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L'Echo du Village - Accueil n°164 - Jeudi 1er novembre
Rubrique L'actu animée par titibeny


Hommes / femmes : l'éternel combat
Article-interactif : solution aux sujets sensibles?

Lorsqu'on achète un magazine ou un journal, on sait ce qu'on va lire, on connaît la ligne éditoriale. Bref, on se cantonne à voir ce qu'on a envie de voir. A l'Echo, les divergences d'opinion qui font son charme, ont encore récemment provoqué d'interminables affrontements sanguinaires. Fini tout cela ! Réjouissez-vous ! L'article interactif est là pour vous. Vous pourrez lire ce que vous avez envie de lire en toute tranquillité. La semaine dernière, De Boishardy avait lancé une polémique sans précédent suite à son article sur la tyrannie féminine. Pour palier à ces débordements, plutôt que de publier un vomissement de bile féministe en réponse, les rédacteurs de l'Echo vous proposent ici de traiter de façon objective le féminisme et ses dérives. Nulle crainte, vous serez satisfaits : on vous laissera libre de votre propre subjectivité.



C'est tout l'avantage de cet article-concept. Un peu à la manière d'un jeu de rôle, selon vos opinions, au fur et à mesure, vous choisirez la ligne directrice qui vous convient. Vous êtes une chienne de garde enragée ? Un machiste invétéré ? Vous trouverez votre bonheur. A la fin de chaque partie traitée, il vous suffira de choisir le lien qui concorde avec vos opinions.


Introduction :

La semaine dernière, De Boishardy écrivait un article intitulé «Que cesse la tyrannie féminine !» ce qui a déclenché moult réactions auprès des hommes comme des femmes, certains d'accord, d'autres révulsé(e)s par l'horreur. De Boishardy décrivait le calvaire qu'enduraient les hommes par la faute des femmes, meurtris, complexés, idéalisant sans cesse le sexe faible. Il revendiquait le droit à l'émancipation de l'homme. Il citait également des artistes qui, à force de sublimer la femme, finissaient par se détruire eux-mêmes. Ironie? On le prend comme on veut. Les chiennes de garde, elles, ne se sont pas franchement dilaté la rate en lisant ceci, au contraire.
Choix 1 Alors, pensez-vous que la réaction des chiennes de gardes est disproportionnée par rapport à ces écrits?
Choix 2 Ou bien pensez-vous plutôt que les arguments prônés par De Boishardy sont complètement infondés?






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Les chiennes de garde ont peut-être bien affiché leur courroux un peu trop vivement.

Il ne faut pas oublier que De Boishardy est un rédacteur de talent, qu'il a rédigé des articles pointus sur l'orangisme, et (un comble!) un article dénonçant le porno, pornographie que vomissent justement nos chiennes. Avant de s'attaquer de plein fouet à un journaliste, sans se poser la moindre question, il faudrait peut-être réfléchir un tant soit peu. Se demander si c'est de l'humour, voire un message féministe qui dénonce, voir ce qui l'a poussé à écrire cela. Non, non, les néo-féministes qui s'y attaquent ici ne se posent pas de question. Le second degré est une notion inexistante pour elles. Malgré tout, on pourrait justifier la réaction des femmes outrées suite au dit-article, pour la raison qu'elles subissent incessamment des allusions, ou des réflexions dégradantes de la part de la gent masculine.
Choix 1 Selon vous, peut-on reprocher aux femmes outrées par ce genre de texte de systématiquement tout prendre au premier degré, et qu'elles ne font pas assez preuve de discernement?
Choix 2 Ou pensez-vous que cette polémique éclaire le fait que le féminisme a encore beaucoup de chemin à parcourir?






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Les références littéraires de l'article de De Boishardy sont contestables.

Quelle littérature idéalisante? se demande Médée, qui est connue pour ses accointances avec les chiennes de garde: "Tout ce qui a été écrit par les hommes sur les femmes doit être suspect, car ils sont à la fois juge et partie." Poulain de la Barre. J'étais un peu consternée à la lecture de cet article. Tout d'abord, j'ai été frappée par le titre, volontairement provocateur : " Que cesse la tyrannie féminine ". Titre bien ironique au demeurant.

Ensuite, j'ai feuilleté l'article, j'ai encore hésité. Était-ce vraiment du second degré ? J'ai d'abord opté pour un article décalé et volontairement surréaliste. Je ne voulais pas le comprendre comme ayant un sens caché. Peut-être parce qu'après les propos les plus machistes, on a coutume de dire aux féministes qui objectent : " vous manquez d'humour, c'était du second degré ". Quand on nous insulte, il nous manque donc la superbe fibre humoristique, dont tout le monde est doté, sauf bien sûr les féministes. Ce manque d'humour explique pourquoi elle ne supportent pas que les femmes soient battues, que les Afghanes soient privées de tout, que d'autres soient violées. Alors qu'en fait, elles n'ont même pas compris qu'il s'agissait d'un numéro comique. Les conditions de vie des Afghanes, sont simplement une bonne farce qu'on voulu monter les Talibans. Comme pour les usines de " Tintin au pays des Soviets ", tout n'est que décor, tout n'est qu'illusion. Ils jouent les méchants, alors qu'en-dessous, ils sont gentils tout plein. Les féministes ont un petit pois en guise de cerveau, si elles ne comprennent même pas que ce qui se joue sous leurs yeux n'a rien de réel. Et dire que je fais partie de cette équipe de débiles mentales et de débiles mentaux, qui se montrent aussi un peu paranoïaques sur les bords.

Mais revenons à l'article. En le lisant, on avait l'impression que l'auteur s'était métamorphosé en Chevalier des Grieux, le pauvre héros de l'Abbé Prévost qui eut à subir les infidélités de la perfide Manon. En voilà un exemple littéraire, qui traduit à merveille l'amoureux éperdu, éconduit, trahi, par Manon Lescaut. Des romans qui prêtent à la femme tous les vices ou les tournent en ridicule, la littérature aiment à s'en délecter ; on peut citer " Les diaboliques " de Barbey d'Aurevilly ou encore toute l'oeuvre de Montherlant, sous oublier bien sûr " Les précieuses ridicules ". En parcourant la philosophie, on retrouve aussi foule de paragraphes, qui loin de flatter les femmes, les méprisent. Nietzsche n'admet pas l'idée qu'une femme puisse elle aussi accéder au rang de surhomme. Kirkegaard, dans son traité du désespoir, admet qu'une femme ne peut pas éprouver un désespoir pur et vrai, un désespoir libérateur. Elle pense toujours par le faux, selon lui. Madame de Staël rejette brillamment l'apologie des vertus guerrières, mais écrit : " Nul bonheur ne peut exister pour elles que par le reflet de la gloire et la prospérité des autres ". Nous sommes par ces exemples à cent lieues d'une littérature qui rend hommage aux femmes. Néanmoins, certains auteurs, comme Stendhal, se penchent sur la condition féminine et livrent des témoignages bouleversants à ce sujet. Seulement, Stendhal s'excuse à l'avance d'aborder l'infidélité d'une femme (mariée à un homme médiocre) et après les aventures de Madame Bovary, Flaubert a dû affronter une cour de justice. " Non : j'ai pu vivre dans la servitude, mais j'ai toujours été libre : j'ai réformé tes lois sur celles de la nature, et mon esprit s'est toujours tenu dans l'indépendance. " Montesquieu écrit ces lignes au XVIIIème siècle. Dans la dernière lettre des Lettres persanes, il réhabilite Roxane, la femme d'Usbek que le lecteur avait pris pour une veule. On voit la plus belle des femmes du sérail, celle qui en apparence se montrait la plus vertueuse et la plus calme, pleurer la mort de son amant et mourir par le poison. Elle relève aussi son courage et montre la révolte qu'elle dissimulait, les haines qui la brûlait, la passion de vivre qui la tiraillait. Ainsi, si des écrivains ont attribué à la femme tous les vices, certains l'on traitée tout en nuance et avec un réalisme décoiffant.

J'ignore ainsi quelle littérature peut lire le jeune homme type mentionné dans l'article duquel nous parlons. Qu'a-t-il lu, ce jeune homme prétendument déçu par les femmes ? Quelle littérature idéalise la femme ? Baudelaire ? Certainement pas, les expériences amoureuses décrites dans " Les fleurs du mal " sont on ne peut plus malheureuses. A-t-il feuilleté Ronsard ? Ronsard, satyre déguisé en poète, semble plutôt montrer qu'il est à l'affût de chair fraîche, qu'il veut cueillir toutes ces dames avant qu'elles ne se fanent, qu'il veut uniquement se délecter d'elles. Où se trouve-t-elle cette littérature idéalisante ? Et surtout, de quel siècle date-t-elle ? Nous n'en saurons absolument rien, l'article commenté ne donne aucune référence.
(par Médée)
Choix 1 Ces références littéraires vous poussent-elles à penser que le féminisme doit aujourd'hui continuer à être défendu?
Choix 2 Ou bien les (néo)féministes n'ont-elles pour vous décidément aucun jugement objectif?






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Les femmes ont toujours et encore besoin d'être défendues.

Médée s'insurge sur les remarques qu'elle a pu lire, pas plus loin que dans les forums de l'Écho:
« Si tu es une bonne femme, va récurer tes casseroles car tu as le vice et les saloperies dans ta bouche et sur ton clavier (?) Si tu es mal sautée va ailleurs et fous nous la paix. » A part nous interroger sur la possibilité de modérer les espaces de discussion, ces paroles nous inquiètent. Une partie de la presse et de la population rabâche que l'égalité existe et que le combat féministe est actuellement infondé. Pauvres poires, nous l'avons crû. Jusqu'à présent, ces personnes n'ont jamais nié le racisme, au contraire, elles ont dénoncent souvent les conséquences. Par contre, l'admission du sexisme leur fait défaut. Il y a deux poids, deux mesures aujourd'hui entre le racisme et le sexisme. On pourrait donc croire naïvement qu'ils ne sont pas traités pareillement parce qu'ils sont diamétralement opposés. Hélas, ils véhiculent la même idée, celle de penser l'individu par des stéréotypes. « L'Arabe est un voleur, la femme une salope. ». On retrouve entre ses deux affirmations (erronées évidemment) le même état d'esprit : celui de calibrer l'individu selon sa race ou selon son sexe ou plus généralement selon son identité.

