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L'Echo du Village - Accueil n°141 - jeudi 24 mai
Rubrique jeux-vidéo animée par Tendencies


Snap, crac, pop !
Edito

« Compte tenu des évènements récents, PoPList n'est plus en mesure d'assurer la continuité de son service. » C'est par cette annonce que les utilisateurs du service poplist sont accueillis sur le site web depuis la semaine dernière. Comment le premier service de listes de diffusions et la plus grosse base d'adresse email de France (plus de cinq millions) peut fermer comme ça du jour au lendemain ? N'y aurait-il personne pour racheter cette « mine d'or » électronique ? Jacques Deguest, fondateur de Digiweb, la société supportant Poplist, a gentiment repondu à nos questions.

Petit rappel de faits. Il y a cinq ans, Jacques lance une société avec une certaine idée de ce qu'il veut faire. Lui, ce qu'il veut, c'est être indépendant et libre. Il veut être comme sa passion : l'Internet. Il se lance donc et ça commence bien. C'est la naissance de Digiweb. Plus tard, il aura la possibilité d'aider une personne qui, comme lui, veut être indépendant et libre. C'est ce qu'il fera en prenant avec lui un très jeune et génial développeur : Louis. Ce programmeur a conçu un système qui est fantastique et qui marche : Poplist, un service qui offre gratuitement des listes de diffusion. Ils ne roulent pas sur l'or mais ils ont un succès extraordinaire. La presse parle d'eux et ils font partie du cercle fermé des personnes à connaître. C'est la réussite sociale éclatante.

Sans Louis, mais on continue



Malheureusement, il y a un moment ou l'on doit parler chiffres. Le succès demande la mise en place d'une structure commerciale, Jacques et Louis s'associent mais les amitiés se fracturent. Louis décide de partir et vend le reste de son affaire à Jacques qui continue à l'exploiter. Malgré cela, le succès continue et Jacques est toujours content car il a pu rester indépendant. Les utilisateurs congratulent l'équipe et le système. Celui-ci est refondu et il devient plus stable et encore plus innovant. On propose à Jacques de vendre son affaire mais il refuse. Il se dit que s'il revend les utilisateurs, ces derniers ne serviront qu'à engraisser les déjà trop gras majors de l'internet. Jacques ne veut pas vendre ses utilisateurs. Il ne veut pas entendre dire qu'il est un pourri qui a tiré dans le dos de ses abonnés.

Des jours et des mois passent, le service est toujours plus gros et il est maintenant cinq fois plus important qu'au moment du départ de Louis. Comble de la satisfaction, le président de la République lui-même (enfin des conseillés du président surtout) voudrait utiliser le service. « Ça pourrait-être marrant ! », se dit Jacques. Mais bon, le temps manque et il faudrait vraiment qu'il se bouge un peu. La période est néfaste pour les sociétés Internet. Ils sont huit maintenant et ils sont certains de détenir un projet novateur. Ils sentent que la prochaine version du service pourrait-être une « révolution ». Mais la santé financière de l'entreprise ne cesse de se dégrader. En désespoir de cause, il faut un investisseur, quelqu'un qui croit autant qu'eux à une certaine éthique du net et qui pense que l'on peut vivre sans briser les reins de son voisin.

Idéaux et éthique vs capitaux



Le temps passe encore et les investisseurs sont toujours frileux. Personne ne veut se risquer à mettre de l'argent dans une petite structure avec des idéaux et une éthique : c'est trop risqué. Mais Jacques et ses copains ne se laissent pas abattrent et se lancent à corps perdu pour finir cette version au plus vite. Il ne faut en aucun cas perdre du temps. Ils croient en leur projet et soumettent même à ce titre un dossier à http://www.anvar.fr target=blank>l'ANVAR (l'agence française de l'innovation). Pas grave s'ils ne trouvent pas de fonds, ça marchera et ils resteront maîtres de leurs décisions.

Arrivent les jours d'hivers et ni le temps ni la frilosité des investisseurs ne s'arrangent. De plus, la société qui s'occupait de leur hébergement a soudain un sursaut et coupe purement et simplement les machines qui permettaient à l'équipe de poursuivre son travail. Coup difficile à encaisser, mais ils tiennent bon. La motivation est toujours la, et ils s'en sortiront. Des copains leur trouvent un petit coin pour loger les machines, Jacques et son équipe peuvent reprendre le travail.

Une fin intègre



Les jours sont comptés à présent, rien ne va plus et Jacques doit rendre visite à son banquier. La demarche est pourtant bien simple : Jacques peut vendre cette liste et c'est bon, il devient riche et il peut s'acheter la dernière Renault. De retour chez lui, Jacques s'assit et réfléchit longuement. Ce qui peut être simple pour un banquier l'est beaucoup moins pour lui. Ce que voudrait l'equipe de Digiweb, c'est pouvoir se regarder en face. Personne n'a pu dormir cette nuit là, ils vont beaucoup réfléchir et, au matin, la decision est prise. On peut la lire sur leur site : « DIGIWEB, qui supporte seule le financement de PoPList, n'est plus en mesure de le poursuivre. »

Jacques est amer, mais fièr. Il est allé jusqu'au bout de ses idées. Il sait bien qu'il s'en va avec 250 000 francs de dettes mais il peut se regarder dans la glace. Sans doute que l'administrateur judiciaire vendra Poplist et peut-être que le nouveau partron ne verra pas les choses dans ce sens. Mais Jacques, lui, est toujours indépendant et libre.

Et moi qui cherchais une définition simple de la netiquette !

Tendencies
tendencies@levillage.org
ICQ : #73030919


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7 commentaires :
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"Netiquette " bizness ... - Par London le 29 mai à 01:18

Forcemment, ca ne fait pas bon menage !!!
Malheureusement, MONEY first.....
Répondre

Pas habituée au édito de Tendecies - Par Médée le 26 mai à 10:42

Alors PeM avait la flemme de faire un édito?

Pas grave tendencies, le tien me plait aussi.

:)
Répondre

C'est désespérant !!!! - Par jms le 25 mai à 17:17

Si la net économie fut un miroir aux alouettes pour bon nombre d'investisseurs (le terme est un peu fort pour des gens simplistes ou mal conseillés qui ont cru que des placements financiers à haut rendement mais/et garantis pouvaient exister !) et qu'un certain "ménage" devait être fait de fausses bonnes idées, je suis donc désespéré de constater que cette marche en arrière touche des équipes comme PopList, dont l'idée, la qualité de la réalisation de l'idée, ne sont plus à démontrer
Répondre

PopList et la netiquette - Par dr livingstone le 25 mai à 07:41

Vous cherchez une définition simple de la netiquette ?
En voilà une : foutage de gueule !
Poplist héberge des liste de mailing à la disposition de personnes montant des projets sur internet : c'est de la communication.
Mais ici, à mon bureau, je reçois de temps en temps des mails de diffusion PopList.
Il se trouve que, pourtant, j'ai écris plusieurs fois à Digiweb, et aux webmestres ayant utilisé les services PopList, que je désirais NE PLUS RECEVOIR de mail par leurs listes...
Mais foin de netiquette : c'est bien du foutage de geule, ce discours !
Ils continuent, malgré mes injonctions et un courrier envoyé à la CNIL.
La Loi autorise le titulaire d'une boîte aux lettres électronique à interdire certains envois, certains usages de son adresse.
Pour Digiweb, il semble qu'ils se contrefoutent de cette Loi !!!
Quant à la Netiquette...
Poplist va mourir ?
J'espère bien....
Et tant pis pour Jacques. Bien fait pour lui !

[...] Lire la suite
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