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n°362 - 15 novembre 2007
Rubrique Edition chronique animée par j.garniaux

La politesse du désespoir


Vous savez à force d'avancer dans la vie je me suis rendu compte que l'être humain se montrait complexe à souhait, alors mois forcément en tant que bon être humain je ne suis plus à un paradoxe près.

Garçon ouvert, plutôt altruiste et rarement (ou en tout cas le moins possible) avec des a priori j'ai aussi un éducation ou plutôt une mentalité faite de principes.

Dans le lot si vous cherchez bien vous pouvez trouver la politesse. Pour moi la politesse est le dernier espoir quand tout les rapports humains. C'est la façon de dire je ne vous connais pas mais je vous respecte. Et bien là je dois le reconnaître ma politesse à du plombe dans l'aile enfin surtout son existence.

Très souvent dans la rue, ou même le plus souvent en arrivant chez moi, j'ai le réflexe (vous allez voir c'est très con) stupide d'oser dire bonjour aux gens que je croise (je vous avait prévenu c'est terrible). Je me dis que simplement je fais signe que je ne suis pas un abruti avec des oeillères sur la tronche, incapable de faire attention aux autres. Cela ne veut pas dire que je m'impose aux autres, simplement je fais au moins montre de m'y intéresser.

Oui mais voilà ce n'est pas au goût de tout le monde. Car à moins que la moitie de mes voisins soient sourds ou étrangers et ignorants de la signification du mot bonjours il semble le simple fait que j'ose leur adresse la parole par ce mot qui n'engage rien les insulte.

Non mademoiselle je ne rêves pas de vous culbuter dans les couloirs, tout ça parce que j'ai oser vous regarder et vous dire bonjour. Inversement chers messieurs les femmes qui vous disent bonjour ou vous sourit ne pense pas immédiatement à faire des folies de votre corps, comme cela se passe dans les films. Cela dit en passant vous regardez de drôles de films !

Ainsi malgré mon intention sans arrière pensée j'ai l'impression de les agresser à chaque fois que je prononce ce mot. Résultat pour certains il devient maudit.

Cette tendance est inversement proportionnelle à la propension (vous inquiétez pas c'est chiant juste là) qu'on les gens à me faire part de leur vie. Ainsi combien de fois je n'aurais pas entendu quelqu'un hurler son histoire personnelle au téléphone lors d'un trajet en bus. Et encore si ce n'était que pour moi. Au moins j'aurais récupéré ce passage pour l'écriture de je ne sais quoi. Mais mes camarades de trajet qui n'ont pas la plume aussi facile eux ne voulaient surtout pas entendre la conversation téléphonique de l'autre con de passager. Et je dois reconnaître je les comprend. Je me rappellerais toujours cette (je ne sais si elle fut définitive) en plein milieu de la ligne qui me conduisait jusqu'à chez moi.

Le pire vient aussi des nouvelles utilisations du téléphone. Devenu baladeur MP3, beaucoup de gens l'utilisent pour écouter de la musique. Jusque là rien de grave me direz vous. Vous auriez raison jusqu'à ce que je vous signale que j'ai entendu près d'une dizaine de personnes (et là faut reconnaître qu'il avaient rarement quatre-vingt ans plus douze ou treize) diffuser comme dans l'ancien temps avec le poste transportable leur musique. Au moins s'ils avaient bon goût on pourrait en profiter. Mais ce ne sont que des tubes prémâchés et vite recrachés diffusés en boucle sur la FM.

Ne parlons pas des impolitesses au supermarché. J'ai bien failli imaginer qu'ils allaient se battre pour une place dans la file d'attente. Des impolitesses dans la rue, de celles dans une bibliothèque. Mais la pire de tous je l'ai vu (heureusement je ne l'ai pas subit) dans le train.

Deux jeunes filles qui c'est vrai occupait les quatre places du train s'était installé auprès d'une table. Je me trouvais alors de l'autre côté. Un dame la cinquantaine vient s'asseoir. Accompagnée de deux dames d'un certain âge (pour ne pas dire âgées). La première au début demande si elle peut s'asseoir à l'une des places restantes. Inoccupée, jusque là pas de problèmes. Sauf que ses camarades de trajet s'étaient aventurés un tout petit peu plus loin. Et là catastrophe elles ne pouvaient pas parler en paix. Solution miracle trouvée par la dame qui aurait parfaitement jouer le rôle de la mère Lequennois dans « La Vie est un long fleuve tranquille » fut, cette fois sans demander quoi que ce soit de passer le sac qu'avait posé l'une des jeunes filles d'une place à l'autre.
La jeune fille ne se laissa pas démonter et précisa justement et sans lever le ton qu'elle n'était pas gênée et je cites « chiante ». On a vu de nos jours beaucoup plus vulgaire. Sauf que la sangsue a pris la mouche et résultat ce fut un sermon qui tomba sur la jeune femme. Le classique mal élevée fut même employée. Et là je dis non. À la rigueur malpolie mais c'est tout.

Parce que moi cela me touche une sans faire remuer l'autre lorsque l'on me traite de malpoli. Car dans ce cas s'il faut trouver des coupables allez chercher mes parents.

De mon côté j'ai failli passer un mauvais voyage. En effet non content d'avoir réussi à s'emparer de la place la mégère à raconter de longs en larges et en travers sa propre conception du mariage de son fils qui avait osé engrossé sa promise avant la date de la cérémonie.

Personnellement je pense que l'impolie était de l'autre côté de la barrière (je suis sûr que vous ne l'aviez nullement remarquer à mon ton) et qu'il faut enlever la poutre que l'on a dans l'oeil avant de chercher à retirer la petite paille qui se trimbale auprès de celui de l'autre. Donc résultat je vais retirer ma poutre à moi, mais je vous en prie pour une fois occupez vous aussi de la vôtre.


Hio-Tin-Vho
La plume plus forte que l'épée



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Hio-Tin-Vho
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