Vous saisissez le parallèle ? Maintenant supposons que notre villageois se soit adressé non pas à une femme, mais à un Français noir de peau : « Si tu es un nègre, va balayer les rues car tu as le grotesque dans la peau. Va bouffer des explorateurs et faire des mômes braillards qui empuantissent la France ». Je caricature à peine. De tels propos auront vite fait de révolter les villageois. Peut-être même que l'un d'entre eux alertera SOS Racisme. Il y aura sûrement des menaces de procès.
Et dans l'autre cas, l'insulte sexiste cette fois ? Rien. Je hurle à l'individu qui a écrit les insanités qu'il est sexiste. « Moi sexiste, mais je m'intéresse à l'avis des femmes ! ». Entre demander l'avis de quelqu'un et respecter quelqu'un, on décèle une légère nuance. « Elle sont souvent plus calmes, plus réfléchies, c'est pourquoi je tiens compte de ce qu'elles pensent ». Il existe donc une comportement spécifiquement féminin, celui du pacifisme, de l'antimilitarisme. Heureuse de l'apprendre. Les femmes seraient donc des êtres qui partagent les mêmes aspirations, les mêmes rêves et on trouve cela formidable. On sourirait moins si on ne décelait pas une sorte de condescendance. « C'est pas parce que les femmes sont comme nous qu'elles sont nos inférieures. On est égaux dans notre différence. »

Mais c'est la symphonie de la pseudo-tolérance ! Il y a ce côté grand seigneur : « Moi je pourrai être macho mais je ne le suis pas ». Mais dès qu'on se permet de contester une idée, on nous tombe dessus en nous arrosant copieusement d'insultes qui se terminent en « asse ». Le pôvre, il est tolérant tant qu'on ne daigne pas le contredire. Parce qu'alors, le discours change radicalement : « Jusqu'ici, j'ai été patient, j'ai supporté tes discours féministes, mais ma générosité a des limites ». Les masques tombent alors bien vite. Pour le Gros Macho (GM) qui ne s'affirme pas, il existe donc un seuil de tolérance. Il accepte que les femmes lui parlent, mais jamais qu'elles le surpassent. Il leur montre une certaine sympathie tant qu'elles ne le dominent pas intellectuellement. Qui n'a jamais entendu : « Moi j'aime les femmes, tant qu'elle font la cuisine, qu'elles sont sexy (ndr: et qu'elles ferment leur gueule)». Il existe donc une solution pour plaire au GM, s'effacer, lui donner satisfaction. Le conforter dans son image grossière de la femelle.

Suite au discours de Médée, voici Le Petit Macho, un dictionnaire Macho-Français, présenté par Niwininon:

La communication est une dimension essentielle aujourd'hui. Cependant, il s'avère que certaines langues très anciennes ont disparu ou sont en voie de disparition. S'il n'y a plus rien à faire pour le vieux tokharien, le macho, lui, peut encore être sauvé. Bien que disposant d'un lexique très réduit, le macho est peu accessible. En effet, les personnes dotées d'un cerveau éprouvent les plus grandes difficultés à s'immerger dans le système linguistique du macho. Après des années d'études et une ablation totale de l'encéphale, la linguiste Maria De Saussure-Chomsky est parvenue à définir quelques notions du macho. Voici leur traduction:

Afghanistan (nom propre, désignant un pays d'Asie Centrale): présent dans la phrase, "De quoi elles se plaignent, ces mal-baisées, on n'est pas en Afghanistan !!!"
Bonne (adj., mélioratif en macho): "T'es bonne" signifie en substance: "j'aurais volontiers des rapports sexuels avec vous." A noter, lorsque "bonne" est suivie de "femme", l'adjectif revêt alors un tour péjoratif. Ex.: "Quelle détestable bonne femme!"
Castratrice (adj.): La castratrice est une femme qui fait des remarques au macho, quant à son vocabulaire, son attitude.
Ex. :
Le macho :"Aïe, je m'ai coupé le doigt."
La femme : "On dit: je me suis coupé le doigt."
Le macho :"Ohlala, qu'est-ce que t'es castratrice comme bonne femme."
Connasse (N.F., pas de masculin en macho): La connasse est une femme plus intelligente que le macho. Ex. : "Claudie Haigneré* est une connasse."
Coucher (verbe du 1er groupe): verbe surtout présent dans la phrase "elle a couché pour avoir le poste". Cette phrase est utilisée lorsqu'une femme, plus qualifiée et plus intelligente que le macho, obtient le poste que ce dernier convoitait. On peut aussi rencontrer :"cette connasse, elle a couché pour avoir le poste".
Féminisme (N.F.): Doctrine désignant le programme de mal-baisées, gouines et castratrices qui souhaitent "couper les couilles des vrais mecs" [sic].
Galanterie (N.F.) : code de conduite adopté par les machos affirmés ou refoulés, visant à faire sentir aux femmes qu'elles sont inférieures. N.B. : dans les civilisations évoluées, le code en vigueur est la courtoisie, qui s'applique à tout le monde, sans distinction de sexe, âge, couleur, situation sociale,...
Gouine (N.F.; masculin irrégulier : PD ): La gouine est une femme qui rappelle parfois au macho que chaque année en France 400 femmes sont tuées par leur conjoint, que la prostitution est une forme d'esclavage et autres faits de société. Par extension, "gouine" est aussi un synonyme de "féministe". N.B. : au départ, "gouine" signifiait "lesbienne", le sens a dérivé par un mouvement de pensée (autant qu'il est possible pour le macho d'avoir une pensée) propre au macho et donc incompréhensible. "Gouine" est parfois encore utilisé dans cette acception.
Hystérique (N.F. ou adj.): femme qui gifle le macho qui lui fait l'honneur de lui mettre la main aux fesses.
Ex.:
La femme : "Mais enfin, qu'est-ce qui vous prend?"
Le macho : "Dis donc, elle est complétement hystérique,elle aime pas [sic] les hommes, cette gouine !" (murmures d'approbation des autres machos présents dans le bus où a eu lieu la scène)
Intuition (N.F.): nom souvent accompagné de l'adjectif "féminine". Les femmes étant moins intelligentes que les hommes (sauf les connasses), le macho attribue communément à la femme la qualité dite d'intuition, qui lui permettrait de percevoir grâce à sa sensibilité particulière certaines choses invisibles à l'oeil nu, tel le chien perçevant l'imminence d'un tremblement de terre.
Lesbienne (N.F.): fantasme du macho qui s'imagine pouvoir prendre part à des jeux sexuels en compagnie de deux femmes. Voir aussi à l'entrée "Thierry Roland".
Mal-baisée (Adj.): Femme qui revendique la parité, les droits des femmes. Pour le macho, la mal-baisée revendique l'égalité parce que [sic] "son homme ne lui en donne pas assez, avec moi, ça irait mieux".
PD ( N.M., masculin irrégulier de "gouine") : Le PD est un homme qui participe aux tâches ménagères, s'occupe de ses enfants ou affiche une conscience féministe. Ex.: "Pierre Arditi**, c'est un PD." synonymes : tapette, lavette, lopette (le suffixe -ette étant péjoratif). N.B. : PD est en fait une écriture phonétique du mot pédé, lui-même abréviation de pédéraste, qui est le masculin irrégulier de "lesbienne".
Pute (N.F.): La pute est une femme qui est amoureuse d'un homme plus riche ou plus célèbre que le macho.
Salope (N.F., pas de masculin en macho, souvent accentué en "saaalooope"): La salope est une femme qui, n'étant pas attirée par le macho, refuse tout commerce sexuel avec lui, mais a cependant une vie sexuelle avec d'autres hommes qu'elle juge séduisants. Présent dans le dicton : "Toutes des salopes, sauf maman" (Sigmund Freud).
Thierry Roland (nom propre (???)): Commentateur de rencontres footballistiques. Thierry Roland est un parfait exemple de la non compréhension d'une notion. Il pense effectivement qu'il serait capable par son seul charme [sic] de faire succomber un couple de lesbiennes qui l'inviterait par conséquent à partager le même lit.

*Claudie, si vous lisez ceci, pardonnez-moi, c'était une illustration didactique.
**Pierre, si vous lisez ceci, pardonnez-moi, c'était une illustration didactique.


Choix 1 Récemment encore, Michel Houellebecq a soulevé des polémiques suite à son roman, où la femme est traitée comme une "salope" et où les prostituées sont épanouies. Lisez ici la critique d'Isabelle Alonso.
Choix 2 Vous trouvez que tous ces termes sont hors de propos et d'actualité, et doutez du bien fondé du mouvement féministe.






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Il ne faut pas exagérer, les (néo)féministes prennent tout au premier degré, et déforment l'histoire à leur avantage.

En effet, selon l'écrivain François Taillandier, "il n'est plus question aujourd'hui de féminisme, dont l'histoire est achevée, mais d'une idéologie féminitaire: le féminitarisme!
La représentation féminitaire est marquée par une opposition simple : avant, aujourd'hui. « Avant », les femmes étaient méprisées, confinées, exploitées, trompées, battues, violées, excisées. « Aujourd'hui », les voilà indépendantes, conquérantes, épanouies, « rebelles », décomplexées, j'en passe et des meilleures.
Avant, aujourd'hui. N'allons pas plus loin et posons une question. Avant quoi, au juste ?
On peut certes énumérer : avant le droit de vote ; avant le planning familial ; avant les lois modernes sur les droits dans le mariage ; avant les progrès de la contraception ; avant la loi Veil. Il en ressort surtout que les repères entre l'avant et le maintenant sont flous.

En outre, ils sont sujets à de curieuses variations. Certains détails en disent long à cet égard. « Le temps n'est plus », écrivait récemment une de nos Yvetteroudies, « où un Georges Brassens pouvait tranquillement chanter : Une femme honnête n'a pas de plaisir ». Que cette chanson ne soit pas de Brassens, mais de Jean Ferrat, c'est une simple erreur ; que l'auteur de ce jugement n'ait pas remarqué son caractère parodique est déjà plus inquiétant. Mais c'est surtout la date qui compte. Ce temps moyenâgeux, obscurantiste, c'est en réalité 1974, date où fut créée cette chanson. Autrement dit, une époque où le féminisme battait son plein, où tout ce que brandit aujourd'hui notre féminitariste était déjà brandi.
Donc, pour se présenter aujourd'hui comme une combattante, celle-ci est obligée de réécrire discrètement l'histoire. De faire avaler à des lecteurs ou lectrices jeunes, et susceptibles de la croire, qu'en 1974, un chanteur aurait pu chanter cela sans rire et au premier degré. Qu'on en était encore là. Il lui faut un Avant encore menaçant dont elle soit le Maintenant. De façon plus grossière, en faisant adopter la nouvelle loi sur la transmission des noms de famille, Mme Yvette Roudy elle-même, parlait d'en finir avec « la dictature patriarcale ». La dictature patriarcale. En France, anno domini 2001? " ( Merci à François Taillandier)

On parle de lavage de cerveau. Le féminisme d'aujourd'hui n'a rien de nouveau. Tout est bon. Par exemple, la manière dont elles usent et abusent du systématique amalgame racisme / sexisme. Mais si les "races", dans l'espèce humaine, n'existent pas, la différence de sexe, elle, existe bel et bien. On peut approuver dans le fond, mais la forme reste réellement critiquable. Qu'elles s'y prennent mal! Vomir sur le machisme dans les plateaux de télévision de manière hystérique. C'est ainsi qu'elles espèrent conquérir la population? Masculine, et surtout, Féminine?
Choix 1 Pensez-vous donc qu'il y ait des reproches à faire au niveau de l'idéologie féministe actuelle?
Choix 2 Ou préférez-vous en apprendre un peu plus sur le féminisme et si cette doctrine s'est réellement avérée efficace au fil des ans?






