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L'Echo du Village - Accueil n°171 - jeudi 21 décembre
Rubrique coup de gueule animée par aucun responsable. Postulez !


"Nourriture" indigeste
On vous force à parler "petit nègre occidental"

L'anglomanie ne consiste pas seulement à truffer ses propos de mots anglais (américains, soyons lucides). Voici un exemple de ce qu'on impose insidieusement au bon peuple.

Avant-propos à l'intention de ceux qui, seul ou en meute, viennent au Village pour y vilipender un auteur après l'autre, à cause d'une aigreur, naturelle ou résultant d'un sort adverse et d'insuccès divers, par suite de chagrins dont l'infortune conjugale ou assimilés serait la cause, ou par carillon parfait ("sonnerie pure") : cet article ne traite pas de l'obésité outre-Atlantique ou en France, ni des mérites comparés de ce qu'on y mange, ni même, bien que le mot y figure, de gastronomie.

Au lecteur, à la lectrice, que la curiosité ou le hasard mène à ce texte, nous ferons remarquer la quasi-omniprésence du mot "nourriture" dans les propos qu'on tient partout en France, dans les familles, les écoles, la rue, ainsi qu'à la radio, à la télé et dans la presse, ceux qui ont lancé le mouvement. A moins que ce ne soient les "traducteurs" de feuilletons, films, livres, articles, documentaires et dessins animés en anglais (et, ensuite, dans toute autre langue), les dialoguistes français et rédacteurs de tout poil leur ayant emboîté le pas.

Car, si, au pays d'Escoffier et de Joël Robuchon, entre autres sommités de la gastronomie, partie intégrante du patrimoine français, on nous parle sans arrêt et quasi-exclusivement de "nourriture", c'est sur le modèle de l'anglais "food", qui sert à désigner bien des choses qui se mangent. Entre autres : "de quoi manger", "provisions", "vivres", "alimentation", "repas", "plats", "mets", "aliment(s)", "victuailles", "produit(s) alimentaire(s)", "à manger", "alimentation", et... "cuisine", mot que les anglophones emploient tel quel dans un sens lié au prestige, au raffinement et à la haute qualité.

Quelques exemples, qui montrent que l'affaire est ancienne, sachant qu'il suffit d'allumer le poste ou d'ouvrir un journal pour en avoir de plus frais :
- "Il aime la nourriture exotique !", dit Mia Farrow dans "Meurtre mystérieux à Manhattan", de Woody Allen ; un Français dirait normalement "cuisine exotique" ;
- "Nourrituuure !" gémit Daffy Duck dans la version doublée de "Daffy's Southern Exposure" pour "A manger, par pitié !" ;
- "On vous apportera de la nourriture" dit un personnage à deux autres (pour "de quoi manger") dans "Impitoyable", de Clint Eastwood ;
- Un certain S. Vibert (20h00, France 2, 23/11/96) a dit que des cheminots sont venus prêter main forte aux camionneurs grévistes et leur ont apporté "de la nourriture et des toiles de tente" ;
- Dans "Modes & Travaux", en janvier 1997, La Maison du Saule (45068 Orléans Cedex) proposait, pour l'achat de l'ouvrage "Le Livre du Vinaigre", de recevoir en cadeau "La Nourriture Régénératrice. Cerveau et Santé" ;
- Dans un film sur les animaux, sur La Cinquième, le 10/3/97, on a entendu "nourriture" à plusieurs reprises, dont "Si les renardeaux n'étaient pas capables de passer d'une nourriture à l'autre, ils ne survivraient pas aux rigueurs de l’hiver arctique" ("capables de", autre envahissant alignement sur l'anglais dans cet extrait) ;
- Laurent Boussié (20h00, France 2, années 90) parle de "trois générations qui n'ont connu que l'aide sociale et les tickets de nourriture" (nous avons eu de la chance et notre langue aussi, puisqu'il ne nous a pas parlé de "timbres de nourriture", mot-à-mot de "food stamps") ;
- "A 15 F en moyenne le paquet de cigarettes, sur les ressources mensuelles des chômeurs fumeurs, 450 F s'envolent donc en fumée : c'est le prix d'un chariot plein de nourriture pour deux personnes pendant une semaine." lu dans "Avantages" (juin 97), rubrique "Nouveautés santé" ;
- Venue du pape en France, en 1997 ; France 2 couvre "l'événement". Au cours du journal de la mi-journée, le 23 août, un journaliste nous informe de ce que "Les premiers soins, c’est, avec la nourriture, [un souci des organisateurs]" et un autre, la quarantaine, nous dit, planté aux abords de la nonciature, que "le pape apprécie la nourriture".

