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n°215 - Jeudi 7 novembre |
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| Rubrique L'actu animée par titibeny |
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"Tout le monde a cru à une Nouvelle York ."
Témoignage d'un lycéen de Muret.
Vendredi 21 septembre, 18h35. Toulouse, soit 8h20 apres...
C'est un lycéen plutot calme que j'ai rencontré. Il n'avait pas était réellement choqué, mais il garde en mémoire cette journée assez éprouvante pour tous. Il avait comme chaque matin pris le bus, en direction du lycée. Cela fait 2 mois qu'il habite dans l'agglomération de Toulouse, mais il aime bien cette région. Sa journée s'était passée bien jusqu'à son cours de mathématiques. A 10h15 environ, une déflagration retenti,mouvementant sa journée, et celle de ses camarades de classe. "Nous avons entendus un grand sifflement, puis un grand boum. Quand je me suis retourné pour voir si quelque chose s'était produit dans la salle, je m'apperçus que tous était terrifiés par ce qui venait de se produire. Tout le monde avait en tête les images de New York, ce qui ne pu qu'engranger la psychose qui penait à disparaitre : chacun pensait à un attentat." Mais l'alarme ne sonnant pas, la professeur en déduit de simples travaux sur le batiment. Ils continuèrent alors le cours. Enfin, à l'interclasse de 11 heures, les rumeurs se succédèrent, plongeant de nombreux élèves dans un état de crise : "une bombe a explosée dans Toulouse, Ce sont des attentats, Il y a eu un bombardement a l'usine chimique, Le souffle s'est propagé dans le métro et a détruit le centre de Toulouse..." Suite à ce mouvement de panique, les lignes téléphoniques ont étaient rapidement saturées, entrainant une isolation totale de l'établissement. "Des gens pleuraient, d'autres parlaient de guerre, il s'agissait en fait d'une véritable situation de crise. Ensuite, sans aucune nouvelle de mes parents, j'ai terminé la journée. Et je suis rentré. Tout le monde allait bien." Sa fin de journée fut lente, mais calme. Et le lycée se vida tranquillement. Jusqu'à 5 heures 30.
Le lendemain, il s'est rendu sur le lieux de travail de son père. Celui ci était à 1 km du lieu de l'explosion. Cet état des lieux lui a permis de se rendre compte de l'importance des dégâts. "Toutes les vitres étaient soufflées, les faux plafonds tombés. " En passant devant des bureaux, il vit les documents des employés ouverts, leurs stylos débouchonnés. Pris de panique, ils avaient couru en direction des issues de secours, sans se poser de questions. A 10h15, la vie s'était arrêtée.
Propos recueillis par le villageois Maximix, à Toulouse.
"Tout ce qu'on t'a appris a l'école, se sont des conneries..." Orson Welles.
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