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Houellebecq, sale mec! Ou la critique de la prostitution par Isabelle Alonso.
Cet article est issu du site des
http://chiennesdegarde.org/">Chiennes de garde. Vous pourrez y trouver de nombreux autres articles d'Isabelle Alonso.
Il s'appelle Houellebecq. C'est un petit bonhomme énervé dont la gestuelle crispante et la façon qu'il a de téter son mégot avec inquiétude laissent penser qu'il n'a pas avec son corps les relations les plus harmonieuses. Et alors ? Alors il écrit des livres, avec ni plus ni moins de talent que tous ceux qui à chaque rentrée mettent leurs tripes à nu dans les rayons des librairies. Et ses livres font un carton. Les plumitifs qui font l'opinion l'ont estampillé génie littéraire ! Les prescripteurs de politiquement correct adôôôrent ! C'est un grrrantécrivain ! Le macho réseau fonctionne à plein régime. Le verdict est sans appel : quiconque ose ne pas apprécier Houellebecq n'est pas moderne et n'y connaît rien en littérature, na ! Bouh ! On tremble !

Sauf que c'est plus grave que ça n'en a l'air. La dernière cuvée a évidemment donné lieu à un lancement publicitaire adapté aux circonstances. Promo tous azimuts, télé, radio, magazines, Monsieur Houellebecq se répand jusqu'à l'indigestion. Ses déclarations sont complaisamment reproduites. Que vous ayez lu ou pas son livre, vous ne pouvez rien ignorer des adorations et détestations de notre nouveau leader d'opinion. Il ne s'agit pas ici de juger le roman de Monsieur Houellebecq comme le ferait une critique littéraire, mais d'analyser le contenu d'une de ses omniprésentes déclarations, pour comprendre les sources d'une étrange vénération médiatique.

Interviewé par Philippe Vallet sur France Info,le lundi 27 aout 2001 (chronique de 05:49) il déclare :
Michel Houellebecq : " Je me suis rendu compte que le tourisme était devenu la première industrie mondiale. Dans le livre, en fait, c'est une sorte de "plate-forme programmatique" pour rendre le tourisme sexuel vraiment efficace, moderne et rentable, alors que là c'est assez... artisanal. Mais il y a des oppositions, oui, il y a des gens qui sont très contre. Il y a un problème avec des minorités musulmanes, qui apprécient peu le tourisme sexuel... Parce qu'en fait il y a des minorités musulmanes en Thaïlande, dans le Sud. "
Philippe Vallet : Ce ne sont pas les seuls opposants, il y en a aussi dans le monde européen.
MH : " Oui, c'est vrai, mais c'est une des choses qui m'avait poussé à écrire ce livre : en observant le phénomène sur place, j'ai trouvé que cela ne ressemblait pas du tout à l'image glauque, sordide et d'esclavage qu'on en donnait. Je n'ai finalement pas du tout vu ce qu'il y avait de répréhensible, quoi ! Malgré une certaine bonne volonté... Enfin : j'aime bien m'indigner en général, mais là je ne voyais vraiment pas de raison... je n'en vois toujours pas. Alors... ça vous met dans un état bizarre quand on s'aperçoit que tout le monde décrit comme un enfer vous vous paraît... quelque chose de finalement... plutôt une bonne idée. "
PV : Ce livre, comme vos précédents, ne participe pas de la "pensée unique"...?
MH : " Eh oui, mais il faut bien être objectif de temps en temps, quoi ! Bon, tout le monde a envie, dans cette histoire, aussi bien les clients que les filles, en fait. C'est pas si mal comme profession. Je suis assez pour la prostitution en Occident aussi, ceci dit. Il y a eu une pétition pour l'abolition de la prostitution et j'en suis tombé par terre... Tellement ça me paraissait, enfin je ne sais pas... J'avais l'impression que les gens étaient devenus dingues.... Que c'était une idée de dingues ".
PV : Et parallèlement, Michel Houellebecq, le monde que vous décrivez est un monde extraordinairement violent, et là on n'a pas l'air de s'indigner vraiment ?
MH : " C'est très bizarre, on vit dans une société où parfois j'ai l'impression que les biens sont mieux protégés que les personnes. Bon, il y a une pensée unique, mais au fond, je ne la comprend pas. Je suis capable de repérer ses manifestations mais je ne comprends pas comment des idées aussi stupides peuvent germer : ça doit être une idée de l'homme qui m'est inaccessible, qui ne correspond à rien pour moi ".
Le discours de Michel Houellebecq est présenté le plus souvent comme novateur et subversif. Novateur, ça veut dire que personne n'a dit ça avant, ou pas comme ça. Subversif : au point que la société en tremble sur ses fondations !

Dans quel contexte ce panégyrique des bienfaits de la prostitution prend-t-il place?
A l'heure où
- les mafias proxénètes lobbyisent le parlement européen à tour de bras pour imposer la légalisation de la prostitution, et donc du proxénétisme, et qu'on constate une augmentation sensible du nombre de prostituées à Strasbourg pendant les sessions parlementaires.
- l'idéologie consistant à définir la prostitution comme un " travail comme les autres " et les prostituées comme des " travailleuses du sexe " s'impose dans les pays de Nord de l'Europe
- la France, qui était l'un des derniers bastions abolitionnistes, a adopté tous les textes européens et onusiens qui ont fait disparaître l'abolitionnisme comme source de droit positif. L'État français ne fait rien pour lutter contre la prostitution.
le discours de Houellebecq sert obligeamment la soupe aux proxénètes, renforce l'ordre établi, avec l'approbation pleine et entière de ceux dont le rôle est d'influer sur l'opinion.

Il s'agit d'institutionnaliser le système prostitutionnel, qui allie les intérêts des proxos, des clients et de l'État, au préjudice des femmes. Il s'agit de légitimer la prostitution. De rendre plus confortable l'activité de ceux qui l'organisent et en tirent des profits colossaux. De renforcer encore la loi du plus fort. A l'heure de la mondialisation des marchés et de la marchandisation du monde, le corps des femmes reste ce que le patriarcat en a toujours fait: une marchandise, un produit comme les autres, parmi d'autres, à la disposition des hommes. De ceux qui consomment, de ceux qui encaissent, de ceux qui laissent faire. La légalisation de la prostitution serait une énorme régression pour les femmes et une gigantesque victoire pour le patriarcat . Malheureusement aujourd'hui le principe en est d'ores et déjà acquis. Ça s'appelle un backlash. Un terrible backlash.

Pour contraindre les prostituées, on a toujours utilisé la violence la plus barbare. Mais pour convaincre l'opinion et les parlements , on utilise le langage. Ça fait pas de bleus au corps mais ça laisse des traces dans les esprits. Le piège est là. Et c'est là que Houellebecq leur devient utile.
Les proxos et ceux qui parlent en leur nom disent : " liberté de disposer de son corps ". Ils ont volé cette expression, récurrente chez les féministes à l'époque où elles réclamaient le droit à l'avortement et à la contraception, pour justifier leur liberté à eux de disposer du corps d'autrui. Ça s'appelle de la falsification. A cela nous répondons : notre corps NOUS appartient, et à personne d'autre.

On nous parle de " liberté de vendre son corps ". On dit : on peut bien vendre son sexe comme on vend sa force de travail, comme on loue son temps au patron, c'est une question de liberté individuelle. Sauf que la prostitution, ce n'est pas une femme qui vend son sexe. C'est un homme qui achète de la domination, au profit d'un autre homme. C'est de LEUR liberté d'acheter qu'ils parlent. Pas de NOTRE liberté de choisir.

On dit : " Il n'y a pas à juger. Tout est possible entre gens majeurs et vaccinés ". Toujours au nom de la liberté, of course, vous aviez compris ! Majeurs et vaccinés ? Mais si pas majeurs, pas bon, vous suivez le raisonnement ? Tartufe pas mort. Devinez comment il s'appelle aujourd'hui (ça commence à Hache et ça finit à Q !) et écoutez le nouveau discours de la morale à la mode : la prostitution c'est génial, la pédophilie c'est atroce. Alors ça commence quand, le côté génial de la chose dans les bars de Thaïlande ? A 11 ans, quand la fille a ses premières règles ? A 13 ans, quand ses parents sont prêts à la vendre pour quelques bahts ? Quel âge avaient les filles dans le reportage tout sourire sur Pattaya, diffusé dans l'émission de Guillaume Durand ? Depuis quel âge souriaient elles au client ? Seize ans ? Bouh ! Dix huit ? Formidable ! " Majeurs et vaccinés " ça veut dire, une fois de plus, que si ce sont les femmes et seulement elles qui sont victimes, alors, n'est ce pas, c'est moins grave. Il n'y a aucune logique à se scandaliser de la pédophilie, et vanter la prostitution. Un être humain réduit à un objet sexuel contraint et forcé, sans défense, n'a pas d'âge.

Michel Houellebecq est un être simple et frais : il voit les petites prostituées asiatiques sourire, il en conclut qu'elles sont heureuses ! Il ne voit pas ce qu'il y a de " répréhensible " ! C'est Disneyland ! Alors il joue les haut-parleurs. Porte parole des mafias proxénètes en toute bonne conscience, il encaisse les droits d'auteur de la parole patriarcale. Gageons que le côté " répréhensible " de la prostitution lui apparaîtrait comme une révélation s'il se retrouvait un jour, une heure seulement dans le rôle non pas du client (ben oui, s'envoyer une jeune asiatique souriante, il voit pas ou est le problème !) mais de la prostituée. C'est à dire de livrer un de ses orifices (même les grands esprits en sont pourvus !) : bouche, anus, l'un ou l'autre, voire l'un et l'autre, à la pénétration d'une bite de passage, sans désir, sans affect, et souvent sans hygiène, pour quelques dollars. De quoi ne pas crever de faim. Et une torgnole en cas de mauvaise volonté. Est ce que ça émousserait l'enthousiasme de Monsieur Houellebecq pour le " tourisme sexuel " ? Et tout ceux qui fantasment avec lui sur les plateaux de télé sur le thème : la prostitution, un métier comme les autres, envisagent ils la carrière pour leur fille, leur soeur ou leur épouse (pardon pour elles) ? Qui iraient sucer des bites au Bois de Boulogne ou à Pattaya? Et à quand des écoles, une vraie formation ? Des licences de location vaginale ? Un DESS fellation ? Un doctorat ès sodomie ?

Houellebecq a dit dans "Campus" : "Il n'y a pas de morale sexuelle", "Morale et sexualité n'ont rien à voir". Cette prise de position est une morale en elle-même, un système de valeurs qui prône la jouissance fondée sur la consommation et non le partage du plaisir, la sexualité comme un service rendu par les femmes aux hommes, le plaisir de ceux-ci étant la seule règle.
Houellebecq parle. On l'écoute. Les femmes prostituées hurlent. Dans le désert. L'État peut continuer à s'en laver les mains. Les clients peuvent continuer à payer pour dominer. Les proxos peuvent continuer à contraindre, torturer, et encaisser.

