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n°215 - Jeudi 7 novembre |
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| Rubrique société animée par Floriet |
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De la décadence télévisuelle...
...ou comment maintenir la masse sous hypnose
"La télévision, c'est la connovision" aimait à dire Céline. On se demande aujourd'hui si le monde du petit écran n'est pas l'opium d'un peuple décadent avide de monstruosités de voyeurisme, de glorification de "petites gens à l'esprit plus étroit encore que leurs appartements". Combien d'émissions, de spots publicitaires, vantent les mérites du moins-que-rien, combien de temps encore nous faudra-t-il entendre les sordides âneries délirantes de journaleux de basses-écoles, de pleutres pour insomniaques critiquant tout sans connaître, de cuistres éloquents, guignols rasés de près pour public "imbécilisé"?
Le mot est lâché. Le public. Le public ne serait-il pas la sinistre locomotive de ce déballage de paillettes, de théâtres pour grands enfants attardés qui ne rêvent que de deux trésors: un audimat (l'argent) et la gloriole (le sexe, en réalité)? L'orchestration en est fabuleuse: plus vous êtes idiot, plus votre langage se restreint, plus vous vous approchez de l'idéal "connovisionneur" et/ou du "connovisionné".
Si la religion et son abrutissement par la foi sont en déroute, la messe du 20 heures ne cesse de faire des nouveaux adeptes aux gré des circonstances avec, pour fer de lance, le présentateur, à la chevelure grisonnante, sourire pincé pour annonces morbides.
Si nous n'apprenons pas à nos enfants ce qu'est en réalité la télévision, nous participerons à l'hypnose des masses, aux querelles de chaînes au service des handicapés de la réflexion personnelle. Le culte médiatique, fait de poudre aux yeux, bientôt explosera aux visages de ceux, qui, tels des robots d'usine fabriquent un mauvais plastique d'une matière appelée INTELLIGENCE.
Geoffroi Schaller
geoffroischaller@aol.com
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