Djouna Big One, le phénomène de la musique congolaise
Tonnerre de Brest, ça va chauffer
Ce soir du 26 fevrier 2004 venu, aux abords de la plus prestigieuse avenue du Monde, l’avenue des Champs Elysée, et, tout près de l’Arc de triomphe, dans un des hauts lieux des nuits parisiennes, « Le Garden Club »{1}, un homme élégant s’avance sur la scène, fait face à un public nombreux survolté et attentif…
Le spectacle exceptionnel de Djouna Big One est en train de commencer…
Lors de son entrée sur la scène cet homme élégant nous entraîne immédiatement dans le fin fond de la musique congolaise grâce à son premier album solo, « Tonnerre de Brest »{2}.
De son vrai nom, Djouna Mumbafu, « Atalaku »{3},Djouna Big One n’en n’est pas à ses débuts… Cet animateur de talent a « sévi » en révolutionnant la musique congolaise à l’époque de l’Empire Bakuba et du Grand Pépé Kallé…
Les rythmes modernes mais authentiquement traditionnels qu’il nous impose, font de cet artiste très complet, puisqu’il est également chorégraphe et danseur de haut niveau, l’Etoile montante de la Musique congolaise !
Djouna Big One n’est pas un ingrat… « Respect Pépé Kallé », son morceau fêtiche, et tous les autres titres de son album, rappellent, à qui veut bien l’écouter, que l’Artiste doit tout à Pépé Kallé, le Grand Maître de la Musique congolaise aujourd’hui disparu, à qui il rend un hommage très appuyé…
Mais, Pépé Kallé et l’Empire Bakuba ne sont pas les seuls à hanter nos esprits enfiévrés par ce rythme, qui est un hymne à la paix, à la joie et à la convivialité : revenant du Paradis des Musiciens, les âmes d’Abéti, de Docteur Rochereau... nous transportent dans les origines de la Musique congolaise{4}… D’autres artistes, comme Papa Wemba, Kofi Olomidé, Thsala Muana…, toujours présents à nos côtés, sondent, tels de véritables télépathes, nos esprits et nos oreilles, alors que nous sommes attentifs à la voix et à la musique de Djouna Big One.
« Tonnerre de Brest », il n’a pourtant pas la barbe légendaire du Capitaine Haddock et ne traîne aucune bouteille de whisky dans sa poche, ce Marin-là !… Non !
« mille millions de mille sabords »… on se trouve face à un élégant officier de marine vêtu d’un uniforme de capitaine de corvette{5}… La comparaison s’arrête là : les sympathiques héros de Hergé : Tintin, Milou, le Capitaine Haddock, dont les esprits planent également au dessus de nos têtes, sont également attentifs à l’immense talent de Djouna Big One.
A n’en pas douter, Djouna Big One sera bientôt le Grand amiral d’Escadre, Commandeur de la Musique congolaise…
Mais avec lui, point de bruits de canons, point de « tac-à-tac » saccadés des mitrailleuses lourdes, point d’ordres donnés sur un ton sec.. Pourtant, avec le Commandant{6} Djouna Big One, la discipline est de rigueur à bord de son navire musical : pour vous en convaincre, il suffit de voir les spectateurs attentifs, comme suspendus à sa voix mélodieuse et à sa musique.
En véritable chef d’orchestre, qui contrôle tout, la voix de Djouna Big One entraîne les musiciens, mais également les danseuses… L’instrumentation, quoique traditionnelle mais en même temps moderne , nous donne une musique envoûtante, qui nous entraîne malgré tout vers les esprits de tous ces Musiciens congolais.
A n’en pas douter, cette musique-là nous rappelle que l’Afrique est le véritable berceau de l’Oralité…
Aussi, laissez-vous transporter dans cette Afrique congolaise : « Tonnerre de Brest » est déjà dans les bacs chez votre disquaire… Vous ne le regretterez pas !!!!
Dominique DUTILLOY,
Journaliste
{1} – « Garden Club ». 4, rue Arsène-Houssaye. 75008 – PARIS
{2} – CD-album de 11 titres , Djouna Big One : « Tonnerre de Brest » (référence : A+CD002-2), produit par Advantages + Productions. 14bis, rue Pierre-&-Marie-Curie. 94200 – IVRY-sur-SEINE. Tel : 01.46.70.40.22. Fax : 01.46.70.48.53 - Contact pour infos : Bob au 06.80.43.44.13 ou sur son courriel, advantagesplus@yahoo.fr
{3} - « Atalaku » veut dire « animateur »…
{4} – Hier appelée : Musique congolo-zaïroise »
{5} – Ce grade équivaut au grade de capitaine [grade en usage dans l’Armée de terre, l’Armée de l’Air, la Légion étrangère et la Gendarmerie nationale].
{6} – A un capitaine de corvette, on doit dire :
« Commandant ».
Dominique DUTILLOY
Journaliste
dominique.dutilloy@laposte.net
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