LeVillage.Org - Bienvenue
Besoin d'aide ?
L'hebdo
Accueil Hébergement Webmail Rencontres Wiki Village 3D Forum
 
L'hebdo
RETOUR A LA UNE

LES ARCHIVES
371370369368 367
366365364363362
Toutes les archives

LA REDACTION
Devenez reporter
Votre bureau
La rédaction
Les reporters

AIDE ET CONSEILS
Foire aux questions
Conseils d'écriture
La netiquette


Publicité

L'Echo du Village - Accueil n°164 - Jeudi 1er novembre
Rubrique culture animée par Médée (version originale) assistée par Kirmaha Eanriatt


La liberté artistique sur la banque d'observation (1)
Dans la grotte de picasso

Voyons s'il est possible de situer clairement l'espace psychique dans lequel se déroulent depuis des siècles les pâtes à milles feuilles, qui ornent encore aujourd'hui les étagères des nos bibliothèques audi-visuelles et posons nous la question si on peut espérer de pouvoir un jour les dépoussiérer définitivement.

Le concept de la créativité artistique est lié à celui de la liberté artistique. Tous les deux se réfèrent au culte de génie tel qu'on le trouve développé dans l'histoire de la culture des sociétés de type occidentale. L'objet du culte est une forme d'intelligence artistique qui est considérée comme supérieure aux autres formes d'intelligence, notamment à cause d'une originalité et d'une unicité de l'oeuvre artistique dont seul l'artiste célèbre et reconnu en tant que tel serait capable. Son statut rend ses productions dignes d'un rituel fétichiste, d'un culte de vénération et d'adoration qui porte en lui les signes manifestes des croyances religieuses trouvées dans des sociétés supposées révolues et archaïques, innovant ainsi un système de superstition, de « mythologie » et d'idolâtrie moderne.
Essayons de comprendre ce qui caractérise le procédé d'une créativité « proprement » artistique.
L'impulsion primaire de l'acte artistique au 2o-ième siècle et à l'age de pierre de l'espèce humaine semble être la même: L'accomplissement rituel d'une sorte de « geste magique », l'acte imitateur et imaginé révélateur d'une réalité physique ou psychique, intérieure ou extérieure, qui amènerait un pouvoir, une capacité de compréhension et de domination sur la réalité dont il serait reflet et expression adéquate. Le chasseur préhistorique qui dessine l'image de l'animal chassé à l'intérieur d'une grotte pour ensuite affronter sa réalité à l'extérieur avec le courage et la conviction de l'attraper, de le maîtriser et de l'abattre et l'artiste qui fait la même chose avec ses symboles et signes personnels de la réalité, sont seulement éloignés dans l'espace et dans le temps; au fond d'eux-mêmes ils partent, d'une même inspiration et d'un même désir, celui de comprendre et de maîtriser l'objet intérieur ou extérieur de leur désir.
Etant donné que le résultat recherché par l'activité artistique est toujours le même, une connaissance et emprise efficace sur un ou plusieurs détails du monde extérieur ou intéri-eur, le point de départ de l'activité artistique est, inversement à son but visé caractérisé par le manque de ce qui est recherché. Contrairement à ses prémices idéologiques l'activité artistique nous semble profondément enraciné sur un terrain marqué de privation, de faiblesse, d'ignorance, d'incertitude, d'inquiétude, d'impuissance, de dépendance et d'une absence généralisée de maîtrise de soi et du monde.

La conclusion s'impose alors que la situation originaire de l'activité artistique est la dépendance vivement ressentie des conditions contingentes de I'existence humaine et le désir et l'espoir de pouvoir dépasser celle-ci au moyen de l'activité arti-stique, qui devient ains4 une activité de culte ou une activité culturelle.
Le plaisir immédiat, la satisfaction spontanée ou finale ressentie pendant ou à l'issu de l'acte esthétique est fondé sur l'anticipation imaginaire de l'accomplissement des désirs de l'artiste, qui, prisonnier d'un univers virtuel, confond rêve et réalité, maîtrise subjective de l'oeuvre et pouvoir objectif sur la réalité de soi et du monde. L'imagination et l'illusion du chasseur de maîtriser l'animal, en immobilisant d'abord sa forme sur un mur, augmentent sa confiance en soi par l'idée et l'expérience virtuelle de l'avoir temporairement mis sous son contr61e. Il se prépare ainsi à la chasse réelle et il est possible, qu'il invoque au cours de son exercice symbolique tout un arsenal d'entités imaginaires, susceptible de le soutenir dans son entreprise et de l'accompagner sur le chemin du succès, sur le chemin de l'accomplissement de ses désirs. - le taureau, le thème préféré de Picasso, signifie symboliquement le camouflage d'une divinité imaginaire et mythologique, qui s'empare d'un corps animal pour mieux poursuivre et atteindre sa proie.- Conscient du fait que le point de départ de l'activité artistique est plutôt négatif que positif, une caractérisé par une situation de manque, d'incertitude, d'inquiétude, et de désir, un état d'absence de réalité et d'accomplissement il semble plus raisonnable de la définir comme un acte de défaillance et de souffrance existentielle. Elle serait ainsi une expression fidèle de ce qui possède un pouvoir sur l'artiste et ne pourrait plus être citée comme preuve et expression à priori d'un quelconque pouvoir de l'artiste autre que celui d'une création et maîtrise imaginaire et symbolique.
Ainsi Renoir comme des centaines et de milliers d'autres peintres témoigneraient avec leur prédilection pour la reproduction virtuelle des sujets féminins que les femmes possédaient un pouvoir considérable sur leur psychisme et notamment sur leur imagination et on peut se demander pourquoi de l'art n'a pas connu au tant de femmes qui ont passé leur vie dans la contemplation des corps masculins dénudés. Balzac de par sa description minutieuse du milieu bourgeois dans son oeuvre romanesque illustre de cette manière lui-même le fait que ce milieu avait un impacte et possédait un pouvoir considérable sur lui. Baudelaire confesse avec ses fantaisies délirantes à son tour que la drogue, notamment le haschisch, l'alcool, l'opium ainsi que le contraste entre l'ivresse et la sobriété, de la beauté et de la laideur, qu'ils provoquaient, exerçait un grand pouvoir sur son esprit et son psychisme ainsi de suite.
Voici que la vénérée statue de la liberté artistique retombe déjà dans la fosse de l'illusion d'où elle était tirée et posée sur un piédestal. Si quelqu'un est atteint d'une maladie, le fait qu'il puisse librement exprimer qu'il est malade ou s'imaginer qu'il soit sain changera probablement en rien le fait de sa maladie. Vu de cet angle de la réalité l'artiste comme une fonction expressive de ses dépendances ne peut pas se passer d'exprimer ce qui a du pouvoir sur lui. Sa fameuse « liberté créatrice » se réfère ainsi uniquement à l'inventaire de son mode d'expression ainsi qu'aux signes, verbaux, sonores ou pittoresques qu'il véhicule. Elle attire les témoins de sa contestation dispersant ainsi la foule des pauvres croyants qui étaient devenus victimes d'une illusion habile, d'une tromperie rhétorique, musicale ou imagée finement calculée.