Cette singerie va même à l'encontre des buts que poursuivent certains de ceux qui y sacrifient. Quand, en décembre 1996, dans l'appel de fonds des Restaurants du Cœur on a entendu : "C'est maintenant que nous achetons la nourriture. C'est maintenant que nous avons besoin de votre aide" ; quand, récemment, l'Unicef faisait diffuser un film-appel de fonds pour les enfants afghans où l'on entendait : "Avec l'Unicef, ses tonnes de médicaments, d'eau, de nourriture, de couvertures, de tentes (...)", on peut doublement le regretter.

D'abord, parce que notre langue n'est pas l'anglais et que cet alignement sur cette langue ne transformera pas ses imitateurs - notamment ceux qui l'emploient sciemment - en "White Anglo-Saxon Protestants", les seuls "vrais" Américains. Ensuite, parce que le mot "vivres", qui renvoie au verbe français homophone "vivre", serait nettement plus en adéquation que "nourriture" avec la mission qui est celle des Restaurants du Cœur et de l'Unicef - et d'autres organismes de bienfaisance, dont un qui avait fait appel à Robert Hossein pour demander l'aide du public pour sa cause.

Au fait, on nous parle sans arrêt de la nécessité de faire court. Or, "nourriture" est plus long que "vivres", "mets", plat", etc. Mais le besoin de singer et la peur soit de ne pas être dans le coup, soit de vieillir, qui permettent à nos macaques d'imposer leurs imitations, sont les plus forts.

On me dira que ces macaqueries pernicieuses sont le résultat de l'influence de l'anglo-américain, que tous ces gens parlent au quotidien, voire. Nombre de sous-titres et traductions écrites ou simultanées sont d'une médiocrité à faire peur. Et, quand on entend ces "anglicistes chevronnés" ânonner une phrase en anglais, il y a généralement au moins une faute (nous ne parlons pas de la prononciation, pour laquelle ils auront beau jeu d'incriminer leur(s) ancien(s) prof(s) d'anglais).

Au rayon traductions pitoyables, on a baptisé "Méprise" la VF du téléfilm qu'a diffusé France 3 le 8 décembre 2001 alors que le titre américain est "DOUBLETAKE". Mais le héros de ce film se voit inviter à manger de "la nourriture chinoise" au domicile d'une jeune femme.

Reste à rebaptiser "magasins de nourriture générale" nos magasins d'alimentation générale et.. "bol nourrituresque" le bol alimentaire des cours de sciences nat'. On invoquera pour ce faire l'évolution de la langue.

En tout cas, pour ce qui est de "nourriture", les adeptes de l'évolution américanisée de notre langue semblent avoir pour horizon de ramener notre vocabulaire usuel aux 400 mots de l'Américain moyen (celui de la légende), dont, un brin démagos, ils se moquent si volontiers alors même qu'ils singent sa langue et répandent impunément et de façon maladive leurs singeries dans le prétendu langage courant.

Le même phénomène de réduction du vocabulaire - d'autant plus facile à lancer que l'anglais et le français sont à la fois proches et éloignés - se produit avec "apparaître", "à travers", "juste", "développer", "opérer", "requérir" et "requis", "dédié" et "dédier" et bien d'autres mots, expressions ou verbes français alignés sur la pratique ou l'acception anglo-américaine.

Si vous doutez de ce que vous venez de lire, demandez-vous comment il se fait, par exemple, que l'on vous propose aujourd'hui des produits "avec Javel" (anciennement, si l'on ose écrire, "à la Javel" ou "à l'eau de Javel"), sachant qu'en anglais, on parle dans ce cas de produits "with bleach".