Le corps n'est pas une marchandise. Le corps des femmes n'est pas à vendre. On n'aménage pas plus la prostitution que l'on n'aménage l'esclavage. On ne compose pas plus avec la prostitution que l'on ne compose avec le crime.
(Par Isabelle Alonso. , sur le site des Chiennes de garde : http://chiennesdegarde.org" target="_blank">cliquez ici
Choix 1 Les idées de Houellebecq vous répugnent, et vous vous sentez l'âme d'une féministe.
Choix 2 Vous vous posez encore des questions sur la prostitution. Femmes, seuls supports de vente?






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Critiquons du féminisme. Il y a matière.

Elisabeth Levy - qui est une femme, si besoin était de le préciser - regroupe, par ses propos, une grande partie de la population féminine. Elle résume assez bien le discours chienne-de-gardiste:
" Pour elles, la guerre sainte a commencé. Les néo-féministes ne se contenteront pas de chasser Adam du paradis terrestre : l'altérité des sexes doit disparaître ! Sus au pouvoir masculin ! Castrons les mâles ! A la caisse, les mecs ! Il est temps de payer l'addition du passé, de régler la facture de l'Histoire ! On en a bavé : à votre tour maintenant. Du haut de nos droits des femmes, du fond de notre parité, des siècles d'oppression vous contemplent. Voici venue l'heure de « nous-les-femmes ». Prenez garde aux chiennes de garde. Heureusement, toutes les femmes ne pensent pas ainsi.
Comme tous les soi-disant nouveaux mouvements sociaux, les féministes de notre temps n'aspirent qu'à une chose : être enfin intégrées au système dominant. Avoir leur part du gâteau. Autrement dit, faire les hommes à la place des hommes. Poussez-vous qu'on s'y mette. "

Les féministes hurlent à l'équilibre homme / femme. Mais dans leurs discours, il n'est point question d'égalité. C'est la femme qui doit dominer maintenant! Sur le site des chiennes de garde, on peut lire clairement qu'elles sont pour la liberté d'expression, et l'égalité des sexes. Si on pousse la lecture, on découvre qu'elles sont pour la liberté d'expression de la FEMME, et qu'à terme, elles veulent enrayer toute pensée machiste quelle qu'elle soit. Bravo l'égalité, bravo la liberté. Après elles s'étonnent de passer pour des castatrices. Jusqu'à preuve du contraire, un monde où chacun est libre de penser ce qu'il veut, est un monde où chacun peut être pour une idéologie socialiste, nazie ou machiste (voire les trois à la fois?) Elisabeth Levy reprend: " On veille à ne pas agresser, on fait attention à ne pas polémiquer ", expliquait, durant la campagne des municipales, Anne Hildago, aujourd'hui première adjointe de Bertrand Delanoë. La dame serait sans doute surprise si on lui disait qu'elle fait preuve d'un effarant sexisme à rebours. Qu'à cela ne tienne : les femmes savent où sont les vrais combats : « certains profitent de ma jeunesse pour me servir du mademoiselle ; j'exige qu'on me donne du madame », clamait courageusement la candidate verte du cinquième arrondissement de Paris, Aurélie Fillipetti. Pardon madame ! Moi j'aime assez qu'on me donne du mademoiselle. Et plus si affinités.
On vous aura prévenus. Chronomètres et calculettes seront désormais des armes d'intimidation massive du combat féministe. Et ça, c'est pas du blabla, les chiffres, à la différence des arguments, ne se discutent pas. Nous savons désormais exactement quel temps vous (les hommes) consacrez aux tâches ménagères et à l'éducation de votre progéniture. Chaque minute gagnée de haute lutte sur nos mâles adversaires sera célébrée comme un progrès de la lumière sur l'obscurité. D'ailleurs, l'Officiel du Spectacle - aussi appelé Le Monde -, n'hésite pas à afficher en « une » cette passionnante comptabilité domestique. Prétendre que cette histoire de répartition des tâches est une affaire privée est sans doute une preuve de soumission à l'ordre machiste. Gare à la brigade des plumeaux ! Tenez, parlons de l'Association des femmes journalistes. Au passage, il est urgent d'y créer des sous-sections pour les femmes journalistes unijambistes, juives ou corses, afin que le marché des identités fonctionne enfin selon les règles impérissables de l'économie classique. Chacun son statut ! Droit aux droits ! Cette courageuse et subversive association a donc démasqué une injustice flagrante : elle évalue la présence des femmes dans les médias français à 18 % ! Le plus surprenant c'est que l'une des instigatrices de cette passionnante étude s'insurge contre la tendance des médias à victimiser les femmes. Ah, l'inconséquence féminine...

On vous a seriné que les néo-femmes étaient l'avenir de l'homme. Au passage, on a oublié de vous préciser que « nous-les-femmes », on risquait de perdre nos docteurs pour nanas. Car c'est bien fâcheux, mais il y a encore une différence entre notre subtile tuyauterie et la vôtre. Rassurez-vous ça ne va pas durer.
Dans le joli monde que nous sommes en train de fabriquer, on pourra commander les enfants sur internet. Foin de cet archaïsme qu'est la différence des sexes. La gynécologie, cela doit être sexiste. En tout cas, ce n'est pas europolitiquement correct. Et entre les deux vaches sacrées - Bruxelles et « nous-les-femmes » - on n'a pas hésité. Même chose pour le travail de nuit qui, dans notre archaïque République, était interdit aux femmes jusqu'à ce que Bruxelles s'en mêle. Nos dames patronnesses ne trouvent pas ces combats-là engageants. Il est quand même plus exaltant de traquer le dérapage sexiste, le sous-entendu machiste, le lapsus androcentrique que de se bagarrer contre la Commission.

D'un côté la liberté illimitée, de l'autre la censure la plus radicale : le féminisme d'aujourd'hui est englué dans cette contradiction. Dont il ne peut sortir qu'en s'en prenant au regard des hommes, humiliant, forcément humiliant. Le désir, ce vieux machin, était l'un des moteurs de l'Histoire. En prison le désir ! Aux arrêts le trouble amoureux ! Parce que, comme le dit Françoise Giroud qui a pourtant donné quelques lettres de noblesse aux justes revendications de nos mères et grands-mères, la sexualité n'est toujours pas égalitaire. Du moins, l'hétérosexualité : on a beau manifester, c'est encore le machin de monsieur dans le truc de madame. Ca ne plaît pas forcément : avec une désarmante candeur, des organisations féministes se sont émues que le 8 mars, journée des femmes, Arte ait diffusé une émission consacrée au sexe des hommes. Ainsi, des « lesbiennes et féministes enragées » ont-elles virilement déversé des ordures dans le hall de la chaîne. Montrer des sexes d'homme ? « Un affront fait à toutes les femmes », a estimé SOS-sexisme. Celles qui ne se sont pas senties insultées se verront déchues de leurs « droits-des-femmes ».
Le pire, c'est qu'on peut se demander, finalement, si vous-les-hommes, ne seriez pas un peu consentants. Ou au moins résignés. Alors il faut tout de même vous annoncer la bonne nouvelle. Les chiennes de garde et autres féministes enragées, ça n'existe que sur les plateaux de télévision. Parce que « nous- les-femmes », moi, connais pas. (Merci à Elisabeth Levy )
Choix 1 Pensez-vous qu'il faut pousser la réflexion plus loin, et s'interroger sur l'histoire du féminisme, et de son efficacité?
Choix 2 Ou, comme E. Levy, pensez-vous plutot que les féministes désertent les vrais terrains de lutte pour les plateaux de télévision?






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Le féminisme, en fin de compte, qu'a-t-il changé?

Annie Lebrun, écrivain et philosophe, auteur de pamphlets sur l'embrigadement féministe, révélait au journal Immédiatement ses pensées sur le féminisime actuel.

Il y a 20 ans déjà, elle dénonçait violement le désir de pouvoir de groupes féministes, moteur de leur engagement et de leur succès. Pour elle, les discours actuels sont " un air déjà connu. Car si les actuelles néo-féministes paraissent dire des choses contradictoires avec celles avancées il y a vingt ans, leur fonctionnement idéologique est tout aussi consternant. Il s'agit toujours du discours du même, où l'identité est affirmée au détriment de l'individualité, de sorte que le groupe doit prévaloir sur toute autre forme d'existence. Avec bien sûr, derrière cela, la volonté d'occuper des positions de pouvoir."
A la question: Les féministes comme Simone de Beauvoir ou Élisabeth Badinter ont-elle trahi ce qu'était l'engagement d'une Louise Michel ou d'une Flora Tristan ? Annie Lebrun répond: "J'ai admiré chez les premières féministes leur refus d'une obligation d'être, leur désertion du rôle. Et je ne peux qu'être pour semblable « affirmation négative » combattant toute identité imposée qui bride l'individu. Or ce que je déplore aujourd'hui, dans tous les mouvements identitaires mais surtout chez les féministes, c'est une attitude inverse. Comme si, à un moment, le refus d'obligation d'être devait se transformer en une nouvelle identité qui devient une autre obligation d'être. Là est le danger de toute revendication identitaire toujours en proie d'être relayée par un désir d'insertion sinon de pouvoir. Quant à la liberté des femmes, elle n'a aucun sens si elle n'est pas posée dans la perspective de la liberté de tous. "

L'écrivain Philippe Muray illustre ces propos en analysant la Vatnaz, héroïne de Flaubert, Flaubert qui pourtant, dans le coeur des féministes, avait si bien su comprendre le sexe faible avec Mme Bovary. Dans L'éducation sentimentale, Vatnaz voulait régenter le monde à sa manière: Il fallait que les nourrices et les accoucheuses fussent des fonctionnaires salariées par l'État ; qu'il y eût un jury pour examiner les oeuvres de femmes, des éditeurs spéciaux pour les femmes, une école polytechnique pour les femmes, une garde nationale pour les femmes, tout pour les femmes ! Et, puisque le Gouvernement méconnaissait leurs droits, elles devaient vaincre la force par la force. Dix mille citoyennes, avec de bons fusils, pouvaient faire trembler l'Hôtel de Ville !
Justement, on peut encore une fois reprocher aux chiennes de garde de s'attaquer au machisme avec les mêmes armes que les machos eux-mêmes: dans le fond, elles ne valent alors pas mieux.
Ainsi Flaubert évoque-t-il, dans L'Éducation sentimentale, les convictions de la Vatnaz, enfiévrée par les troubles de 1848. Sur cette intéressante héroïne, et sur les raisons qu'elle a de penser ce qu'elle pense, il donne de plus amples informations lorsqu'il nous fait pénétrer dans sa solitude et son ressentiment :
« Elle était une de ces célibataires parisiennes qui, chaque soir, quand elles ont donné leurs leçons, ou tâché de vendre de petits dessins, de placer de pauvres manuscrits, rentrent chez elles avec de la crotte à leurs jupons, font leur dîner, le mangent toutes seules, puis, les pieds sur une chaufferette, à la lueur d'une lampe malpropre, rêvent un amour, une famille, un foyer, la fortune, tout ce qui leur manque. Aussi, comme beaucoup d'autres, avait-elle salué dans la Révolution l'avènement de la vengeance ; - et elle se livrait à une propagande socialiste effrénée. »
Mais c'est lorsqu'on en arrive au programme détaillé de la Vatnaz que les choses deviennent véritablement saisissantes :
« D'après Mlle Vatnaz, la femme devait avoir sa place dans l'État. Autrefois, les Gauloises légiféraient, les Anglo-Saxonnes aussi, les épouses des Hurons faisaient partie du Conseil. L'oeuvre civilisatrice était commune. Il fallait toutes y concourir et substituer enfin à l'égoïsme la fraternité, à l'individualisme l'association, au morcellement la grande culture. »

Cent cinquante ans plus tard, Mlle Vatnaz a fait des petits. Ou, plutôt, des petites. On veut la vengeance, on veut le pouvoir, on veut la politique. La politique! Et la parité? N'est-ce pas une vaste blague? Les élus sont obligés de s'entourer d'une moitié de femmes, pour la plupart indifférentes à la politique.

