveau vous faites un featuring avec les Procussions sur cet album. Comment choisissez vous vos featuring, vos duos avec les artistes ?
Pour les Procussions cela s'est fait assez bizarrement. On avait au départ le morceau Vocab avec T Love. Je trouvais alors qu'il manquait encore quelque chose à ce morceau. Ils étaient alors chez moi au cours d'une tournée en France. Je me suis donc dit autant en profiter et leur proposer le morceau. Vu qu'ils sont un peu puritains. Ce n'est ainsi pas le genre à scander des fuck. Dans un album entier des Procussions on entend rarement des gros mots. Je leur ai donc expliqué le concept. Ils ont alors trouvé intéressant le contraste entre ces gros mots et l'idée générale du texte sur ce refus de les voir apparaître. Ils ont donc posé des couplets et l'on a fait le morceau ensemble.
En règle générale par contre il me faut le morceau adéquat. Pour inviter des gens comme Akhenaton ou Oxmo Pucccino que je rêverais invité il me fallait vraiment le concept. J'avais des idées mais pas véritablement ce qui aurait pu me faire dire voilà ce qu'il va accepter direct. Pour des personnes comme cela qui ont une vraie pâte, une vraie écriture il faut le morceau créé pour eux.
Vous venez de signer chez Motown France. Qu'est-ce que cela a changé ?
Notre signature elle s'est plus faite en raison des gens, des interlocuteurs que l'on allait avoir. S'ils avaient été dans d'autres endroits on aurait été ailleurs. Parce que ce que l'on voulait c'était des gens qui comprenaient notre musique, qui savaient où on voulait l'amener et vers quel public on était destiné. Quand on a commencé à parler avec Thibault de ULM, le chef de projet de l'album, Sébastien Castillon et Diam's on a compris que c'était des personnes qui savaient où on voulait aller. Diam's elle même dit « avec Hocus Pocus on est pas là pour faire du Sinik ou du Diam's. » Elle a une culture musicale : Music Souldchild, D. Angelo,... Quand tu connais Diam's tu sais le parcours qu'elle a eu avant ses albums qui ont éclaté, qui a donc une histoire dans le Rap français. De plus elle aime vraiment ce que l'on fait. Alors tu te dis que l'avoir dans Universal peut t'apporter un appui si jamais on trouve un jour que Universal ne travaillent plus notre album, qu'ils nous soutiennent plus.
Et puis l'étiquette Motown à une histoire, bien que ce ne soit plus la grande époque de Stevie Wonder, ou de ses artistes là.
De toute manière l'album était fini. Nous continuons à faire l'album de A à Z : enregistrement, mixage, pochette,... Onandon notre structure est le producteur. On leur amène le disque et c'est eux qui l'éditent. Ils s'occupent donc du côté distribution, médias.
Toutefois on a un peu discuté sur certains morceaux. On s'interrogeait de savoir si tel ou tel morceau était véritablement nécessaire à l'album. Le morceau Connecté par exemple n'est pas dans tracklisting final. Il se retrouve en bonus sur ITunes ou sur des faces B de maxi. À la base j'aurais aimé qu'il y soit mais c'est vrai qu'en y réfléchissant c'était peut-être un morceau qui n'était pas dans la même continuité et que tu aurais été peut-être amené à zapper au bout de quelques écoutes.
Par rapport à la crise actuelle comment voyez le fait que vous perciez ?
Cela ne change pas grand chose en fait. À part le fait de faire beaucoup de concerts, d'être à fond dans le mouvement, de rencontrer plus de monde, que ce soit des journalistes ou du public.
Par exemple lorsque l'on m'a annoncé le fait que l'on allait faire l'Olympia mon premier réflexe fut de demander le prix de la place. Je n'ai pas envie de faire un Olympia à 45 euros et que les gens qui nous suivent depuis le début ne puissent pas venir. J'essaie d'être vigilant sur ça pour ne pas faire des choses démesurées. Que tout soit en adéquation avec nos textes et l'univers que l'on développe.
Cela va donc sur le prix du disque, des places.
Nous essayons vraiment de marier les grosses scènes et les petites dates pour aller voir des publics différents et faire connaître notre musique.
Notre présence sur le net est aussi dans cette démarche. Il y a le blog, le forum, le site. Je suis par exemple à fond sur les pages MySpace. Parce que en tant qu'amateur de musique, cela me permet de découvrir de nouveaux sons. Et dans le même temps le blog permet de donner des infos et de faire que les gens se sentent investis sur le projet.
Le morceau Monsieur tout le monde fait grandement référence à la Star Academy ou en tout cas à cette univers, pour cette attaque ?
En fait c'est un truc comme un autre. Mais la Star Ac par exemple je trouve qu'ils ne fassent de la qualité. Ils semblent plus choisir les gens sur leur gueule. Le côté histoire de leur passé qu'ils vous pouvoir scénariser derrière pour créer un peu de pathétique me donne cette impression. Je trouve que c'est énormément calculé.
Contrairement à une émission comme la Nouvelle Star où j'ai l'impression qu'il y a des vrais bons chanteurs qui émergent. Récemment on faisait une soirée où on jouait avec un groupe vocal dans lequel il y avait un participant de la Nouvelle Star Pierre. Il avait une voix incroyable et il reprenait des tubes de Stevie d'une façon incroyable.
Popstar c'est encore autre chose avec la volonté d'une machine à tube.
Comment jugez-vous la démarche d'artiste Hip-hop comme Passi qui est membre du jury ? Vous iriez vous par exemple y jouer ?
Aujourd'hui si mon manager me dit que l'on nous propose de faire la Star Ac, je ne sais pas ce que sera ma réponse. Il faudrait alors qu'il y est certaines conditions. Il y a quand même des artistes incroyables qui y sont passés : Stevie Wonder, Jamiroquai,... Si on nous offrait de faire la Star Ac en live avec nos instruments et de jouer le morceau que l'on veut je m'interrogerais. Il faut reconnaître que c'est une exposition énorme. Et puis après tout pourquoi pas aller y jouer Monsieur tout le monde ? Poser des questions en direct aux gens. Est-ce que ce ne serait pas la meilleure conclusion que tu pourrais apporter à ce morceau ? Mais je ne pense pas qu'ils nous en offriraient la possibilité.
Penses-tu que la découverte du Slam par le grand public en France avec des gens comme Grand Corps Malade et Abdel Malik a changé l'image du Hip-hop ?
J'aime à y croire. J'espère que dans le futur le mot Rap fera penser aux gens plusieurs choses. Pas juste un cliché. J'espère que des gens comme ça, des gens comme nous aurons montré que le Hip-hop se diversifie et qu'il n'a pas qu'un style. Mais pour l'instant je ne suis pas encore convaincu de cet état de fait. Il reste encore des gros clichés à abattre.
Hio-Tin-Vho
La plume plus forte que l'épée
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