Christian Joli
christian-joli@wanadoo.fr


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78 commentaires :
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A qui se présensent ces gens - Par grant239 le 17 février à 00:43

ces gens des médias : télé, radio, agence publicitaire par intermédiaire d'assoçiation humanitaire dont vous reprennez les paroles . En france ,et c'est à déploré, un grande nombre dont je fais parti de personne ne maîtrise pas correctement le français soit par l'écrie soit par l'oral , souvent du fait de leur origine . Il est clair que dans tous les exemples que vous citez, l'important est d'être compris et que le méssage passe quel en soit la manière . Et la seule façon d'y parvenir c'est de simplifier . Pensez bien qu'un homme qui débarque de son afrique profonde pour caricaturer un peu n'a surement un vocabulaire trés important . Il n'en reste pas moins vrai qu'il faille promotionner la richesse et la beauté de notre langue . Malheureusement on ne peut pas compté sur notre président de la république :Mr Chirac qui lors de son voyage aux états unis a parlé aux américains ... en anglais . Ce qui est une HONTE, un scandale ,une ignominie . le présidents des français et des françaises [...] Lire la suite
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  • Re: - par Anonym le 28 octobre à 18:21

Sont gonfles les francais - Par Guenaz le 09 février à 16:14


D'abord, si les francais parlent mal le francais, c'est la faute aux americains... pourquoi pas ?

Et puis si le marche mondial nous pousse a parler anglais, quelle horreur ! Peut-etre que pour raviver le marche local on devrait "autoriser" les bretons, les alsaciens, les provencaux, les picards et les occitants a parler leur propre langue... Je suis certain que personne n'ira leur reprocher leur "francisismes"...
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Tu as mis un filtre à ta boite, hi!hi! - Par Jeanne-Lucienne Duchemin le 27 décembre à 22:18

Moi je t'ai rangé dans le dossier "les casses-couilles".
je te rapelle que je n'ai jamais souhaité débattre avec toi par mail. En plus je n'aime pas me faire draguer, même quand c'est déguisé. Ta télégraphiste, laisse moi rire. C'est toi qui a osé insister.
c'est mon droit le plus stricte de refuser la langue anglaise, déjà qu'elle nous est imposé pour trouver un JOB.
Alors ton caca nerveux dans ma boite mail. M'a fait rire et bon vent à toi aussi. Que les vents de la mer du Nord t'entrainent jusqu'au Triangle de Bermudes... Devine pourquoi?
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Oh joli Christian, un dernier essai pour te faire comprendre - Par Novanet le 27 décembre à 15:42

mon point de vue sur ton article.
"L'anglomanie ne consiste pas seulement à truffer ses propos de mots anglais (américains, soyons lucides). Voici un exemple de ce qu'on impose insidieusement au bon peuple."
Ce n'est pas le sujet qui est mal choisi, mais cette thèse du départ, qui n'a pa pu être prouvée par la suite.
1. Regarde la définition au dico français du mot anglomanie, si tu veux être fidèle au bon usage du français. Préférer un mot français à un autre n'en fait pas partie de la signification 'officielle'.
2.Le fait que tu es toujours libre de choisir la langue et tes expréssions favories prouve suffisemment, car tu es loin d'être le seul, que ta 2ème supposition est fausse aussi; on ne peut pas imposer au peuple de choisir son langage.
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c'est pas moi, m'sieur, c'est lui ... dit le xénophobe - Par saint_jean le 27 décembre à 15:37

Où les Français ont-ils donc pris cette manie de désigner l'étranger comme responsable de leurs propres turpitudes ?
Vous connaissez l'anglais-américain ? on y parle de "dishes", de "food", de "meal", de "diet" etc ... le vocabulaire y est aussi riche qu'en français. Il est plus commode d'accuser les américains de cette pauvreté de vocabulaire que d'en trouver la source dans une éducation nationale qui nivelle tout par le bas ! Les mauvais sont les riches américains, nous sommes les pauvres européens à leur botte.... Vous manifestez là une conception irresponsable de votre propre identité. Elle ne vous est pas imposée: c'est vous qui la forgez. Si vous manquez de références, ce n'est pas la faute aux étrangers, c'est votre manque de vraie culture qui est en cause.
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j'ai des problèmes de cadrage d'écran, alors je remonte - Par Jeanne-Lucienne Duchemin le 25 décembre à 15:48

Comment fait-on pour aimer la vulgarité, même vengeresse?