Marie-Françoise Cassiau, agrégée de philosophie, nous livre ici son avis sur la question:
« Parité bien ordonnée commence par soi-même » : le combat politique en faveur de la parité révèle surtout l'appétit de quelques élues de la « majorité plurielle », tardivement rejointes par d'autres en faveur de leur intérêt bien compris. La révision du texte constitutionnel a certes buté avec quelque pudeur sur une notion à l'évidence directement contraire aux principes consacrés par ce même texte. Mais la loi n'a pas eu de ces réticences. Et c'est ainsi que l'on a vu triompher la parité en matière électorale : consécration avouée de ce que le mérite n'était évidemment pas le critère d'établissement des listes de candidats au suffrage populaire. Mais il est des aveux qui coûtent cher en matière de principes : avouer que peu importe le candidat pourvu que le sexe en soit garanti est une approche qui risque de faire peu pour la revalorisation du politique.

Pourquoi alors le succès de ce procédé absurde ? Les résistances des politiques masculins étaient destinées à s'effriter devant cette évidence : mieux vaut avoir l'air de changer les choses que les changer réellement. De ce point de vue, la fausse fenêtre de la parité constituait - comme le PACS - une aubaine. Quelle meilleure manière d'avoir l'air de changer la société sans toucher aux vraies questions qui eussent pu constituer un programme politique progressiste : maîtrise de l'économie, justice fiscale et sociale, toutes ces vieilles lunes qui constituent pourtant la vraie porte d'entrée lorsqu'il s'agit d'aborder le problème de la condition des femmes qui ne peut se séparer d'une politique progressiste d'ensemble.
Nous en arrivons donc à nous demander si toutes ces luttes féministes sont vaines ou non.

Pour François Taillandier, les progrès au niveau de la condition féminine, moins qu'en termes de libération ou d'émancipation, se déchiffre comme une mutation anthropologique, commandée par l'évolution historique et économique. Il n'est pas très grisant de reconnaître que ce qu'on croyait être de l'émancipation et du progrès n'est que l'effet (parfois bienvenu) de mutations techno-économiques. Et moins encore, d'avouer que l'on est comblé(e) par les aujourd'hui qui chantent. A grand peine, le féminitarisme accoutre encore en rébellion, en lutte grisante, la parfaite intégration des aspirations féminines (ou supposées telles) au système dominant.
D'où sans doute son rejet furibond de tout ce qui voudrait le contester ou le démystifier (ce n'est pas par hasard qu'une Yvetteroudie refuse de voir l'humour d'une chanson ou d'une affiche). D'où ses aspects inquiétants, sa sempiternelle réclamation de nouvelles lois, sa volonté de contrôle tatillon et procédurier de tout propos public pouvant apparaître comme teinté de « misogynie », notion extrêmement floue, que personne ne délimite, mais que l'on est en train de constituer en délit moral analogue au racisme. Il est à craindre à cet égard que le féminitarisme ne soit à son insu instrumenté. Il est facile de voir, par exemple, que sous couleur de faire plaisir aux femmes, l'obligation de parité dans les listes électorales instaure la négation définitive de toute valeur personnelle dans la vie politique (Madame Veil était le contraire d'une femme-quota !). De façon analogue, le côté censeur, pisteur, surveilleur et alerteur du féminitarisme fait partie d'une batterie de dispositifs grâce auxquels notre société devient chaque jour davantage ce qu'elle est : une machine à exiger de l'approbation et de la soumission.

Triste constat pour les illusions féministes. Peu importe le domaine, les bases du mythe s'effondrent. La science par exemple. La psychiatrie en particulier, et Freud que les féministes haïssent tant! Freud, pour qui la source de tous les maux de l'Homme vient de sa propre mère. On préférera alors Wilhelm Reich, lui, qui était grosso modo l'antithèse de Freud. Pourtant, les thérapies de groupe dérivant des idées de Reich, nous témoigne un psychologue, n'auraient certainement pas été très appréciées par nos chiennes. Ce psychologue, Dominique H. a participé à ces thérapies, où les femmes victimes d'inceste traitaient leurs névroses en suçant des pénis jusqu'à vomissements. Les femmes ont toutes le crâne rasé, et doivent se libérer de tout érotisme ou sensualité - bref là ou veulent en venir les chiennes. Freud n'était peut-etre pas si mal après tout.
Alors, un peu de nuance! Il suffit de ce manichéisme. Freud a lancé la psychanlyse, ce n'est ni Dieu ni Diable. Pareil pour tout. Pareil pour la politique. Et justement,
Choix 1 Pensez-vous que les féministes se trompent de front?
Choix 2 Ou préférez-vous donner encore une chance au mouvement féministe, en lisant l'interview d'une militante?






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La femme, un support de vente? La prostitution de l'image?

Dire que la pub utilise le corps des femmes pour vendre tout et n'importe quoi, c'est enfoncer une porte ouverte. Tout le monde le constate. Personne ne fait rien. Les publicitaires ont les moyens de nous faire taire !
Courant 2000, les " créatifs " avaient poussé la créativité jusqu'à des limites auxquelles vous n'auriez pas pensé, vous qui connaissez le sens du mot respect. Cynisme en bandoulière, ils ne se contentaient plus du corps des femmes. Il s'agissait d'utiliser leur souffrance. Pour vendre.
Pour vendre une voiture : " poussées à bout pendant des heures, écrasées, détruites, frappées de tous les côtés, esquintées, envoyées dans le mur? "
Pour vendre une baguette de pain : " il m'a pétrie, il m'a façonnée, il m'a dorée, j'étais cuite, il m'a vendue? "
Pour vendre une crème fraîche : " je la lie, je la fouette et parfois elle passe à la casserole? "

Confrontés à leurs affiches, ils ont deux réactions :
- soit ils en appellent au premier degré : mais non, y'a pas d'allusion aux femmes, on ne parle que de produits, si vous y voyez autre chose c'est que VOUS avez un problème ! Vous êtes parano !
- soit au deuxième degré : c'est de l'humour, ça a fait rire toutes les filles au bureau, si ça ne vous fait pas rire, c'est que VOUS avez un problème ! Vous êtes triste !
Les mauvais traitements que les femmes subissent quotidiennement, vous y auriez pensé, vous, comme support de vente ? Non ? Ben voilà!, Vous n'êtes pas créatif dans la pub, et ne le serez jamais ! Mais eux, ils sont comme ça ! Le monde leur est un immense espace publicitaire.
S'il y a une chose que publicitaires et annonceurs ne supportent pas, c'est la contestation. Mettez vous à leur place ! Ils sont pas habitués ! Ils ont l'argent. Ils peuvent acheter l'espace public. Ils contrôlent les média. Ils imposent leur point de vue. Le marché est roi. Ils sont les rois du marché. Et, cerise sur le gâteau, en s'autobaptisant " créatifs ", ils se la jouent artiste ! Tout ça parce qu'ils conçoivent les messages destinés à vider vos porte monnaie !

Alors quand les féministes remettent en cause le sexisme omniprésent de leurs messages, croyez vous qu'ils consacrent plus d'un demi neurone et un quart de seconde à écouter ce que nous leur disons ? A essayer de comprendre l'effet que ça fait d'être exhibée, décortiquée, découpée, pour faire consommer ? Au terme d'une introspection que l'on devine complexe et douloureuse, le fils-de-pub -présentateur -producteur d'une célèbre émission télé sur le sujet répondait à la question " La pub est elle sexiste ? " par un NON sans appel. Bonne conscience et parole unique, c'est là qu'ils habitent. Respecter dans la vie la parole de celles qu'ils utilisent dans leur job ne fait partie ni de leurs capacités ni de leurs intentions.

A un débat sur l'éthique dans la publicité, ils préfèrent leur méthode habituelle : la récupération. Les femmes luttent ? Les femmes se battent ? Les femmes cherchent à s'exprimer ? Il doit y avoir moyen de digérer ça au profit de quelque produit ! On fait une campagne, et on se gausse des féministes coupables de lèse-pub. Tout bénef !

Vous avez pu constater les effets de cette utilisation des revendications féministes comme support de vente. Très récemment. Sur les murs. Les campagnes d'affichage ont un aspect particulièrement totalitaire : vous ne pouvez y échapper. Il suffit de se balader pour être bombardé. La pub peut occuper l'espace public : c'est une simple question d'argent. Vous n'avez probablement pas échappé à deux campagnes particulièrement présentes ces dernières semaines.
Dans tout Paris, les panneaux d'un marchand de godasses tonitruent à tous les coins de rue : " Aucune corps de femme n'a été exploité dans cette publicité !"
Pour les besoins de la démonstration, sur trois affiches différentes, il a donc chaussé non pas une femme, mais
- un homme : être humain compréhensif que ça ne dérange pas d'être exploité, parce que lui il est au dessus de ça, il est fort, lui !
- une autruche : moins chiante qu'une gonzesse, aucune autruche de garde n'ayant jamais protesté contre rien ! Ces joyeuses volatiles mettent leur tête dans le sable et font pas chier le monde, elles ! Prenez en de la graine, les filles !
- et pour finir, attends c'est trop drôle, c'est à se tordre, vraiment, mdr de chez mdr : une chaise ! Ben ouais, c'est à quatre pattes une chaise ! Ça peut en mettre deux, des paires ! Et on s'assied dessus ! Muette, pratique et confortable, la chaise ! Comme au bon vieux temps ! Y'en a plus des comme ça de nos jours !

Moralité : on préfère encore un mec, une autruche, voire une chaise plutôt qu'une emmerdeuse qui réclame du respect !

Autre campagne, plus souriante, moins agressive, mais aussi perverse. Pour des grands magasins des grands boulevards, la tronche hilare de David Douillet, coiffé comme l'était Laetitia Casta lors d'une campagne précédente. Notre David Douillet à nous, Monsieur Pièces-jaunes, le Poulidor de la popularité juste après l'Abbé Pierre, annonce l'ouverture d'un magasin rien que pour les hommes. Le slogan ? " Les hommes ont enfin les mêmes droits que les femmes ". Ah bon ? Le droit de gagner moins ? Le droit à la vaisselle ? Le droit de repasser le linge de leur épouse ? Le droit de plafonner à dix pour cent à l'Assemblée ? Le droit aux agressions impunies ? Le droit à une citoyenneté de deuxième zone ? Mais non ! Le droit d'aller faire du shopping ! C'est vrai, il était temps ! La démocratie était bafouée ! Le plus ironique de cette affaire ? Le judoka chouchou des Français, qui a déclaré un jour : " comme tous les hommes, sauf les tapettes, je suis un peu misogyne? ", est un farouche défenseur de la femme au foyer ! Encore un droit que les hommes n'ont pas ! Mais que fait le législateur ? Du shopping ?
Moralité : les publicitaires se donnent surtout le droit de se payer notre tête.

