L'oléiculture en Kabylie
une culture, une histoire , une identité et des hommes
L'oléiculture en Kabylie a connu des phases de fort développement, mais aussi de repli. Malgré sa résistance et sa réputation d'arbre immortel, l'olivier aujourd'hui demande beaucoup de soins attentifs. Un long travail précède la récolte : labour , fumure, taille des vieux arbres et lutte contre les parasites.
C 'est dans une ambiance chaleureuse que les villageois de Kabylie se rendent dans leurs champs chaque matin. On les aperçoit aux abords des routes et des champs malgré le froid rigoureux de l'hiver se livrant aux rudes travaux qui précèdent la récolte, ou cueillant les olives.
Les fruits sont transférés directement aux huileries traditionnelles des villages.
Depuis la nuit des temps elles ont toujours existé et sont implantées pratiquement dans chaque village, chacune d'elles nous renvoie à une époque et une histoire.
Aujourd'hui peu de gens connaissent les secrets de l'extraction de l'huile d'olive. L'huile est contenue dans de minuscules poches qu'on appelle "les vacuoles", situées dans les cellules des olives. Pour récupérer cette huile, il faudra briser la paroi de ces poches, cette opération est appelée "le broyage". Après cette opération on obtient une pâte qui a une consistance plus au moins liquide.
A la fin de l'opération , on doit séparer l'huile de l'eau de végétation, cette opération s'appelle "la décantation". L'huile est stockée au frais, dans des cuves en acier inoxydable.
On trouve cinq (5) à dix (10) travailleurs dans chaque huilerie, c'est un travail saisonnier, et les travailleurs sont payés au rendement.
Autrefois les huileries étaient toutes à traction animale (on utilisait le cheval), ce n'est que vers la fin des années soixante dix (70) que sont apparues les huileries à moteur, cependant quelques huileries à traction animale existent encore de nos jours.
Mourad Allili
mourad allili
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