Le blues des fonctionnaires
Depuis quelques mois, les fonctionnaires ont le blues. Dans cette conjoncture économique dont le doute et la nouvelle monnaie sont les principaux maux de la hausse des prix, la grève s'impose pour la classe des salariés d'état. Alors, on peut se demander si le nombre incommensurable de promesses non tenues l'an dernier, seront au centre de la campagne électorale. Entrevue de cette grogne populaire…
Etrange, les Français soutiennent les grévistes. Que se soit, plus anciennement, les policiers, les gendarmes et, désormais, le milieu de la santé ; le Français moyen s'accorde à dire qu'ils ont tous raison. Si l'opinion publique n'affirme pas son mécontentement, le gouvernement Jospin se ronge les ongles jusqu'à la peau. Dans le petit jeu de l'hypocrétie politique, la majorité rejette la faute sur l'opposition anciennement au pouvoir et vis versa.
Mais ne vous y fiez pas. Les quelques millions libérés pour les policiers sont une goûte d'eau dans le budget de l'état. Même si la passion du milieu hospitalier affirme-t-elle aussi son droit à recevoir des avantages de la CNAM et, en ce jour, est arrivé à un accord à 18,50 € la consultation (pour les médecins généralistes) ; cela n'est rien !
Quelques petites explications … Selon un sondage INSEE, les gens tombent de plus en plus malade. Pourquoi ? La population vieillie, la pollution joue beaucoup sur la santé mais aussi la mal nutrition, le tabagisme et l'alcoolémie provoquent des dépenses énormes de la sécurité sociale. Cette année, en moyenne, vous avez dépensé 15 000 FF soit 2286,74 € chacun de frais de santé divers. Alors, me diriez vous, en quoi cela est grave ? Tout simplement car le Français est le plus gros consommateur au monde de médicament, tout simplement car en France on préfère guérir que prévenir. Alors les 330 millions d'euros lâchés par la CNAM au médecin n'est rien par rapport au déficit de santé de près de 4 milliards d'euros de la sécurité sociale.
Tout comme en ce qui concerne la santé, les chiffres de la violence sont effarants. L'augmentation de la délinquance périurbaine atteint un seuil jamais connu en France jusqu'à ce jour. Alors les quelques millions pour les policiers ne sont rien par rapport aux dépenses d'assurance et aux frais de santé qu'entraîne cette violence. Le tord du gouvernement actuel est de s'appuyer sur une politique démagogique ne faisant qu'aggraver la situation générale. Au lieu de voir cette grogne en terme d'élection et les policés en futurs électeurs. Il devrait mieux percevoir que les déçus ne voteront pas pour eux.
Si je peux conclure sur le sujet. Les grèves de la fonction publique, comme se fut le cas pour les lycéens, s'appuient essentiellement sur un malaise de travailleur. Les enjeux pour le prochain gouvernement qui verra le jour en juin de cette année résident sur le fait de combler ce manque de moyens, de possibilités (juridiques, essentiellement pour les policiers) et aussi de réaliser un système de prévention plus que devoir soigner les plais par la suite. Mais tant que les politiques se boucheront les oreilles, les banderoles seront encore dans la rue.
titibeny
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