La publicité a les moyens d'exhiber son mépris des femmes, de leur souffrance et de leur révolte. Cyniques, arrogants, misogynes et réactionnaires les publicitaires persistent et signent, fidèles à eux mêmes et aux valeurs séculaires de l'ordre établi. Sans scrupules, sans honneur, sans respect, ils servent l'argent et le patriarcat.
( par Isabelle Alonso )

I. Alonso, en parlant de Houellebecq, avait également montré son mépris envers l'inactivité de l'État, voire de son approbation pour la prostitution en France. La Femme vend son corps et c'est horrible. Horrible pour tout le monde? Et les hommes alors? Lorsque les chiennes de garde viennent interrompre un défilé de mode qu'elles jugent sexiste, les mannequins leurs demandent de s'en aller. La pédophilie est horrible certes, mais la prostitution? Les femmes ne sont pas des enfants. Elles décident de leur corps. Les raisons qui les animent diffèrent, mais les oblige-t-on?
Choix 1 L'homme, peut-être de façon moindre, n'est-il pas lui-aussi un support de vente? N'est ce pas l'Homme avec un grand H qui est support de vente pour l'Homme avec un grand H? Et la prostitution masculine? Interview d'un gigolo.
Choix 2 Non, décidément, c'est inacceptable. Vous ne pouvez pas vous résoudre à accepter la condition féminine actuelle, il faut faire quelque chose.






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L'Homme, un support de vente lui-aussi? Prostitution à tous les étages.

Alonso s'esbroufe et montre encore une fois les mêmes erreurs inévitablement répétées: Aucune vision de l'ironie (dans le cas de la Pub pour David Douillet), et une dénonciation du rabaissement des femmes, et par la même, rabaissant elle aussi, les femmes, en les montrant comme des victimes.
On voit partout des hommes nus également dans la publicité. Le pouvoir d'achat des femmes a explosé. Kookaï n'a-t-il pas affiché de virils torses bombés partout? La prostitution masculine n'existe-t-elle peut-être pas?

Paradoxalement, et c'est démontré, plus la femme monte dans l'échelle sociale, et plus elle est émotionnellement seule. Même les féministes aiment Bridget Jones. Interview d'un Escort-Boy de Paris, qui tient à garder l'anonymat et que l'on appellera Steeven, qui témoigne de son expérience personnelle et du type de femmes qui ont recours à ses services:

L'Echo: Comment définiriez vous le terme "escort boy" ? En quoi cela consiste t il ?
Steeven: Escort boy... c'est de l'accompagnement, je suis un compagnon pour des femmes (exclusivement) françaises ou étrangères qui souhaitent découvrir les plaisirs de la capitale. Mes missions :
- Accompagner des étrangères dans des lieux nocturnes et branchés,
- Dîner avec une femme seule ou lesbienne qui souhaite lever tout soupçon dans son entourage professionnel à l'occasion de ce dîner et en me présentant comme son petit ami.

L'Echo: Qu'est ce qui vous a amené à choisir cette voie?
S: Le jeu, rien que le jeu... il y a 10 ans lorsque j'étais étudiant un copain m'a fait découvrir "la coupole" ce lieu parisien où l'on pouvait trouver des femmes à la recherche de jeunes hommes à "protéger"... Une fois, j'ai passé l'aspirateur, nu, dans l'appartement d'une dame... Elle ne m'a pas touché et m'a donné des sous !!! c'était ma première mission...

L'Echo: Avez-vous un ou une "proxénète", travaillez-vous pour une société ou uniquement à votre compte ? Gagnez-vous beaucoup d'argent?
S: Pour moi seulement ! Et Je gagne suffisamment. Le prix dépend des personnes, et jusqu'où je vais...

L'Echo: Connaissez vous d'autres personnes de votre profession ?
S: Non... Enfin si : quelques amies escort-femme.

L'Echo: Comment vivez-vous ce métier ?
S: Très bien, c'est toujours un jeu. Certaines de mes clientes sont presque des amies, d'autres des maîtresses.

L'Echo: Quelle genre de clientèle a recours à vos services ?
S: Plutôt cultivée, argentée. 2 types de femmes :
1 - femmes d'affaires aisées et très libérées qui s'autorisent à faire la même chose que certains hommes, qui font appel à des Escort-girl. Elles ont un emploi du temps chargé et souhaitent s'offrir un extra à l'occasion d'un voyage sur Paris.
2 - Femme au foyer, délaissées par le mari... à la recherche d'une aventure, sans risque. (Je n'appellerais pas le soir à la maison). Elles sont souvent jolies coquettes - belle lingerie - elles ont suffisamment confiance en elles pour faire la démarche de me contacter.

L'Echo: Jusqu'où pouvez-vous aller ?
S: Je fais l'amour, lorsque la personne me plaît... lorsque le feeling est bon. C'est souvent le cas, mais ce n'est pas une obligation.

L'Echo: Et comment voyez vous l'avenir ?
S: Je crois que je vais arrêter : j'ai rencontré quelqu'un et je vais me consacrer à elle ! une chose est certaine : impossible de concilier vie sentimentale avec une activité pareille! Mais j'en ai bien profité. Et je sais que j'ai fait ce que beaucoup d'hommes ont fantasmé de réaliser.

L'Echo: Merci pour vos réponses :)
S: Content d'avoir pu développer un sujet trop souvent oublié!
(Merci à Steeven, propos recueillis par p@®Fa!t)

Choix 1 Cette interview vous conforte dans l'idée que le combat des féministes est inutile.
Choix 2 Vous voulez malgré tout mieux cerner le féminisme et lire l'interview d'une militante.






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Manifeste et Halte à la violence sexiste. Voici le texte d'introduction du site des chiennes de gardes:

Manifeste du 8 mars 1999

Nous vivons en démocratie. Le débat est libre, mais tous les arguments ne sont pas légitimes. Toute femme qui s'expose, qui s'affirme, qui s'affiche, court le risque d'être traitée de "pute" ; si elle réussit, elle est souvent suspectée d'avoir "couché". Toute femme visible est jugée sur son apparence et étiquetée : "mère", "bonne copine", "bonne à tout faire", "lesbienne", "putain", etc.
Ça suffit !
Nous, chiennes de garde, nous montrons les crocs.
Adresser une injure sexiste à une femme publique,
c'est insulter toutes les femmes.
Nous nous engageons à manifester notre soutien
aux femmes publiques attaquées en tant que femmes.
Nous affirmons la liberté d'action et de choix de toutes les femmes.
Nous, chiennes de garde, nous gardons une valeur précieuse :
la dignité des femmes.
À bons entendeurs, salut,
Ensemble, élevons le débat

REJOIGNEZ-NOUS !

En France, toutes les femmes politiques d'aujourd'hui ont reçu des injures sexistes, inscrites sur leurs affiches, hurlées dans des lieux publics ou au téléphone : "connasse", "salope", "putain", etc. Dans un pays si fier de sa tradition de galanterie, qu'on peut aussi analyser comme une face aimable du sexisme, toute femme qui prend des initiatives court le risque d'être traitée ainsi (prostituée signifie à l'origine ex-po-sée).
Simone Veil a été insultée quand elle a défendu en 1974 la loi sur l'avortement, clef de la liberté des femmes. Ensuite, d'autres femmes publiques, comme Yvette Roudy en 1983, quand elle a voulu faire adopter une loi anti-sexiste, Edith Cresson, Première ministre, ou Nicole Notat, dirigeante de la CFDT, ont subi des attaques sexistes, c'est-à-dire dont la violence les visait en tant que femmes.
Récemment, des machos ont ricané du "concert des vagins" pendant que la députée Roselyne Bachelot s'apprêtait à parler, et d'autres ont hurlé à la ministre Dominique Voynet d'enlever son slip. Sans considération pour leurs compétences, les femmes politiques - les autres aussi - sont trop souvent jugées sur leur seul aspect physique ("canon" ou "tas") et assimilées à une fonction liée à la sexualité : la "mère", la "bonne copine", la "lesbienne", la "pute", etc.
Jusqu'à 1974, il semble que les très rares femmes politiques n'aient pas été traitées avec une telle violence. Après la guerre, elles étaient presque toutes issues de la Résistance, ce qui a pu contribuer à les faire respecter. Le nouveau féminisme des années soixante-dix, qui proclamait "Notre corps nous appartient" et "Le privé est politique", a réactivé le courant antiféministe, toujours virulent en France. Aujourd'hui comme hier, ici comme ailleurs (en Algérie, en Iran, en Afghanistan, etc.), ceux qui ne parviennent pas à admettre la légitimité des femmes à participer aux décisions à égalité avec les hommes utilisent la violence comme une arme destinée à rendre toutes les femmes invisibles et muettes.
Dans les autres pays occidentaux, les femmes politiques ne sont pas agressées avec autant de machisme. À quoi tient cette exception française ? Serait-elle en relation avec l'exclusion des femmes par la République ? C'est seulement le 21 avril 1944 que les Françaises ont obtenu le droit de vote, 96 ans après le suffrage dit "universel". À la différence des pays voisins, leur place dans les assemblées élues est dérisoire.
L'affaire Caillaux (1914) ou le suicide de Roger Salengro (1936) témoignent du degré de violence atteint autrefois par des insultes échangées entre hommes politiques, ainsi que par des procédés de journaux employant tous les moyens pour abattre l'adversaire. Après la guerre, l'évolution des mentalités et le recours croissant à la justice ont entraîné un certain contrôle de l'expression dans le débat démocratique entre hommes. Et les femmes ? De 1981 à 1986, la ministre Yvette Roudy a beaucoup oeuvré pour elles, mais elle a échoué à faire adopter une loi anti-sexiste, conçue sur le modèle de la loi anti-raciste de 1972. Aujourd'hui, c'est à nous, femmes et hommes agissant pour la liberté, l'égalité, la fraternité et la tolérance, de faire entendre notre voix. Nous demandons le vote d'une loi contre le sexisme. Nous demandons un ample travail de réflexion, d'éducation et de prévention. Nous voulons vivre dans une société où nous pourrons agir librement, dans le respect de l'autre et en bénéficiant nous-mêmes de respect.
La sagesse serait sans doute d'"être économe de son mépris, en raison du si grand nombre de nécessiteux", mais est-il raisonnable d'espérer que les mentalités évolueront d'elles-mêmes, grâce à l'effet bénéfique du processus de civilisation ? Et si nous activions ce processus !
Adresser une injure sexiste à une femme politique, c'est insulter toutes les femmes. Il est temps de dire non et de montrer les crocs.
Ensemble ! L'union fait la force.
8 mars 1999
Chiennes de garde et fières de l'être !

