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L'Echo du Village - Accueil n°345 - Jeudi 2 juin 2005
Rubrique littérature animée par aucun responsable. Postulez !


La marche de nuit (William STYRON : né en 1925)
La littérature américaine : 36/39

Isaac ASIMOV, Edgar R. BURROUGHS, William S. BURROUGHS, James M. CAIN, Truman CAPOTE, CHANDLER, Philip K. DICK, DOS PASSOS, FANTE, FAULKNER, FITZGERALD, HAMMETT, HEMINGWAY, HIGGINGS CLARK, William HJORSTBERG, Henry JAMES, Jack KEROUAC, Stephen KING, Norman MAILER, MATHESON, Horace McCOY, Henry MILLER, Philip ROTH, Gertrude STEIN, STEINBECK, Tom WOLFE, Richard WRIGHT, etc. Ils sont tous les dignes successeurs d’Edgar POE et contribuent au rayonnement et à la diversité de la culture américaine.

On a voulu voir chez STYRON, l’influence de FAULKNER. N’est-ce pas là un aveu, comme si le style « STYRON » n’existait pas. On lui doit : « Les Confessions de Nat Turner ».

Lorsque le colonel annonce qu’il va ordonner une longue marche, le capitaine Mannix est plus que tiède. Entre les deux hommes, la soif de se dépasser va se transformer en haine.

Ce court roman sera donc axé sur la cruauté d’un homme qui, parce qu’il commande, devra en faire « baver » à toute une compagnie. Un thème qui pourrait effectivement, ressembler à « Parabole » de William FAULKNER

On pourrait croire que c’est un récit antimilitariste, mais STYRON n’a pas un style suffisamment marqué pour faire de cette oeuvre, quelque chose d’inoubliable. STYRON n’est pas James JONES (Tant qu’il y aura des hommes) et c’est bien dommage.

Le texte ne fait que 150 pages et on peut regretter que STYRON soit passé à côté de beaucoup de choses qu’il aurait fallu approfondir.

Quant à l’influence de FAULKNER, elle est plutôt discrète, si ce n'est l'antimilitarisme. Il serait d’ailleurs insultant de comparer STYRON au Prix Nobel, même si certains n’hésitent pas.

Néanmoins, « La marche de nuit » n’a rien de la médiocrité d’un BURROUGHS, d’une Gertrude STEIN ou encore de certains MILLER. C’est un roman qu’on lira d’une traite, mais qui ne laissera, hélas, pas de souvenirs.

René MORIN


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