L'hebdo
RETOUR A LA UNE

LES ARCHIVES
367366365364 363
362361360359358
Toutes les archives

LA REDACTION
Devenez reporter
Votre bureau
La rédaction
Les reporters

AIDE ET CONSEILS
Foire aux questions
Conseils d'écriture
La netiquette

Publicité

L'Echo du Village - Accueil
n°357 - 15 Juin 2007
Rubrique Edition société animée par Gerard Georges BRETON

Faut-il reconstruire la gauche?


Scandales à répétitions, distance avec ses électeurs, pertes dans les grands enjeux électoraux, la famille socialiste tant en France qu'en Belgique connaît des heures difficiles. Quel est sont avenir dans un monde en mouvement?

Ce dimanche 10 juin aura été des deux coté de la frontière un jour noir pour les socialistes. En France, ils sont engloutis sous la vague bleue. En Belgique il ne sont plus le plus grand parti francophone.

D'un coté comme de l'autre, l'électeur semble de plus en plus se tourner vers la droite. Si le premier vote hors de la gauche peut être considéré comme un vote sanction envers un parti dont on désapprouve la conduite, qu'en est il lors de la deuxième, la troisième ou la quatrième fois de suite?

En admettant qu'il s'agit toujours d'un vote sanction et que les opinions politiques des électeurs n'ont pas encore changés, quel voie la gauche doit elle suivre pour gagner à nouveau leur confiance?

Dans un premier cas de figure une prise générale de conscience secoue le Partit Socialiste et ses dirigeants. De cette prise de conscience ressort une volonté de tous les leaders de ce parti de retrouver une vraie crédibilité aux yeux de l'électeur désabusé. Les dinosaures restent présents mais uniquement pour montrer la voie aux nouvelles recrues et non plus pour les écraser de leur poids. Cette voie a été choisie par le PSC, au centre de l'échiquier politique en Belgique. Ce parti, tout en ayant changé de nom et gommé ses origines catholiques de son nom pour de venir cdH, a fait monter au créneau toute une série de nouveaux candidats. Cela s'est fait sans pour autant renier l'expérience des anciens toujours présents mais dans une moindre mesure.

Une deuxième voie, plus radicale celle la, est de se débarrasser de tout les dinosaures présents dans le parti. Une solution de choc après trop d'années passées à s'accrocher au pouvoir. Or, si une telle opération de nettoyage est au yeux de certains la seule et unique qui permet de réellement redonner confiance aux électeurs, elle a comme effet pervers de vider le parti d'une bonne partie de sa connaissance politique. Elle risque aussi de ce fait de mettre le parti à nouveau en danger si les jeunes n'ont pas bien appris les leçons du passé. D'autre part, et cela est aussi valable pour la première solution, il faut que les anciens acceptent que les nouveaux gestionnaires du parti soient réellement indépendants et mis ne place sur base de leurs compétences. La tentation est en effet forte de vouloir placer ses pions pour continuer à diriger dans l'ombre. Pouvoir, quand tu nous tiens.

Mais qu'arrive t-il si le parti socialiste n'arrive pas à se régénérer? Sa disparition à courte échéance n'est pas à l'ordre du jour car il bénéficie toujours d'une base solide d'électeurs fidèles. Cela est tellement vrais qu'on se demande si certain n'entrent pas en mode "pilote automatique" à chaque élection afin de voter pour la seule liste qu'ils connaissent sans pour autant oser critiquer ou essayer d'influencer la conduite de celui-ci.

D'un autre coté nous avons des électeurs de gauche convaincus de leurs idéaux mais déçu de leur parti. Certains optent pour les verts ou même pour des partis d'extrême gauche, ou se laissent tenter par la droite car leur PS ne vaux pas mieux à leurs yeux.

Cette masse d'électeurs perdus pourrait être rappropriée par la création d'un nouveau parti de gauche, plus conforme aux idées de bases du socialisme. Ce nouveau parti pourrait être une montée en puissance des verts se présentant avec un vrai programme. Cela n'est pas inconcevable quand l'on voit que des partis verts européens ont réalisés des scores de 10, 15, 20%. Le problème des verts français est qu'ils ne sont pas encore réellement un mouvement politique. Ils sont encore en bien des points un mouvement d'opinion.

L'autre source pour ce nouveau parti de gauche est l'extrême gauche. Là, le problèmes est qu'ils ont déjà été un mouvement politique et sont, de défaites en défaites, redevenus un mouvement d'opinion. Cependant depuis quelques temps on note une évolution. Ils se rendent comptent de la dure réalité de la vie actuelle et commencent à se demander si il ne faudrait pas dépoussiérer leurs vielles théories.

Le chemin est encore long, mais ces deux mouvements d'opinions existent aujourd'hui en tant que structures organisées et leurs passage à une structure politique n'est pas une utopie. Ce passage est aussi celui du rêve à la réalité. Quand les électeurs se rendront compte que ces partis font autre chose que rêver et ont des idées réalisables, peut être assisterons nous à un glissement de votes du Partis Soclialiste de la droite vers cette nouvelle voie.

Une de ces quatres voie se réalisera dans les années à venir. Peut être qu'un échec dans l'une d'elle conduira à un changement de cap vers une autre mais un parti qui a connu tant d'évolutions dans sa vie ne peut se permettre de rester impassible face à un déclin aussi lent soit il.


Rien ne sert de chercher, mieux vaut trouver.



L'auteur
Cocos
Cocos

Carte de reporter

5 derniers articles :
• Google lit les news pour vous
• Remise de points
• La littérature américaine : 39/39
• Français, les belges vous espionnent!
• Clap 353e!

Réagissez
- Réagissez à cet article dans les forums de l'Echo
- Recommandez cet article

Devenez reporter
L'Écho du Village propose à tous les villageois de devenir reportergrâce à une interface conviviale et facile d'utilisation.

L'Echo du Village
Les_Blogs_du_Village
Les_forums_du_Village
 
 
D'accord ? D'accord Pas d'accord ? Pas d'accord Suggestion ? Suggestion

2 commentaires :
Les commentaires sont la propriété de leurs auteurs.
Nous ne sommes pas responsables de leur contenu !

changer évoluer ou régresser... tel est la question ! - Par Tym! le 15 juin à 11:08

Trop de divisions... et surtout un programme trés/trop flou par exemple pour les élections présidentiels ne peuvent conduire qu'à des echecs à répétitions.
Répondre