Choix 1 Vous voulez encore approfondir le sujet du féminisme et lire l'interview d'une militante.
Choix 2 Vous pensez que de ne combattre que les affronts lancés aux célébritéEs n'est pas un combat





________________________ ____ ___ __ _ _

Interview d'une militante

Leirn est une militante, habituée du forum des chiennes de garde.

1) Depuis quand es-tu féministe ?
Depuis toujours, mais je ne le savais pas. C'est-à-dire que j'ai été élevée dans l'idée que les hommes et les femmes étaient égaux en droit et que ceux qui pensaient encore qu'ils n'étaient pas égaux en fait étaient des dinosaures. En 5e, j'ai demandé à mon prof d'anglais pourquoi c'était la maman qui avait abimé la voiture en la sortant du garage et pas le papa. Mais pour moi, ces manifestations de sexisme étaient marginales, des résidus d'un autre temps. Par contre, je me suis toujours interrogée sur l'identité sexuelle, qu'est-ce qui fait de nous des hommes ou des femmes ? Quelles étaient les différences ? Moi, je ne me reconnaissais pas dans les filles que je cotoyais, ni dans les stéréotypes féminins couramment livrés. Je ne me sentais pas " fille " mais je ne me sentais pas " garçon " non plus. C'était la raison de mes interrogations. Ensuite, deux événements se sont produits simultanément. Bourdieu a sorti : " La domination masculine ". Après de nombreuses hésitations (j'avais peur de ne rien comprendre), je l'ai lu. C'était en septembre 1998. Et j'ai " découvert "que ce contre quoi s'était heurtée ma mère avait encore cours aujourd'hui,même si c'était de manière plus cachée. Ensuite, je suis rentrée en fac à Nanterre. Là, le cours de philosophie de l'éducation est tenu par une féministe, spécialisée dans les rapports sociaux de sexe. J'ai beaucoup lu... Et je suis passée de "féministe qui s'ignore " à " féministe militante ".

2) Quels textes ou quels événements t'ont rendu féministe ?
Donc, cf ci-dessus. Ce qui est paradoxal, c'est que c'est Bourdieu qui m'a ouvert les yeux le premier. Ce n'est certainement pas le meilleur livre sur la question. Et Bourdieu n'est pas féministe. Mais il fallait bien une notoriété comme celle de Bourdieu pour parvenir jusqu'à moi.

3) " On ne nait pas femme, on le devient ", peux-tu expliquer ce credo à nos lecteurs ?
Alalala, tu demandes ça à quelqu'un qui est en Sciences de l'Education ! Comment veux-tu que je fasse en moins de 10 pages ? Bon. Le bébé, à la naissance, et même avant, grâce à l'échographie, est tout de suite pensé par ses parents comme un être sexué. On ne se comporte pas de la même manière avec un petit garçon et une petite fille. On chahute davantage un bébé garçon. On caline davantage les bébés filles. A comportement de pleurs équivalents, on estimera que le garçon est en colère alors que la petite fille a peur. Plus tard on incitera plutôt une petite fille à collectionner des nounours et à s'habiller en rose (quand je dis " on ", cela peut être la mère, mais il ne faut pas négliger les grands-mères, tantes et cousines, tellement ravies de " jouer à la poupée qui bouge "). Alors que le rose ne sera pas admis chez un petit garçon. Encore plus tard, si elle émet le désir d'être sage-femme ou maitresse d'école, personne ne sera surpris. Alors que si elle propose conductrice de poids-lourds ou vigile, on la regardera d'un drôle d'air.On lui proposera spontanément des jouets conformes à son sexe, on secomportera avec elle selon ce qu'on attend d'un comportement féminin. Ce bébé va grandir entouré de gens qui le regardent comme un être sexué. Et s'il y a bien une seule loi qui fonctionne en sciences humaines, c'est l'effet Pygmalion ou " effet d'attente ". Les enfants deviennent tels que leurs éducateurs les voient. Plus on plaque sur les enfants des stéréotypes de sexes, plus ils vont se mettre à coller au stéréotype. Et ainsi, on fabrique des petites filles et des petits garçons qui correspondent à ce qu'on pense être une fille et un garçon.

4) Que réponds-tu face à ceux qui prétendent que le féminisme est une sorte de sexisme ?
Leur définition du féminisme est tirée du dictionnaire des fantasmes et idées reçues. La définition du féminisme, ce n'est pas : " Doctrine prônant la supériorité des femmes sur les hommes, véhiculée par des hystériques castratrices ". Le féminisme, c'est demander à ce qu'une femme soit traitée comme un être humain. (La définition n'est pas de moi, mais je n'en retrouve plus l'auteur). Alors, dans ces cas là, on me dit : mais c'est de l'humanisme, ça ! Oui, bien sûr, le féminisme est un humanisme. Mais on sait très bien que l'humanisme ne suffit pas. S'il suffisait, nous n'aurions pas besoin d'association anti-raciste. S'il suffisait, nous n'aurions pas besoin d'association pour défendre les enfants maltraités. De même, nous avons besoin d'associations féministes.

5) Quels actes ou paroles sexistes as-tu subi au cours de ta vie ?
A vrai dire, pas grand chose. Je suis assez autoritaire et j'ai de la répartie. Les machos ne sont pas des gens particulièrement courageux. Ils préfèrent de loin s'attaquer à celles qui ne pourront pas répliquer. Ou alors, ils attendent d'être en bande. Toutefois, je me souviens de mon grand-père qui, apprenant mes bons résultats scolaires quand j'avais environ 9 ans, m'a dit : "De toute façon, une fille ne peut pas être aussi intelligente qu'un garçon". Je l'ai regardé comme une demeurée. Je ne comprenais pas qu'une personne qui avait avec lui des femmes aussi brillantes que ma mère ou ma grand-mère ait pu tenir des propos de ce genre.

6) Quel est ton métier ?
Je dois répondre un peu longuement. Tout d'abord, j'ai suivi des études d'informatique scientifique. Ensuite, je suis devenue formatrice dans ce domaine, puis en bureautique, puis dans bien d'autres encore. Un peu lassée de former, j'ai repris les études en sciences de l'éducation. Je suis aujourd'hui en thèse de sciences de l'éducation. Je donne des cours à la fac, mais le salaire étant insuffisant, je travaille à mi-temps dans la communication d'entreprise.

7) Est-ce que tu subis du sexisme sur ton lieu de travail ?
Quand j'étais informaticienne, j'étais une des très rares filles. D'ailleurs, personne ne savait que j'étais une fille. Combien m'ont dit :" Tu n'est pas une vraie fille ". C'était un compliment de leur part et je le prenais comme tel. Cela signifiait : tu ne te comportes pas comme un stéréotype de fille. A cette époque, je pensais que les filles qui avaient des problèmes de sexisme le cherchaient bien. La preuve, moi, je n'en avais pas. Il m'a fallu un peu de temps pour me rendre compte que les choses étaient un peu plus compliquées. Ensuite, quand j'étais formatrice, j'ai fait une formation en logistique dans un centre de formation pour routiers. Autant dire qu'ils n'avaient pas l'habitude de voir des femmes (aussi bien formatrice que stagiaire) et qu'ils se sont montrés plutôt grossiers. Mais là encore, je suis passée relativement au travers, dès qu'ils ont compris que j'étais la formatrice. Ce qui n'était pas le cas de mes stagiaires femmes. En tant que formatrice en bureautique, il y avait souvent avec les hommes en début de formation ce que j'appelais le baroud d'honneur : ils cherchaient à me prouver qu'ils en savaient sûrement plus que moi en informatique. Or, j'étais quand même informaticienne. L'intimidation ne durait pas longtemps et en général, j'obtenais une certaine admiration qui faisait que j'avais la paix le reste du cours. Néanmoins, ces barouds d'honneur ont fini par ne plus m'amuser. Maintenant, je suis dans un département féministe, à la fac de Nanterre. Autant dire que je mène ma thèse dans un milieu ultra favorable. Le secteur " savoir et rapport au savoir " est paritaire. La direction du département change tous les deux ans. L'an dernier, c'était un homme, cette année, une femme. Ma directrice de thèse est une féministe de 68. Toutefois, dans mes cours, je retrouve encore le phénomène du baroud d'honneur au moment où je me mets à parler informatique.

8) Qui est pour toi la personne célèbre la plus phallocrate ?
Ouh, ben, va falloir refuser du monde ou élargir le podium. Allez, la première qui me passe par la tête : Pasqua qui, à la nomination d'Edith Cresson a dit : « on voulait un premier ministre, on a la Pompadour. »

9) Enfin, qu'aimerais-tu ajouter ?
On me demande parfois pourquoi je suis féministe, puisque je n'en ai pas besoin.C'est vrai, je n'ai pas été violée, ni battue. On m'a élevée dans l'idée que ce n'est pas parce que je suis une fille que des choses me seraient interdites. Evoluant dans des milieux masculins, je n'ai pas vraiment eu de problèmes. Je suis mariée et mon mari trouve mon engagement normal. Pourquoi alors je suis féministe ? Parce que quand je regarde autour de moi, je vois que je suis une exception. Et c'est ça qui est anormal. Ce sont elles, les filles violées, battues et méprisées qui devraient être des exceptions. J'ai une fille de 4 ans. Une femme sur dix souffre de violence conjugale. Une femme sur six subit au cours de sa vie une agression sexuelle. Pourquoi je suis féministe ? Parce que tout le monde en a besoin.
(propos recueillis par Médée )

Choix 1 Vous n'approuvez pas de nombreux points de ce discours.
Choix 2 Dernière ligne droite: la conclusion!






________________________ ____ ___ __ _ _

Les féministes ne remplissent pas leur devoir,
si devoir il y a.

Ce n'est pas parce qu'on est un grand nom qu'on est forcément intelligent. Certes. Néanmoins, un grand nom, ça s'acquiert. Johann Cariou, directeur de la revue pluridisciplinaire Cancer, est en un, et ce n'est pas le "Gros Macho" de base que pourchassent les mysandres. Il désapprouve pourtant assez vivement les associations néoféministes, que ce soit Mix-Cité ou autre: "Jamais mon méat n'hororera les bouches fétides, les culs moisis, les chattes pourries des chiennes de garde. Ou bien alors il s'agirait d'un sacrifice, d'une contamination, jets de foutre toxiques." Il faut avouer que c'est assez cru et provocateur, mais, que c'est bien formulé!