"C'est parce que je suis trop populaire - par de Boishardy le 24 décembre à 16:14

Vois-tu chère Lucienne, depuis mon article-intox sur la "Tyrannie" féminine, j'ai tellement d'ennemis parmi nos trolls que je ne sais plus où donner de la plume. Ah, que j'aime la vulgarité de leurs plumes vengeresses... "
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  • En fait... - par de Boishardy le 26 décembre à 12:34

Anglicismes - Par aïoli le 24 décembre à 18:40

Les frimeurs prennent malin plaisir à émailler leur discours d'anglicismes, parcequ'ils s'imaginent que cela fera plus mode et plus moderne...
J'ai entendu parler d'entreprises françaises qui font leurs réunions en anglais, même quand il n'y a pas un britton dans le voisinnage.
Que l'on veuille suivre les règles du marché mondial...passe encore, on n'a pas vraiment le choix. Mais de là à négliger sa propre culture...bof.

Les français devraient un peu plus s'inspirer du modèle québécois de protection de la langue. Ici, cette volonté est clairement affichée et seuls quelques anglois loyalistes s'en émeuvent.
En France, tout le monde s'est foutu de ''AllGood'' quand il a sorti ses mesures.
Il n'y a pas de honte à vouloir continuer à parler sa langue.
Mais notre élite continue à trouver les québécois ''bouseux'', les anglicismes ''in'', et les lois linguistiques comme étant le début d'une dictature... vous bouffez la soupe que vous vous préparez, ne vous [...] Lire la suite
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Si longtemps que tu es libre de nuancer 'tes termes' - Par Novanet le 24 décembre à 18:06

...et que tu les trouves encore dans la langue - peu importe de leur origine et de leur fréquence d'utilisation statistiquement parlant - il n'y a pas de restriction de penser. C'est la pensée qui choisit son dico pas l'inverse. Et c'est quoi ta solution ? Evitez les anglicismes et revenez à la pureté de la langue francouaise et de la raison (françouaise aussi?).
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RE : à Je suis atterré - - Par Jeanne-Lucienne Duchemin le 24 décembre à 16:20

Désolée mais je n'ai pu lire que la moitié. Le reste n'étant pas accessible, "because" my écran is very little.
Mais, il n'y a pas de quoi te mettre dans cet état parce que quelqu'un ne partage pas ton enthousiasme.
Le berceau de la civilisation est reste le continent. Sauf les indiens d'Amérique, mais ceux là ont été décimés par les européens d'un peu toutes les nationalités.
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Je croyais qu'un nègre - Par Jeanne-Lucienne Duchemin le 23 décembre à 19:59

était un écrivain inconnu oeuvrant pour un auteur connu.
Nous n'allons pas passer un réveillon sur un terme, je sais que sur l'article du rire, ils ne s'éclatent pas, mais alors pas du tout.
Ce n'est pas une raison pour tourner en rond dans la case.
Il parle d'autre chose dans son article Christian. Il critique je crois les USA. Ce n'est pas grave tout ce qui demeure outre Atlantique, hormis Le sud de l'Amérique, ils sont plutôt froids, coincés et peu démonstratifs.
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Petit nègre et occidental - Par thorghisl le 23 décembre à 19:39

ou petit occidental nègre
ou encore nègre occidental et petit
ou nègre et petit occidental
ou bien occidental nègre et petit
ou occidental petit nègre

by uncle tom,
and uncle ben's
and cousine bécassine
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Black is beautiful ! - Par virtuellanne le 23 décembre à 15:58

et personnellement, je trouve ton terme de "nègre" autrement plus offusquant que celui de "nourriture" ! Comme j'ai dit plus bas, tu ferais mieux de voir la poutre qui t'aveugle au lieu de la truffe dans les mots de ton voisin anglomaniaque !
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Black is blague.. - Par Jiel85 le 23 décembre à 00:08


Ca sent le nègre, ton truc.
Un plat-ventre d'esclave champion de la grammaire aliénante.

M'enfin bon..

"vivres" au lieu de "nourritures", ça se salue.

Jiel
(in "Gibbons, négros et Bescherelle")
*


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le petit nègre? - Par virtuellanne le 22 décembre à 16:52

comment oses tu? tu t'offusques beaucoup au sujet de nourritures abstraites mais tu dois manger à ta faim toi...contrairement au petit nègre qui meurt tous les jours du manque de NOURRITURE !







