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Un peu de poésie
Quelques notes de douceur
Cette semaine, ce sont deux Villageoises qui vous offrent, chacune, un poème. Profitez-en et rendez-vous la semaine prochaine. N'ouvliez pas que cette rubrique vous est ouverte !
Balade en train
Train-train quotidien
Quotidien du Matin
Matin de faim...
Faim de pain
Pain aux raisins
Raisins verts, blanc vin
Blanc vin, noir chagrin...
Chagrin enfantin
Enfantin ce gamin
Gamin va son chemin
Long chemin sans fin...
Fin des quatrains...
* * *
Rubis de mer
par la Villageoise Médée
Les parures du squale miroitent
Les serpent de lumière enfourchent
Les viscères de l’océan. L’encre bleue emboite
L’arrogant zénith; le sot fourche.
Murène, comme une vive cascade
Qui se pâme tu t’emmures
Et de ta Bastille rugis: “Mascarade!
De l’azur promise, je ne perçois que des cerclures!”
Calamar, comme un cadavre désossé
Tracté par de livides hypocampes:
“J’ai été vaillant, mais ils ont décossé
Mon fleau de révolte et je rampe.”
Coelacanthe, comme un parthénon,
Caserne de verdure, figée par Méduse:
“J’ai trouvé le bonheur, et non,
Je me fous que ma vie vous amuse.
J’ai rêvé la clarté dans les ténèbres.
J’ai éveillé ma propre lumière,
Vous qui croyez, vous avez omis d’être!”
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