L'éditorialiste du journal Immédiatement écrivait:
Les néo-féministes ne nous feront pas croire qu'elles ont investi les plateaux de télévision sans déserter les vrais terrains de lutte. On reste rêveur devant leur obsession du pénal : à quand l'interdiction des femmes pour incitation à la haine sexiste ? Pour en finir avec le machisme, faut-il supprimer le sexe faible ? Les meutes hurlantes participent en réalité à la très moderne négation de la femme : refusée comme être, celle-ci s'éloigne dans les représentations. À la femme-pub répond une autre figure de l'aliénation : la femme-selon-les-féministes, comme les Chinoises rêvées des affiches de la Révolution culturelle. La femme réelle se retrouve aujourd'hui coincée entre deux icônes : une femme doit être une chienne, salope sur papier glacé ou féministe crocs dehors. Entre soumission et domination, mesdames, faites votre choix. (ndr: alors où se trouve l'égalité là-dedans?)
Les féministes de l'association Mix-cité ont manifesté le 1er mai pour appeler les femmes à « cesser le travail domestique ». Le siècle qui s'ouvre s'annonce riche en grèves culinaires et insurrections ménagères. Les révolutions de chambre à coucher et querelles de casseroles seraient le coup de grâce donné à la statue déboulonnée du macho - transformé en carpette festive. Tel David Zerbib, porte-parole de Mix-cité travaillé par un lourd sentiment de culpabilité, qui a déclaré avec gravité au Monde: « Avant de toucher à la machine à laver, qui est pourtant plus simple à faire fonctionner qu'un ordinateur, il m'a fallu faire un travail sur moi, sur les schémas traditionnels que j'avais intégrés ». On peut légitimement s'interroger sur le degré d'aliénation mentale de ce militant. Nous lui conseillons pour notre part de laisser tomber les pensums bourdieusiens pour se consacrer à une psychothérapie poussée, couplée à un stage chez Darty.
L'épouvantail de la « domination masculine » cache quelques traits essentiels de l'époque : rejet de la figure du père, fuite convulsive du réel et régression dans un monde de fées et de dragons. Les revendications de tous poils font oublier le vrai sens du combat. Un infantilisme narcissique se généralise sous la férule des conditionnements : l'esprit de caserne des kapos féministes enrégimente les femmes ; les télécrans du nihilisme publicitaire sur-veillent les nourrissons-consommateurs, incapables d'autres désirs que celui de biberonner au capital.
« Embrasse ton amour sans lâcher ton fusil », rappelle un vieux slogan. Faisons nôtre, immédiatement, cet appel à la révolte.

Si on peut se choquer de l'extrêmisme de ces propos, on ne peut nier une certaine vérité qui s'en dégage. Extremisme, parlons-en ! Les discours féministes ne le sont pas moins. Effet pygmalion ? Effet d'attente ? La fille serait une fille parce qu'on attend que ce soit une fille, et un garçon deviendrait un garçon seulement car on le voudrait garçon ? Euh... Le sexe. Le sexe, c'est lui qui détermine le genre de l'individu, non ? Ce serait donner toute puissance à l'éducation ! Si on prétendait à une mère aveugle que son fils est une fille, à l'adolescence celui-ci deviendrait homosexuel ? On délire. Mon petit frère de sept ans à trois petites amies et il veut la Barbie Roller pour Noël. Voilà la réalité. Une mauvaise foi, ou des oisives oeillères pour ces dames. Pourquoi les féministes sont-elles toujours des femmes "masculines", sûres d'elles, et féminalement, jamais victime du machisme? Pourquoi les femmes simplement femmes, au foyer ou au bureau, sont -elles les premières à critiquer Isabelle Alonso? Car "Castratrice" est un mot autant employé par les femmes que par les hommes en ce qui concerne les chiennes - sinon plus.

Les chiennes défendent les femmes publiques, ainsi elles défendent toutes les femmes ! En demandant une lettre d'excuses à un restaurant chic, et tergiverçant sur le porno sur France 2, que font-elles pour toutes ces femmes violées, les pauvres Afghanes, etc. qu'elles défendent si courageusement?
On peut légitimement se demander, oui, si leur combat à un sens. Et tout çà à cause d'un article ironique.
Conclusion La dernière ligne droite.






________________________ ____ ___ __ _ _

Conclusion

Voilà. L'article touche à sa fin, vous avez suivi, selon votre vision des choses, la ligne qui vous convenait. Vous avez bien lu ce que vous aviez envie de lire, au fil des paragraphes. Le concept de cet article reflète un peu la célèbre allégorie de la Caverne de Platon. Le philosophe montrait que les gens sont enchaînés et ne veulent pas voir autre chose, que ce dont ils ont été conditionnés pour. Alors ici, quel intérêt d'avoir lu ce que vous aviez envie de lire ? Cela vous invite-t-il à la réflexion, dans un sens ou dans l'autre ? Il n'y a pas de seule vérité, chacun à la sienne. Alors, oh non, ne remettez sûrement pas en question vos schémas établis !
Je vous conseille vivement d'y réfléchir. Il s'agit ici de s'élargir l'esprit. Platon n'était pas sot. Libérez-vous donc de vos chaînes.


par p@®Fa!t - avec un grand merci pour les articles de Médée et de Niwininon, et à De Boishardy pour son accord. Merci à Steeven, Leirn, Immédiatement, F. Taillandier, E. Levy, P. Murray, M-F. Cassiau, J. Cariou pour leurs citations et opinions, ainsi qu'à PeM pour son aide indirecte :)

Les montres sont molles
mais les temps sont durs


p@rfait.jetaime.as
icq# 50927414

Pour en savoir plus


• Pour les féministes, ou qui aspirent à le devenir
On vomira bien sur les machos.
http://www.chiennesdegarde.org

• Contre les féministent, ou qui aspirent à les enterrer:
Un dossier où l'on vomit bien sur les féministes.
http://www.immediatement.com

• Vous n'avez pas d'opinion, ou n'en avez plus:
Un site où personne ne vomit sur personne.
http://www.perdu.com




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41 commentaires :
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Chef mon copain, il veut du à l'ail - Par Jeanne-Lucienne Duchemin le 05 novembre à 22:17

J'ai fini par en lire un bout de l'interactivité. Puis curieuse, je suis descendue dans les commentaires. Hormis celui de RDC plein de sagesse. Ceux du bas sont à pas piquer des "VERS". Merci P@rfait, j'ai encore versé une larme d'émotion (le rire est une émotion). Mais où vont-ils chercher tout ça?
Delaeter, n'est jamais à court (comme la chasse), j'ai noté une baisse dans le ton de la riposte de Novanet. Vous êtes rosses, vous n'auriez pas dû lui publier son article, maintenant sa créativité à perdu ses repaires. Sauf quand il parle à ma meilleure ennemie. C'est vrai que j'ai noté un peu de ce que j'appelle poliement de "lèche cutisme" dans ses propos. Pas dans ceux de Novanet, mais ceux de ma meilleure ennemie. Je voudrais savoir quel est le sexe de "lalignerédactionnelle", bien aussi le commentaire. Bref! je félicite à droite à gauche tous ceux qui m'ont fais rire.
C'est p@rfait continuez.
*
Un détail, le fichier du village e [...] Lire la suite
Répondre

Féministe ou machiste là n'est pas la question... - Par rcd le 02 novembre à 22:35

Déjà que le monde est à feu et à sang pour des idéologies toutes plus connes les unes que les autres, alors si on se met à s'entretuer entre femmes et hommes, jusqu'où régresserons-nous dans l'évolution humaine ?

Si on arrêtait tous ces enfantillages on pourrait avancer vers une meilleure tolérance...

Dans notre monde actuel, en proie à des capitalismes exacerbés et au nivellement intellectuel par le bas, devons-nous sacrifier la dernière chose qui ne se monnaye pas, à savoir l'amour ?

RCD
Répondre

A Novanet: tu ne pourrais pas dire quelque chose... - Par delaeter le 02 novembre à 20:10

... ou même n'importe quoi.
Que je puisses répondre.
Les lecteurs attendent.
(PS: un de tes vieux pseudos ferait aussi l'affaire).
Répondre

30 tonnes de bombes. Des tapis de bombes - Par thorghisl le 02 novembre à 19:39

Des B 52 comme s'il en pleuvait.
Salauds et salaudes unissons nous
Pas un Gi de mort
Bande d'enculés(es)
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Le 'coup de grâce' ?! - Par Novanet le 01 novembre à 16:41

J'ai la forte impression, que le manifeste d'Hardychaud contre la 'tyrannie féminine' vien d'apporter le 'coup de grâce' à l'édition en ligne de l'Echo du Village' et qu'il va falloir laisser passer du temps et couler de l'ancre d'une meilleure qualité pour remonter la pente.
Répondre

Nous avons le plaisir de vous présenter la gagnante... - Par LigneRéfractionnelle le 01 novembre à 01:16

...du BETISIER DE LA SEMAINE.

Il s'agit de Mademoiselle GUALDA DE CHATONBRUYANT racomtesse d'insanités rares, qui méritent sans doute d'entrer dans le Guinessbook des records.

Voici le résultat de sa noble tentative à identifier un participant du forum, dans l'identité lui est resté un mystère au tant que le sens de ses arguments et de sa pensée.

"Nous dirons donc deux paillasses hermaphrodites!"

Avec l'aide de son fidèle assistant de délation, qui tire son nom de son occupation préférée, elle finira peut-être par expliquer aux visiteurs d'intelligence moyenne de ce forum à quel réalité de ce bas monde ses termes soigneusement choisis pourraient bien correspondre.

Nos meilleurs voeux l'accompagneront dans cet entreprise
Répondre

Préparation intéressante, conclusions erronées ! - Par Novanet le 31 octobre à 23:10

Contrairement à ton concept du rélativisme obscurantiste selon lesquel toutes les vérités se valent à partir du moment ou elles auraient trouvées des gens qui les tiennent pour vraies je t'assure que c'est bien le contraire qui est vrai.
Essayes d'expliquer à un juge confronté à une affaire de meurtre, (calomnie, vol, démagogie, exploitation, abus de pouvoir, aggression, acte terroriste, etc) que la vérité du dossier étudié serait multiple et qu'on 'vérité', pour ne citer qu'un seul exemple, le meurtrier serait la victime et la victime le meurtrier.
Ton concept 'journalistique' abandonne purement et simplement l'objectif de trouver la vérité concernant une thèmatique donnée, mais ce n'est par pour autant que la vérité qui s'y réfère n'existerait pas ou serait autant nombreuse que les opinions qui circulent sur elle. Enfin, même si tu ne le crois pas, ta démarche n'a rien à faire avec la philosophie de Platon. Ton interprétation de l'allégorie de la caverne est complètement ar [...] Lire la suite
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Parfait ! - Par Gualda le 31 octobre à 20:41

Je sais, je cède à la facilité, mais c était trop tentant !
Sérieusement, le concept est original, les exemples judicieusement choisis. Un (petit) bémol:
la longueur du texte !
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TA GUEULE - Par thorghisl le 31 octobre à 19:06

TANT ET TANT POUR DIRE COMME TON GRAND PERE-ANALPHABETE (FORCEMENT ANALPHABETE) ME DONNE ENVIE DE CHIER.
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Excelllleeeeentissime :-) - Par zouzou le 31 octobre à 18:19

Merci Parfait, Médée, niwininon pour cet article poilant. Un peu longuet, j'ai pas pu aller au bout, faut que je m'occupe de la secrétaire. Je l'entends glousser d'ici :-)
Répondre

Super - Par Médée le 31 octobre à 17:12

On ne vas pas éviter les confrontations, mais au moins, les gens choisissent le discours. Cela dit, je suis heureuse que tout se retrouve dans le même article, car si ce n'était qu'un tissu de liens entres différents articles, en regardant les statistiques, on trouverait nettement moins de visite sur les articles qui expriment telle opinion.
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