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L'Echo du Village - Accueil n°171 - jeudi 21 décembre
Rubrique société animée par Floriet


L'aliénation de l'esprit occidental
ou les véritables conditions de la paix intérieure

L'ignorance caractériserait le mode naturel de fonctionnement de l'esprit humain et la résignation,l'indifférence cynique,seraient l'achèvement de son intelligence,si l'esprit humain ne savait trouver en lui-même aussi bien sa faiblesse que le remède pour s'en débarrasser au moins en partie et par voie de conséquences, de tous les états psychiques déficitaires qu'elle engendre.

L'inquiétude ou l'absence de paix intérieure est un état qui semble appartenir à la nature même de l'esprit humain. A peine a t'il poursuivi la reflexion d'un contenu quelconque de la conscience jusqu'à la moitié, il s'en détourne aussi vite pour prêter attention à un autre objet.Les esprits sincères et sensibles éprouvent un sentiment d'insuffisance et de mécontentement face à cette faiblesse générale de la conscience humaine qui ne parvient pas à une concentration et une profondeur analytique de la pensée.
Un premier apaisement serait déjà de comprendre les raisons d'être de cette faiblesse. A mesure que l'inquiétude qui trouble si souvent l'esprit et le coeur de l'homme sont conséquence directe de sa faiblesse de concentration, le cas inverse semble aussi bien possible et plausible. II ne reste l'hypothèse que tous les deux inconvénients de l'être humain sont réparables si une analyse critique de sa psychologie aliénée peut réussir à révéler la dernière cause des déficits mentaux et sentimentaux, que l'homme trouve dans sa propre nature, qui semblent empêcher l'état de quiétude, de sérénité, de paix, d'équilibre et de bonheur auquel nous aspirons pour la plupart. Ignorance caractériserait le mode naturel de l'esprit humain et résignation et indifférence cynique l'achèvement de son intelligence, si l'esprit humain ne savait trouver en lui-même aussi bien sa faiblesse que le remède pour s'en débarrasser au moins approximativement et ainsi de tous les états psychiques déficitaires qu'elle engendre. Les représentants les plus avancés de l'espèce des résignés se posent même la question, à quoi bon l'intelligence de l'homme si elle apporte apparemment plus de problèmes qu'elle est capable d'en résoudre?
Ceux qui, confrontés avec la faillite organisée de l'intelligence moderne manquent d'intelligence d'une manière vraiment inquiétante déclarent la satisfaction de nos désirs sensuels comme seul objectif valable de notre existence car elle nous éviterait au moins de rester des victimes insatisfaites de nos frustrations intellectuelles. Pour déguiser le manque d'esprit flagrant de leur position les défaitistes intellectuels, les défenseurs les plus fervents du nihilisme culturel s'empressent de camoufler le manque évident d'humanisme, d'idéalisme et d'engagement social de leur pensée par des constructions spéculatives et par la suggestion de promesses prétendant avoir trouvé la véritable fonction et la raison d'être de l'intelligence humaine, qui serait de se trouver au service de la satisfaction des sens.
Dans l'espoir de pouvoir réduire ainsi les problèmes de 1'existence humaine aux préoccupations du règne animal, ils restent malheureusement parfaitement inconscients du fait que c'est justement la prévalorisation des sens qui cause davantage de problèmes à l'esprit de l'homme et pas la prévalorisation de l'esprit, à moins qu'il ne s'agisse de démagogues sans scrupule qui prônent ouvertement l'exploitation de l'homme par l'homme en vue d'organiser au mieux les conditions de leur propre satisfaction sensuelle.
L'abandon volontaire d'une quête persévérante de soi, qui serait menée à travers un raffinement continu de toutes ses facultés d'esprit et qui aboutirait à une reconnaissance définitive de sa véritable nature, identité et finalité existentielle traumatise l'esprit comme l'absence ou un traitement violent en outrance des parents traumatisent à coup sûr l'enfant. Enchaîné au manque de ce qu'il n'a pas eu et aux frustrations qui en résultent l'homme déraciné grandit depuis l'échec de l'éducation subie dans l'incertitude et la frustration de son être. Il va chercher à combler ses déficits multiples et intensément ressentis par un culte qu'il rendra désormais à la satisfaction de ses propres désirs. Ceux-ci se développeront à la hauteur et en fonction de tout ce qu'il croit, à tort ou à raison, jamais avoir possédé, la vraie compréhension et l'affection de ses parents, la vraie reconnaissance de sa valeur existentielle et la certitude de sa véritable identité et finalité existentielle. Pour sortir de la frustration, qui l'enveloppe depuis que l'expérience du manque et du renoncement de soi lui fut imposée par décret éducatif il va se sentir dans l'obligation et enfin obtenir la liberté de s'inventer lui-même.

