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n°355 - 15 Avril 2007
Rubrique Edition Edition spéciale animée par ma-dalton

Res publica ou res homine ?

La voie royale de la démocratie

C'en est trop, le spectacle afligeant des gens qui souhaitent nous gouverner

Avant toute chose, revenons un peu sur le terme "république", qui vient du latin res publica : le pouvoir au peuple. Quelle douce idée que de donner le pouvoir au peuple.

Il est vrai qu'il est difficile d'avoir 50 millions de décisions et la sagesse veut que le peuple élise un représentant qui fera appliquer ce qu'il juge (le peuple) bon pour lui.

Qu'entendons nous aujourd'hui : les élections sont la rencontre d'un homme avec le peuple et nous, pauvres électeurs. Nous donnons un mandat, un chêque en blanc à ces gens... Je n'en nommerais aucun, ils sont suffisement médiatisés comme ça et nous stygmatisent de leurs belles phrases, de leur "c'est pas moi c'est lui", de leurs lois, ces intermittents du pouvoir qui remettent en cause les droits des intermittents du spectacle mais surtout pas les leurs (président, si je ne m'abuse, ce sont des privilèges à vie... )

Enfin, il faut voter, ce droit doit être utilisé et doit permettre à chacun de dire "j'ai foi en cet homme ou en cette femme pour défendre mes intérets et les intérets communautaires du pays dans lequel je vis". Mais il y a t-il encore des hommes politiques qui se soucient de leur cité avant de se soucier d'eux meme et de leur image. La popularité est naturelle. En effet, si notre futur élu se soucie du bien être du plus grand nombre et utilise judicieusement l'argent qu'on lui confie, il sera populaire pour le plus grand nombre...

En attendant nous assistons au brassage d'air permanent, de grands idéaux dont la nature même les éloigne de toute réalisation.

Je rève d'un pays ou la campagne électorale se passerait comme une météo avec ses anticyclones et depressions conséquents de l'inconstance des candidats.

Rendez vous fin avril, ne révons pas, ce sera un désastre au moins financier avec son lot de prélèvement. une analogie peut être faite entre la politique et les banques et d'ailleurs elle se révèle assez drole :
lorsqu'on a des problèmes financiers, l'établissement bancaire nous tient comme incapable financier et dans leur optique de limitation de risque, nous bloque tout mouvement, parce qu'il est vrai que l'immobilisme est créateur de richesse et de valeur.
En politique, nous sommes le banquier de notre pays, celui ci fait face à de nombreux problèmes budgétaires mais à aucun moment nous ne stoppons ce flux financiers, il faut même donner plus même si la gestion de nos finances est donnée à des incapables financiers...

Ces personnes, futures sanctions de nos écarts, qui nous parlent du bien et du mal avec simplicité et ironie : le bien décide de ce qui est mal, ils sont payés pour ça, prenant des sommes astronomiques pour créer un revenu minimum minimaliste, affamant le peuple pour que les miettes lui apparaisse comme un festin.

De gauche à droite, personne dans la campagne ne parle de ses futurs revenus, c'est vrai qu'avant le premier tour ils ne sont pas encore partis. Imaginez cet idéalisme, un VRAI républicain qui aurait le courage de refuser un salaire convenu et qui serait vraiment au service du plus grand nombre, dans cet ordre mondialiste qui fait la part belle aux individualismes des nantis, quelle révolution, réelle cette fois.

La tête de Louis XVI est tombée mais les habitudes n'ont pas été décapitées. L'instinct de propriété étatique est toujours là, seules les responsabilités sont moins assumées. Finalement, 1789, mis à part les droits inaliénables de l'homme (qui ne sont que la matérialisation de droits coutumiers dont la première écriture remonte à la bible), n'est qu'une régression, le pouvoir sans reconnaissance ni responsabilité.

En allant voter, penser au festin que vous offrez à votre champion quel qu'il soit, vous invitera t'il au banquet que vous lui paierez ?

le terreneuve interactif



L'auteur
François Dedieu

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