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fast food ;-) - Par vis-la-joie le 21 décembre à 20:22

Je cite :
« Au fait, on nous parle sans arrêt de la nécessité de faire court. Or, "nourriture" est plus long que "vivres", "mets", plat", etc. Mais le besoin de singer et la peur soit de ne pas être dans le coup, soit de vieillir, qui permettent à nos macaques d'imposer leurs imitations, sont les plus forts. »

Il y a aussi Bookmark au lieu de signet, overclocker au lieu de surcadencer.
Autre chose : écrire KI au lieu de QUI. Ce qui me dérange est que QI est bien plus rapide à écrire car il n'y a qu'une lettre à enlever, au lieu d'avoir en plus à en changer une. Mais QI, ça fait moins WASP que KI.
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... mais article savoureux ! - Par caen418 le 21 décembre à 12:06

Vous ne décolerez pas contre ces "Français qu'on rémunère pour nous informer" et qui manquent justement de professionnalisme, tant ils appauvrissent le vocabulaire de leur (et de notre) langue maternelle, pour toutes les raisons que vous évoquez.
Merci de nous tenir éveillés et souhaitons que votre article, loin de rester confidentiel, touchera la même audience que celle contre lesquels vous fulminez...
A propos de "Nourriture", j'enseigne dans une école hôtelière, là où les mots "aliments", "plats", "cuisine"... sont encore maniés avec discernement. Mais nous ne sommes pas à l'abri de l'uniformisation et de la facilité : mettre la "nourriture" à toutes les sauces risque, un jour, de nous couper l'appetit...
Je salue celui qui sait encore goûter la richesse des saveurs de la langue française.
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Ce ne sont pas tant les macaques que les vendeurs de cacahuè - Par uzralk le 21 décembre à 09:46

Ce ne sont pas tant les macaques que les vendeurs de cacahuètes qu'il faut incriminer. L'un des vecteurs importants de la transmission du langage se trouve au dos de la boïte de céréales.
Des céréales traumatisées par Monsanto et commercialisées par Kellog's & consors. Bien des gens remplacent la lecture du journal du matin par celle des étiquettes et autres dépliants commerciaux. Résultat pour économiser, les textes rédigés en américain sont traduits au mot à mot, les illétrés sont responsables des sous titrage de nos films préférés (les moins culturels de préférence)et les techniques marketing les plus efficaces tiennent en une dizaine de mots répétés avec entêtement. Ne parlons pas des nouvelles technologies gratifiées d'une appellation internationale (donc anglaise) ou des pratiques sportives innovantes baptisées au gré des rencontres les plus prestigieuses où le baragouin semble définitivement s'imposer comme le seul moyen de communication oral entre personnalités nourrie [...] Lire la suite
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nourriture... - Par ruderalis le 21 décembre à 07:38

Là, tu m'as sidérée, t'as raison, même ma fille qui a quatre ans parle toujours de nourriture, autant au sujet de l'alimentation des humains que de celle des animaux. En plus la maîtresse ne parle qu'anglais à la récréation, et ma fille me revient en chantant des chansons que je reconnais comme étant de l'anglais, mais auxquelles je ne comprend pas grand'chose. Je trouvais cet état de fait plutôt positif, mais là, je commence à me poser des questions.
Mais bon, restons calmes, l'antiaméricanisme pour ce que les américains ont de négatif, d'accord, je suis agricultrice et membre de la confédération paysanne, mais à l'heure de l'euro
pouvoir tous s'exprimer dans la même langue, même si nous gardons la nôtre pour un usage interne, ne serait-ce pas une avancée pour la communication entre les hommes ?
Vaste débat....Mais merci quand même de m'avoir
éclairée, il faut rester vigilants, et je trouve cette recherche particulièrement interressante.
Répondre

Oui... - Par oliviergabriel le 21 décembre à 01:51

et ou veux-tu en venir?
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J'aime pas les anglais - Par Jeanne-Lucienne Duchemin le 20 décembre à 21:38

Malgré mes études et deux fois trois semaines intensives (6h/jour) d'anglais, je n'arrive toujours pas à intégrer cette langue.
Depuis peu j'ai une nouvelle raison de détester le Royaume Uni, ça ne va pas arranger mon "british parler".
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