La suite de son cheminement sera caractérisée par un seul enchaînement de ruses et de manœuvres toujours renouvelées à l'aide desquelles il cherchera à échapper aux contraintes et contingences de sa propre existence en essayant inlassablement et sans vraiment y parvenir, de les modifier à son propre avantage. L'esprit aliéné et inconscient de sa véritable identité est capable d'interprêter sa perte comme un gain et sa souffrance comme un acte héroïque de grandeur voilé au regard des autres, car si sa nature héroïque était évidente au regard de tous il aurait obtenu et il obtiendra ce qu'il a cherché et ce qu'il cherche, la reconnaissance, l'intérêt et l'affection durable des autres. Tout comme il peut s'imaginer que sa faiblesse d'action soit en vérité signe de la maîtrise discrète d'un destin tragique qui est pressenti et accepté, il peut se révolter et fuir dans la 'noblesse' imaginaire d'une résignation contemplative vers l'escalade de son tempérament dynamique mais méconnu qui l'emmène dans son imagination fertile vers la conquête passionnée de sa nature titanesque, de la vraie grandeur de son moi opprimé, qui peut ensuite nourrir toutes les idéologies mégalomanes jusqu'au postulat du surhomme, de la "divinisation" de soi, d'un être transfiguré qui se serait transformé en l'objet unique de son amour propre en devenant la cause, le chemin et le but de sa propre religion. L'homme aliéné de sa véritable identité et arrivé au sommet de sa vanité peut se croire en mesure et en droit de proclamer la mort de Dieu, s'étant transformé en sa propre idole et objet d'adoration car l'amour excessif de soi est tout ce qui lui reste depuis que la vie lui semble avoir enseigné que la reconnaissance, l'amour et l'affection des autres est improbable, accidentel ou pour le mieux instable et passager.



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9 commentaires :
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D'accord ! (sur 2 premiers paragraphes, pour commencer) - Par irini-kai-ilios le 27 décembre à 01:58

« sentiment d'insuffisance et de mécontentement face à cette faiblesse générale de la conscience humaine qui ne parvient pas à une concentration et une profondeur analytique de la pensée » : avidité de connaître, et manque de temps pour s y prêter ?

« résignation et indifférence cynique caractériserait
l'achèvement de son intelligence » : d accord, car souvent observé… notamment chez des gens qui sont hermétiques à certains domaines, et qui, contraints de faire l impasse, s appliquent à en minimiser l utilité. (instinct de ne pas s avouer vaincus ou de ne pas se sous-estimer ?)
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Patati patata et profondeur analytique - Par elmoudjahidine le 23 décembre à 16:04

Ce qui manque à la pensée humaine ce sont des couilles.
La philosophie est le socle de toutes les idéologies. Sous prétexte d'apprendre à penser elle nous a baguenaudé d'impératif moral catégorique en esprit absolu.
Tu nous parles d'un monde qui n'existe pas, tu fais les questions et les réponses.
La mort de dieu par exemple est le concept même de la vanité philosophique . Qui a posé ? et surtout quand ? l'existence de dieu : les prètres .
Qui a remis en question dieu et son existence ? :
les philosophes (nos prètres) .
A ce jeu là vous aurez toujours raison.
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Rencontre du 3ème type - Par Novanet le 22 décembre à 01:07

Mac ani-mâle, tout fauve, sortie de sa douche matinale, le torse bombé en souvenir de ses exploits nocturnes, les dents affutées sur le déjeuner mega-crunch-café-au-lait-au-lit, les yeux tournoyants pendant que les premiers tartines broyées envoient leurs jus pour mettre le cerveau en marche. Pour stimuler les neurones avant de partir à la chasse un petit coup d'oeil sur la 'Une' de l'Echo: "Qu'est-ce qu'il a dit?" Pour peu, la dernière charge calorique lui aurait bouché la gorge; "L'homme un être humain, c'est une blague ou la nouvelle théorie de l'évolution? Dommage, il aurait pu devenir une vraie bête de scène, ce cousin, poilu et feroce comme dans ses meilleurs états, mais avec ces idées d'enfoiré il risque de perdre en vitalité ce qu'il gagne en frustrations." Il rebondit dans ses jeans décapotables, tourna la poignée sur l'abdomen pour contrôler le niveau du carburant et laissa hurler les 400 chevaux sous le capot, le cri de tarzan était une berceuse à côté. [...] Lire la suite
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Moa content - Par cpocc le 21 décembre à 19:35

moa tout lu du premier au dernier mot
m'a semblé relire la même chose vers le milieu que dans le titre mais j'ai pas eu le courage de relire.
Désolé
Bon c'est pas tout ça, maintenant je vais devoir digérer tout ce tas de mêmes idées dites sur des modes différents.
Et çà c'est dégueulasse, juste à la veille des fêtes.
On frise de suite l'indigestion
Si j'aurais su, j'aurais pas lu
Excusez-moi (Eurk!!!!!!!!!!)
Ah çà va mieux
On parlait de quoi déjà?
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j'ai rien compris - Par Torpedo le 20 décembre à 21:02

et pourtant j'suis pas un con.
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