Correspondance (Neal CASSADY)
La littérature américaine : 10/39
Isaac ASIMOV, Edgar R. BURROUGHS, William S. BURROUGHS, James M. CAIN, Truman CAPOTE, CHANDLER, Philip K. DICK, DOS PASSOS, FANTE, FAULKNER, FITZGERALD, HAMMETT, HEMINGWAY, HIGGINGS CLARK, William HJORSTBERG, Henry JAMES, Jack KEROUAC, Stephen KING, Norman MAILER, MATHESON, Horace McCOY, Henry MILLER, Philippe ROTH, Robert SILVERBERG, STEINBECK, Tom WOLFE, Richard WRIGHT, etc. Ils sont tous les dignes successeurs d’Edgar POE et contribuent au rayonnement et à la diversité de la culture américaine.
Avec GINSBERG, William BURROUGHS et KEROUAC, Neal CASSADY et son épouse incarnent un mouvement que l’on a baptisé : « la littérature beatnik ».
Neal CASSADY, ce sont des romans autobiographiques tendres et émouvants. Pour des raisons techniques, il ne nous a pas été possible de présenter deux textes, mais celui que nous avons choisi, est tout a fait représentatif de cet auteur.
Les quelques lettres que nous avons recueillies nous donne une idée de l’amitié qui unissait Neal CASSADY aux autres membres de ce mouvement beatnik. Le gros de cette correspondance est adressé à Jack KEROUAC (que nous retrouverons dans l’écho du 17 mars).
Les deux hommes ont un autre ami commun : Allen GINSBERG, et ce nom ressortira souvent dans ces correspondances…
Autre écrivain et ami des trois premiers, William S. BURROUGHS (voir écho du village n°317). Curieusement, il n’apparaît pas dans la correspondance de Neal CASSADY…
Mais que dit cette correspondance ? Le gentil enfant, l’adolescent sage de « Première jeunesse » est devenu un beatnik. De cette image du beatnik, on ne reconnaîtra que la drogue.
En effet, le sens de la propriété de Neal CASSADY est assez vague. Il vole des voitures, il vole de l’argent à son ami Jack KEROUAC…
Reste l’amour ! Ici, Neal CASSADY apparaît comme un être volage, même s’il prétend à une hiérarchie : ancienneté de ses partenaires.
Le platonisme est occasionnel chez Neal CASSADY. La femme, c’est avant tout, un sexe. Mais il nous faut sortir du texte, et nous rappeler que Neal CASSADY s’est marié, et que sa femme le décrit sous un meilleur jour.
Comment expliquer ce décalage ? Neal se vante de ses exploits auprès de ses amis. Il est sans doute moins macho en réalité. C’est d’autant plus évident que, lorsqu’on lit ses romans, on n’a pas du tout l’impression d’avoir affaire à un voyou. Un fils de clochard aurait pu mal tourner, Neal n’est pas un exemple, mais a-t-il réellement mal tourné ou s’est-il contenté de suivre un mouvement ?
René MORIN
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