novanet


Recommander à un ami        Imprimer
CHEZ TOUS LES MARCHANDS DE JOURNAUX
Découvrez l'Écho en kiosque
Chaque mois, retrouvez l'Écho en kiosque avec un contenu inédit. 72 pages écrites par les reporters villageois et le fameux CD-Rom & Audio gratuit. 15 francs seulement !
Voir le sommaire

Voir le sommaire



L'AUTEUR
Novanet
novanet

Carte de reporter

5 derniers articles :
• Je pense, donc je suis vraiment ? (1)
• Dernières nouvelles du front international contre le terrorisme

L'ÉCHO PAPIER
Abonnez-vous dès maintenant !
Recevez l'Écho du Village papier chez vous tous les mois pour 24 euros 50 (12 numéros)
>> Je m'abonne

RUBRIQUE culture
• La tolérance - un objectif !
<B>Dan You collabore comme concepteur d'images avec Jean Michel Jarre, dont le concert pour la tolérance a rassemblé, le 14 juillet 1995 à Paris, un million et demi de personnes.
L'Écho du Village n°161


• Photo: Des graffitis plein les murs.
Une peinture en "trompe-l'oeil" sur un mur de la ville de Québec.
L'Écho du Village n°161


• Masturbation intellectuelle
Masturbation intellectuelle ou pseudo-intellectuelle ?, film sulfureux ou pseudo sulfureux ?.
L'Écho du Village n°160


• Alcatraz
<b>Un convoi de touristes se rend à Alcatraz. Ce soir, ils seront de retour chez eux. Avant, quand on entrait dans la prison d'Alcatraz, on n'en sortait pas.
L'Écho du Village n°160


• La création bretonne entre tradition et modernité
<b>Les vacances sont terminées, autant reprendre un chemin de la curiosité pour s'en aller voir: AR SEIZ BREUR 1923-1947.
L'Écho du Village n°159


• Invitation à la rêverie
" Muse, redis-moi donc quelle ardeur de vengeance De ces hommes sacrés rompit l'intelligence, Et troubla si longtemps deux célèbres rivaux.
L'Écho du Village n°159


• Photo: Mon musée au canada...
Le "Musée des Civilisations" à Ottawa,retrace l'histoire du Canada depuis sa création.
L'Écho du Village n°159



DEVENEZ REPORTER
L'Écho du Village propose à tous les villageois de devenir reporter grâce à une interface conviviale et facile d'utilisation.


D'accord ? D'accord Pas d'accord ? Pas d'accord Suggestion ? Suggestion

2 commentaires :
Les commentaires sont la propriété de leurs auteurs.
Nous ne sommes pas responsables de leur contenu !

Lasse d'attendre le chargement des messages sous - Par Jeanne-Lucienne Duchemin le 05 novembre à 20:57

mon article préféré, je me suis égarée dans la deuxième de une. Bien m'en a pris, que vois-je un Troll ayant son article. Et quel article, on a l'impression que tu en veux aux livres. Les comparer à des mille-feuilles, remarque j'ai rien contre les mille-feuilles, sauf que je les mange. j'ai pas réussis à avaler un livre, et pourtant quand celui-ci me passionne, je le dévorre.
Une petite critique pour la route, tu n'aurais pas pu écrire plus simple, même au nom de ton expression perso qui est le fruit de ta liberté créatrice.
enfin, j'espère que les autres te repèreront pour une fois que tu n'écris pas de gros mots. Non de non!
Répondre

 
 
Logos - Partenariats - Espace Presse - Publicite - Contacts - Mentions légales et respect de votre vie privée © VEZIM SARL