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J'ai tué Kennedy
Manuel Vàzquez Montalbàn
La chaîne ARTE a diffusé une série télévisée qui s’inspirait des aventures du détective privé de Barcelone, Pepe Carvalho. Le roman noir espagnol à son père fondateur: Manuel Vàzquez Montalbàn.
Son héros est un ancien de la lutte clandestine, un anti-franquiste. Pepe baigne dans la nostalgie, quand il se croyait pur et idéalement marxiste. C’est un ancien jeune évoluant dans le milieu interlope de Barcelone. Il est le maraudeur de son quartier Vallvierda. C’est un endroit extraordinaire, où les pins parasols d’en haut ombragent les villas, le coin d’en bas étant couvert de maison appartenant à plusieurs copropriétaires. Le visage de la madone a les traits d’une prostituée qui travaille dans un quartier très animé, en face du bureau de Pepe, le Barrio Chino. Elle s’appelle Charo, c’est sa petite amie. Les projets pour la vie de Pepe tournent autour de ses problèmes d’argent et de la bonne bouffe. C’est son fidèle Biscuiter, son adjoint, qui lui mitonne de bons petits plats au bureau, ils se sont connus dans les prisons de Franco. Pepe est un policier démissionné, un ex-agent de la C.I.A., un ancien marxiste qui se pose toujours la question essentielle, que choisir entre idéalisme et survie. Ce type ambigu à un geste récurrent dans chacune de ses aventures, il brûle des livres pour démarrer le feu de sa cheminée. Il exprime par ce geste, sa méfiance à l’égard de la culture et des théories. C’est la seule chose qu’ait gardée de lui la télévision.
« J’AI TUÉ KENNEDY »
Manuel Vàzquez Montalbàn
Collection 10/18
300 pages 47 francs.
Mireille LE TROUHER
mireille.letrouher@wanadoo.fr
http://www.optima.levillage.org/
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