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Les feuilles du marronnier tombent sur le sol.
Travers et tracas de la presse française et internationale.
Cette vicissitude me fait penser à notre monde actuel. C'est fou ce que au fil du temps les évènements les plus anodins me donnent de plus de plus envie de réfléchir. En ce moment je pense justement aux marronniers. Pas à l'arbre si majestueux qui se trouve en face de moi, qui offre aux sages la possibilité de reposer leur esprit, aux enfants des jeux avec les bogues pleine d'épine, aux vendeurs l'occasion d'avoir à crier chauds, les marrons chauds. Non je pense à ce que tout les journalistes appellent les marronniers ces sujets qui reviennent à occurrence fréquente chaque année. Et je me dis que le monde est bien las.
En cette saison ce sont les rétrospectives qui fleurissent dans nos télévisons, sur nos journaux, à nos radios. On se remémore le passé de l'année et moi je me remémore le fait que je n'ai sans douté jamais connu un moment où ces sujets se ressassaient. C'est le royaume de la non innovation et cela réussi. Les stagiaires ou même les acteurs confirmés des médias trouvent un article, une tranche horaire a casé à moindre frais. Les rédactions ont la certitude d'avoir un résultat minimal assuré d'audience et le public se complaît dans ce qu'il aime sans chercher à découvrir de nouvelles choses.
Vu le ton amer de mon discours vous senter poindre en moi le dégoût latent de celui qui n'aime pas ce genre ce redite année sur année, saison sur saisons, et vous avez raison. J'ai l'impression de voir le monde tourner en rond comme un hamster dans sa roue, habitué.
Pourtant si les choses se passent ainsi c'est parce que chacun des acteurs du systême accepte les tenants et les aboutissants. Nous sommes les victimes volontaires de la certitude que nous avons. Mais cette dynamique ne se limite nullement à de simples sujets dans un fanzine. C'est en fait un fait de société. En effet tandis que le monde se complexifie nous tentons d'avoir à porter de notre regard que les choses que nous comprenons. L'humanité rejette le grand inconnu car il est trop complexe pour lui. Alors on préfère se rabattre sur ses sujets redondants comme les régimes avant l'été et les bonnes résolutions en début d'année. Quoi de neuf sous le soleil ? Pas grand chose puisqu'on le cherche pas.
Je dois tout de même reconnaître un mérite aux marronniers. Car s'il y a bien une chose qu'il permet c'est d'avoir des bases solides. Soit il se répète à période régulière, été, fête de fin d'année, célébration,... soit il revient au bout d'un certain temps se rappeler à nous. En gros il offre des repères calendaires à nos pauvres vies. Dans un monde où tout va trop vite il s'agit toujours de quelque chose d'agréable. Et c'est peut-être à cet instant que l'on touche du doigt le vrai noeud du problème. En réalité les marronniers ne sont que des prétextes, comme le caractère familial et festif que l'on ressasse à cette période à nous pauvres célibataires ou aux gens qui n'ont même pas le sous de vivre décemment, la réalité est bien plus profonde. L'être humain se sent mal dans le monde qu'il a créé, mal dans sa peau, mal dans son univers et il tente veinement de figer le temps et l'espace.
Hio-Tin-Vho
La plume plus forte que l'épée
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Hio-Tin-Vho
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